SIXIÈME RÉPONSE A UN AMI
In legibus , salus.
absorbent plus difficilement que les artères ou les veines , la raison de cette différence se trouve dans le défant d'un courant continu à leur intérieur. Quant aux gaz et aux vapeurs , leur absorption s'explique À el l'expérimentation directe ; il est facile de se convaincre qu'elle est due à la perméabilité des membranes. Il était donc inutile d'accorder aux vaisseaux un instinct particulier qui , présidant à ces divers phénomènes, dirigeait les bouches absorbantes dans le choix des substances qu'elles doivent aspirer ou rejeter (1).
D'après ces règles physiologiques constantes , on conçoit que le pus formé au sein ou à la périphérie des organes , doit, lorsque son contact est prolongé, être pris par les absorhans et entrainé dans la circulation. Intimement mêle au sang, il en change les propriétés physiques et chimiques , et introduit dans ce fluide des principes deletères modifiant l'ionervation , pervertissant le mouvement nutritif de nos solides. La inatière purulente aiusi resorbée donne À esse naissance à tous les — qui caractérisent la fievre adynamique. Les expériences de MM. Gaspard, Leuret, Bouillaud, etc. , qui motivent cette opinion , sont trop connues pour qu'il soit nécessaire de les rapporter ici avec détail. Tous les auteurs ont remarqué en outre que l'organisme chez certains sujets peut s'imprégner d'une assez considérable quantité de pus. sans dérangement notable des fonctions, tandis que quelques pouttes de ce liquide absorbé suflisent chez d'autres pour produire les désordres les plus alarmans. Cette particularité n'a point éié assez étudice: on s'est borné à dire qu'elle dépendait de la nature chimique du pus et des prédispositions individuelles. Les esprits d'à présent ne savent s'accommoder de conjectures probables. Toute théorie, pour être solide , doit avoir des faits pour base, et non des suppositions gratuites.
Néanmoins on avait observe que les pus des mg tab sans communieation avec l'extérieur, n'entrainaient pas les mêmes dangers relauvrement à so8 absorption, qu'après avoir reçu l'influence de l'air. Dans le cas où Ja cavité est close de toutes parts, la fièvre est presque nulle ou modérée, l'équilibre des fonctions se maintient, le teint couserve safraicheur, mais la scène morbide changera si l'air pénètre dans ce foyer de su e ration. Le pus d'abord crémeux, consistant, sans fétidité , devient ichoreux et abondant, et exhale une odeur infecte. La fièvre hectique de resorption s'allume, les fonctions s'altèrent, le dépérissement survient , et le malade succombe dans un état adynamique complet. Comment l'intervention du fluide atmosphérique a-t-elle déterminé des changemens aussi redoutables? c'est en favorisant sans doute la décomposition de La matière purulente, et en modifiant peut-être l’inflammation de l'organe sécréteur.
Cependant l'air n'est pas agent indispensable de cette putréfaction ; il la favorise, il est vrai, en cédant son oxigène aux divers élémens du pus, et concourt à la forimatisn de plusieurs composés nouveaux. Hors des conditions vitales, cette décomposition est des plus rapides ; mais au sein même de l'organisme , les liquides sécrétés s'altèrent difficilement. C'est le propre des parties animées , de eg d'une force conservatrice, Si la vitalité s'étend, les corps retombent sous l'empire des lois physiques et subissent de nouvelles transformations.
{1} Cette proposition est peut: être trop abolue : certains faits et l'analogie avec ce qui s+ passe pour Les bronches et autres organes doués d'une sensibilité spéciale, comme dissit Bichat, ne permettent pas d'admettre l'opision de M. Boyer comme démontrée.
(N. du R)
11 faut une chaleur modérée pour l’accomplissement de ce phénoïnè-
ne. Le pus abandonné à une température nu-dessous de zéro ne se putréfie pas, mais de 4 à 25 degrés Réauwur il se décompose : son ode = s'alière : de fade elle devient fétide et insupportable ; sa couleur change, la liqueur se trouble et répand alors une odeur ammoniacale, Troy de calorique en desséchant la matière purulente , prévient cette putréfaction; il en est de mème si l'humidité surabonde dans l'atmosphère. On sait en effet avec quelle lenteur les substances animales se purréGent dans l'eau.
A l'aide de divers procédés chimiques on peut constater la présence de l'ammoniaque , de l'hydrogène sulluré , de l'acide carbonique , etc. dans le pus putréfié, Cette liqueur, à part l'odeur qui dénote la présence de cet alcali, ramène au bleu le papier de tournesol rougi par les acides , et la formation de l'hydrogène sulfuré est rendue manifeste par la teinte noire dant se recouvre le papier imbibé d'acétate de plomb , lorsqu'il est soumis à l'action de ce liquide. Tous les autres produits animaux, par leur décomposition, fournissent les mêmes composés binaires, et les pernicieux effets de ces foyers en putréfaction sur la santé sont bien connus. Mais on ignore quel est leur mode d'action sur l'économie , de quelle nature est l'altération qu'ils produisent, enfin les moyens théraprutiques à leur opposer,
questions sont du plus haut intérêt pour l'humanité ; en les abordant , loin de nous l’orgueillense prétention de les résoudre complétement ; nous nous estimerions trop heureux de pouvoir seulement concourir à la solution de problèmes aussi importans.
Quelques gouttes de pus très-fétide injectées dans les veines d'un animal produisent, en moins d'une heure, des symptômes qui ont la plus grande analogie avec ceux du typhus.
Stupeur ; trouble constant dn système nerveux , déjections noirâtres très fetides , hémorsbagies passives , tte. , etc. On trouve à l'ouverture du corps toutes les traces d'une altération du sang. Ce liquide di-sous, air, verdätre, impropre à la nutrition, est incapable de sümulcr les urganes qu'il parcourt,
. Ce sang, examiné au microscope , ne présente plus de globules distinets ; sa matière colorante est uniformément répandue dans le sérum, et la filtration ne saurait l'en séparer, Dans cet état la sérosité, ainsi colorée, suinte à travers les parois des vaisseaux et constitue ces hémorrhagies passives dunt les muqueuses , à cause de leur structure et de leurs usages, sont le lieu de prédilection. Les vumissemens noirâtres qui surviennent quelquefois , duivent être rapportés à la même cause, “res assez. le phénomène saus qu'il soit nécessaire d'admettre l'altération primitive des solides.
Dans l'etat sain, la tendance du sang à la coagulation empêche la transsudation de ce liquide à travers les parois des petits vaisseaux ; la sérosité seule y trouve passage; mais si un acte maladif vient à divinuer la viscosité du sang , ou à détruire et changer la forme de ses globules , Les rapports des fluides avec les vaisseaux qu'ils pre n'étant plus les mêmes, l'équilibre est rompu , d'où 1} résulte de grares desordres.
L'action d'un liquide purulent fétide sur le sang est des plus remarquables : si l'on met des globules de ce pus en contact avec des globules sanguins, l'œil armé du microscope voit aussitôt la matière colorante de ces derniers se détacher et se dissoudre entièrement dans la sérosité, a laquelle ils communiquent une teinte uniformément rouge. Le sang
vaux, Ouvrant à deux hattans les portes du lieu de ses séances, tout médecin a pa voir. entendre et juger, bläm r où approuver. Aussi ses discussions ant-cÎles ea du retentissement d'un bout à Fautre de la France. I n'en pouvail être autrement. Une réunion de deux cents confrères, où s'agitent des mois entiers de graves questions, déjà discutées et mûres, pendant plus de soixante séances, par une commission composée d'hanmes instruits et vieillis dans la profession, ynestions élaborées envare et reproduites avec ordre ct méthode dan: un rapport où l'on reronaait le savoir profond , le jugement droit , l'intelligence haute et ferme du médecin qui en est l'auteur ; nue parrille assemblée , dis-je, devait Gxer l'attention de quiconque s'intéresse à notre noble profession. Remarquez bien, mon vieil ami, qu'il ne s'agissait pas 1e à done partie de cette même profession , ais de toat ce qu'elle étremt et comprend, l'enseignement et Lexercice, Que scrvirait, en effet, de rajoster quelques par'ies de l'édiéce, si l'ensemble manque par les bases ? Un simple badigeon législatif ne serait qu'une dérision ; il aagmenferait le mol en Le masquant. Cette vérité parait avoir frappé l'Académie de mé. decine ; elle & compris que dans l'état social, l'ordre saprème étant la permanence du mouvement et du progrès, il fallait s'y conformer, Conséquente à ce principe, san but à été que la réorganisation médicale soit complète, quoique sans destruc- Lion , sans misellement , en conservant religiens-ment les droits acquis. Ce bal ne semble avoir été atteint, et si une bonne loi est l'œuvre de La ronon publique, nous pouvans danc l'affrmer pour natre profession, voilà le terrain complétement préporé le grain est dans le sillon, Maintenant, quelle sers la récolte? Toutelois, mon cher coûfcère , vous avez dû voir, en lisant ls Gazerre ménicaue, qu'on pareil résultat n'a pas été obtenu sms agitation , sans bruit et sans rumeurs. D fallait s'r attendre : tous l:s curps délibérans en sont Là, Une chose
digne de remarque , c'est que dans la vive polémique de l'Académie, on a déchiré le voile sur bien des ohjets, et cela coram populo et maxnutbus. Le bien et le mal, l'absurde et l'excellent, le faux et le vrai, ont eu leur part ; la criti hardie, mais de honue foi. utile et vivitiante ; la critique baineuse et partiale, Péloge adroit et fondé , le blime injuste et anwr, n'ont pas été épargnés. La professon de médecin ÿ a été mise à ou, pour sinsi dire, On l'a rabassée , on l'a élevée: on l'a vue sous les côtés les plus brillans et sous ke point de vue le ples triste, Bien des plaies ont éte découveries et sondées. On a avour que le charatanisme était impérissable, sans néglhigrr les moyeus de tenir sous Le joug de la loi ce monstre rampant , vivece et véneneux. En puisant daus l'inextric ble fouillis de notre législation, Les uns ont vu rs tout avait été prévu, ordonné , qu'il n'y avait plus qu'à monter au Capitole. D'autres ont démontré qae li profession était sans défense ; qu'abandonnés , désunis, froisses , deda gnés, les médecins se trouvaivat dans la pire des conditions d une profession , l'isolement de ses membres. Si La paissance coopérative de chaque médecin à paru indispensable au plas grand nombre, quelqu-s-uns n'ont vu dans cette mesure qu'une sorte d'asservissement, À leurs Yeux , toute garantie est gène , tout lien une chaine, toute barrière une person, Enfin, la profession a été considérre comme une source de prospérités immanquables pour qui sait s'y prendre, où bien n'a paru offrir au plus grand nombre de ceux qui l'exercent, qu'une existen:e tissue de sacrifices, de fatigues de forçat et une viriilesse de mendiant. Fe
Cependant , malgré celte vive controverse, cette impétuosité d'opinions, une vérité s'est constamment reproduite. la nécessité de déblayer l'aire médicale d'une foute d'abus, de relever La dignité de la professon et d'assurer son indépea. dance. Les enseigac mens de l'experience ont été entendus ét on cst arrivé à des
ainsi liquéfié transsude à travers les tissus, et produit des hémorrba- | mal nous n'avons rencontré aucune de ces altérations survenant à la suite
gies passives , des cechymoses et de pétéchies, Le mème phénomène n'a pas lieu si lon opère avec un pus louable ,
crémeux , sans odeur. Cette propricté de disswudre le sang ne se ren-||vaisseaux due à la viscosité du li
contre que dans certains agens chimiques , et les matières animales qui ont subi un commencement de putréfaction. I était donc rationel de chercher les principes émancs de cette putridité, agissant d'une manière aussi remarquable. |
Le pus, comme tout produit animal , fournit par sa décomposition de l'ammouiaque, de l'hydrogène sulfuré , de l'acide carbonique, etc.; de
tous ces principes , l'ammoniaque est le seul qui se comporte à l'égard | n'est pas aussi prompte qu'après son injection d des globules sanguios comme les liquides en putrefaction. Mis en con-|les symptômes de résorptions putrides ne se
tact du sang de grenouille, il dissout sa matière colorante dans la sérosité et met à ou le globule incolore : il partage cette propriété avec l'acide acétique et les autres alcalis. L’hydrogène sulfuré favorise au contraire l'agglomération des globules sanguins, et augmente la viscosité et l'épaisseur du liquide. Maintenant, si nous ajoutons à ces différens faits, que l'injection de l'ammoniaque dans les veines d'un animal vivant, produit les mêmes symptômes qui se manifestent nt le typhus , où
après l'absorption des matières putréfiées ; qu'il favorise en outre cer-]châmes à vérifier si ce curps n'enlèverait pas au pus fétide ses
taines hémorrhagies passives, tandis que le passage de l'hydrogène sulfuré dans les vaisseaux sanguins , ne donne que très rarement naissance aux scènes morbides que nous sigoalons, ne sommes-nous pas en droit de conclure que cet alcali joue un des Éphendé vaq rôles dans la production des lièvres adynamiques ? Les dangers des résorptions purulentes , se rapporteront aussi à l'action primitive de l'ammoniaque sur la masse du sang, et aux altérations secondaires des solides qui pourraient en résulter; car, si l'adynamie survient, elle reconnait pour cause le défaut de stimulus des organes, et l'insuffisance nutritive des liquides décomposés , pour réparer leurs pertes. Si, malgré l'introdtction de ces principes délétères dans l’économie, la mort n'arrive pas toujours , cela dépend , on bien de la petite quantité du liquide injecté ou absorbé, où des évacuations critiques qu'elle suscite, enfin des efforts conservateurs de la nature, lutiant sans cesse contre toute cause de destruction.
Tlest facile de se convaincre que les qualités délétéres du pus sont relatives à sa composition chimique, Un liquide purulent , louable, erémeux , sans odeur , peut parcourir les voies circulatoires sans déterminer les accidens sus-mentionnés. Si l'injection ou absorption de cette matière occasione la mort , c'est en se comportant à la manière des corps gras et liquides très-visqueux qui ne sauraient exister en certaines quantités dans Les vaisseaux sans meutre obstacle à la circulation, ct cuflainmer consécutivement les organes. Cependant ces liquides sont quelquefois extrémement divisés avant de pénétrer les tissus, et d'être entraînés par nos flaides : ils arrivent ainsi aux dermires ramifications capillaires , se déposent momentanément dans les mailles des organes,
r être rejetés plus tard par les voies naturelles de sécrétions.
Il était utile de s'assurer si les principes sceptiques du pus résidaient ! rhagies passives se déclarent ; des pétéchies, des vibices, daus la partie soluble ou insoluble de cette liqueur. Filtrée, étendue] font éru d'une certaine quantité d’eau tenant en dissolution du chlorure de s0-! sident,
dium , elle a déterminé par son injection dans les veines d'un chien, au bout de dix-huit heures, tous les symptômes propres aux fievres typhoïdes, L'autre portion insolubie de la matière purulente a aussi occa-
des injections putrides, La catastrophe pouvait s'expliquer par l'obstruction mécanique des
due à quide injecté qui avait mis obstacle à la circulation. En effet , l'artère pulmonaire était entièrement oblitérée par un caillot de pus concret, et les ventricules du cœur en contenaient même en assez grande proportion. Nous sommes par conséquent fondé à croire que les principes délétères du pus se trouvent principalement dans la portion soluble de ce liquide; projetée dans l'estomac d'un ani- |mal, elle donne naissance aux phénomènes putrides; son action alors ans le système veineux ; manifestent alors qu'avec lenteur; on ne sera pas surpns de cette différence en se rappelant que les sues gasir ques peuvent arrêter le développement, et neutraliser mème la putréfaction.
Toutes ces considérations découlent d'une série d'ex nous ne pouvons reproduire dans ce mémoire, méritent d'être mentionnées à canse de leur im
{ Ainsi, nous étayaut des propriétés désinfectant
périences que ÎLen est cependant qui portance thérapeutique. es du chlore , nous cher-
ALU érifier s ' ualités |délétères. Ce liquide soumis pendant quelques minutes à un pr de
ce gaz, fut imjccté dans la jugulaire d'un jeune chien sans occasioner de désordres graves; le même pus, avant d'avoir subi Je contact du chlore, avait déterininé la mort par son injection dans la veine crurale d'un premier chier soumis à cette expérience.
Nous nous sommes inoculés du pus l'étide à la face interne de notre avant-bras; un phiegmon assez DA ser en fut la conséquence ; tandis ue cette même matière pr soumise à l'action du chlore, ne produisit pas la pluslégère phlogose par uneseconde inoculation. Ji reste | donc démontré pour RE pe le chlore a une action manifeste sur le pus de mauvaise nature dont :l anéantit les qualités délétères. Nous étokieruns plus tard les avantages qu'on peut retirer en thérapeutique de celte propricté,
Plusieurs auteurs recommandables ont signalé 1’ tômes des ficvres de résorptions purulentes avec ceux des fièvres adynamiques. En effet. ces deux maladies reconnaissent pour cause une altérauon du sang , le plus souvent primitive, mais pouvant succéder aussi à uac altération organique sensible, Dans ces deux cas, c'est toujonrs ua principe délétère qui à pénétré par absorption dans le systéme altéré la nature des fluides , troublé la circulation, perverti l'inner vation. Aussi, le typhus se dévelappe-t-il dans les lieux viciés par les émanations putrides ; c'est sur les individus entassés dans les hôpitaux, sur ceux qui fréquentent les amphithéätres, qui font usage d'alimens tendant à la patrefaction, de boissons corrompues et qui abusent des allealins qu'il exerce ses ravages, Comme dans les résorptions purulentes l'haleine et les diarrhées de ces malades sont fétides, leur langue sèche le délire est continn , l'affaiblissement du pouls extrême ; F hémordes ecchymoses les syncopes se suc-
identité des symp-
ge sur diverses parties du corps : enfin, a respiration devient suspireuse, entrecoupée ; les extrémités se refroidissent et la mort succède à un état de marasme complet.
À l'autopsie , 1l est rare de trouver des lésions de tissus capables d'expliquer les phénomènes observés sur le vivant, mais du côté des fluides
stonc la mat d'une manière plus rapide; mais à l'ouserture de l’ani- on remarque toutes les altérations que nous avons sigualées,
résallats positifs. Quelle que soit l'opinion qu'on ait sue la réforme médicale proposée par l'Académie de médecine , nn te saurait disconvenir que le but de cctte société a été d'ans part de faire que Le mourement ressif social, en ce qui nous concerne, pate des idées dans les lois, que ces idees se réalisent dans l'application législative: de l'autre, d'établir des institotions médicales oyant leurs racines dans 2 profondeur des intéréts de chacun de nous, Ainsi,
Elle a exposé et longuement cloboré an projet complet, ou à peu p'ës, d'organisation médicale,
Elle a livré ce projet à l'opinion publique en le discutant sur le fürurm de ses séances.
Elle à proclamé le grand et beau principe de La liherlé d'enseignement.
Elle n’a voulu qu'un ordre de médecins, jar Ls raison qu'il n'y à pes dans F'humanité deux classes de malades,
Elle à appelé les médecins à participer aux examens. Pour être en dehors de l'Académie et du corps encergnant , on n'en est pas moins éleré à la dignité de médecin , et par conséquent apte à beaucoup de fonctions médicales.
Elle à fait son posuble pour nous affrauclur de la patente, Un million à prendre sur les sueurs et La misère des médecins, n'est-ce pas là le chef-d'œavre da drmon financier de notre épaque ?
Elle a assigné à la responsabh lité du médecin ses véritables limites, celles de la conscience et de l'honneur.
Elle à introduit Mgalement dans le corps médical le principe d'association , cc leon principe de force, d'harmonie, qui groupe les hommes et fait du grand nombre unc seule unité morale,
Elle a flétti d'une inexorable publ cité, une foule d'abus et indi de Lis réprimer ; Car qui peut ignorer que l'indusirialisme le plus | d'huï emparé de Ta science, qu'il la retourne ct la tord pour en | gent et de la honte?
D'après ce trés-rapide coup d'œil sue les travaux de Y vous derez être convainee , mon vieil ami , que ce mes et les choses; qu'elle a été de son temps ; en un nvat , Qu'elle s'est souenise à lindermptable loi du progrès, Toutefois , cunme vous l'avez su , l'enfantement a été fait avec lueur. De pareilles bases n'ont pas été posées sons froisser quelques itérêts, et por conséquent sans clomcurs Le formidable droit de hbre CE PCT ct du franc parler une fois ésabfi par l'Académie , chacun en a usé à sa façon, selon la portée de son jugement, sa facilité d'élocution et ses vues partieulieres, Si les questions out été débhatines , atlaquées et défendues avec raison et conviction F si parfois on les a pressées d'un chiffre exnet et rigoureux, la subtilité sophistique, Le parlage à vide, ont aussi fait preuve d'existcnce, mais sans étonner ni entrainer qui que ce soit. L'estampille des coteries a été mise sur certains argumens ; où l'a reconnue, puis jagée selon s5 valeur. À parler en géncrsal, en debors comm, au-dedans de F Académie : la diseus-ion à été plus ardente ser la forme Fe sur be Com, le travail du rapporteur ayant présenté les objets <ous le point
e vue le plus net et le plus positif. Souvent 6n était d'accord pour le but et on ne différait que sur les moyens plus ou moins prompts, plus o8 moins sûrs de l'atteindre. Quant à celte opposition de dénigremwnt , asse, jalouse , qui se soulage du trop plein de l'envie par Le et la calomnte , ke mépris en à fait justice. Quel est , en effet, l'homme de bon sens qui fait attention à pareille chose ? C'est de la boue , mais elle ne tache pas,
qué les moyens vil s'est aujourextraire de l'ar-
Académie de médecine , Lie société a compris les hom.
La thérapeutique devra donc faire tous ses efforts pour empêcher celte dépravation du sang. Déjà plusieurs auteurs ont remarqué que les effets des médicamens se portent sur l'organisation intestine de ce liquide, Maintenant , si vous vous rappelez que dans les fièvres adynamiques le sang est dissous, noirâtre, que les alcalis favorisent cette dissolation et sa tendance à la patridité , tandis que les sels neutres lui donnent uve brillante coaleur écarlate ; si nous ajontons que le sang tiré des veines d'un individu affecté de typhus reprend une couleur brillante lorsqu'il est traité par ces sels ; nul doute qu'il faille renoncer dans Le traitement de ces maladies à l'emploi des alcalis, et adininistrer les préparations a res de modifier cette altération de liquide,
Nous avons remarqué plus laut que l'absorption du pus entraine des dangers relatifs à sa fétidité ; que , dans ect état de putréfaction, il dis. sut les globules sanguins, et donne ainsi plus de liquidité au sang. L'analogie, l'expérience et le raisonnement nous ont fait pr'ésumer que la présence de Fasmmesisque dans cette rare st étre, sinon la cause unique , au moins uue des plus pnissantes de ce phénomène ; enfin , nous avons observé que le chlore désinfectait le pus quel que füt son degré de putridité, neutralisant par son action les qualités sce pit. ques qui rendent l'absorption puruleate des plus redoutables. Ne som. mos-nous pas en droit de peut. sh que , dans les fièvres de résorption putrides , l'emploi des chlorures à l'extérieur sur les foyers purulens pour s'opposer à leur putréfaction ou ladéruire, et à l'intérieur pour neutraliser leurs effets sur l'éconémie , est un moyen efficace que le praticien pe devra jamais négliger. Les bons effets obtenus par les chlorures administrés avec discernement dans les fièvres adynauwiques, ct l'identité de symptômes, et peut-être de causes de cette maladie avec ceux de la résorption puralente ; corroborent cette assertion.
C'est à regret que nous voyons de vos jours pratiquer de larges say. gnées pendant la manifestation des phénomènes consécutifs aux résorptions de pus. Les expériences de M. Magendie prouvent jusqu'a la dernière évidence que la déplétion.des vaisseaux sanguins augmente considérablement leur faculté absarbante. Comment ne pas éraiodre alors de la favoriser, puisqu'elle constitue à elle seule tout le danger qui vons menace ? Ni le tartre stibié à la dose rasorienne, ni le sulfate L quinine, ni les pargatifs, ne peuvent lutter avec efficacité contre celte maladie. Les moyens mécaniques sont souvent impralicables, et
resque toujours imptiissans. sos) rage donc que les chlorures sont es seuls médicamens qui puissent dans ees cas désespérés réunir quelque chance de succès.
Nous avons sous les yeux une fracture consécutive de la jambe traitée avec le plus grand bonheur par un de nos praticiens les plus habiles, M, Breschet, au moyen d'un appareil simple constamment mouillé par ua filet d’eau tombant d'une certaine hauteur sur le lieu de la lési00. On attribue l'amélioration qui se manifeste chaque jour , et lab. sence des accidens redoutés, à l'action antiphlogistique de l'eau froide, Sans vouloir nier la part du succès qui se rattache à cette propriété réfrigérante , nous croyons anssi pouvoir expliquer la réussite par la difficulté avec laquelle les matières antmales se putrélient dans l'eau, et comme dans Les fractures comminutives, avec déchirure des tégumens , l'absorption du pus est redoutable à cause des qualités déletères que lui imprime le contact de l'air. la présence continuelle de l'ean, s'opposant à cette altération chimique, prévient tous les accidens que l'on avait droit de craindre,
Dans ce cliquetis d'argumens sés, dans ce choc d'opinions contradictoires, dites-moi. mon honorable ami , n'aver-rous pas té frappé d'objcetions singuliéres, de faits curieux , de vérités inaprrçues jusqu'à ce jour ? Quart à moi, je ne saurais les oublier, nouvelle preuve que, loin de craindre l'ardeur des esprits à
coutroverser des questions d'ordre et de science, il y a toujours ane récolte de!
bonnes choses das ce rapide mouvement des pensées, des opinidns et des sentimens; il ne s'agit que de les passer ensuite au crible de l'expérience. C'est ainsi qu'en examinant bien ce qui a été dit et derit pour ou contre la réforme médicale, on a émis certaines opinions qui méritent d'être remarquées. On a dit qu'autrefois il y avait dans le corps médical plus de force et de Lberté qu'à cette époque. a moi, rien n'est plus vrai. Maintenant , nous n'avons plus des écoles
de médecine ; il n'y a pas de Facultés, au moins dans le sens d'autrefois. Chaque Faculté , se composant de la totalité des médecins , formait jadis une corporation qui avait, comme tant d'autres corparations , ses priviléges, ses droits, ses imwusités. Le priacipe d'association y était donc en pleine vigueur. Des inconvénoens résultaient quelquefois de cet ordre de choses ; le despotisme rayeur, dont on s'est plaint avec tant d'amertume, se faisait quelquefois sentir, mais les avantages l'emportaient de beaucoup. Toujours est-il que la Faculté de médecide était issante et respectée. Gui-Patin nous apprend que de son temps le gouvernement fat obligé de lui emprunter de l'argent, On a:sembla, dit-il , la corporation, « où il fut conclu que nous dunnerions au roi, ex ærario nostre, mille écus pt tant; ce qui à été fait avec banne quittance qu'en a tirée notre doyen. » (1636.) Que Les temps sont changés ! le cardinal de Richelieu, tout puissant qu'il était , ne put faire recevoir docteurs deux jeunes gens auxquels la Faculté avait refusé re Lire. Louis XY consullait souvent Bordeu pour sa famille ct pour lui; mais il
Nous croirions avoir mal développé nos idées si l'on pensait que nous préconisons l'emploi des chlorures dans tous les cas de résorption de pus. De nombreuses expériences , répétées sur les animaux vivans , nous ont appris que ce liquide pouvait être injecté peu à peu en assez grande quantité dans les veines , et parcourir les voies circulataires sans susciter de dérangemens notables. Pendant le trajet de ce pus non fétide dans les gros vaisseaux , la rapidité du torrent qui l'entraîve ne permet pas sa transsudation à travers leurs parois; mais, arrivé dans les capillaires, où lé mouvement des fluides est ralenti, où Les liquides met tant de transformations par une succession continuelle Patte vitaux, il se dépose en nature , sans auenne inflammation préalable d'organes , dans les mailles des tissus , et constitue de véritables foyers meétastastiques.
Néanmoins, 1l faut l'avouer, on a cru quelquefois à l'existence de métastases purulentes Là où ua foyer énorme de suppuration reconnaissait pour cause l'altération primitive de l'organe où 11 siégeait. C'est ce qui arrive À la suite des opérations majeures sur des sujets vigoureux et pléthoriques, où un retentissement sympathique donne naissance à de vives inflarmmations viscérales. On conçoit, en effet, qu'après l'a- {blation d'un membre, les fluides qui servaient à la nutrition de la pardtie que le couteau vient de retrancher surabondent dans l'économie , À congestionnent les arganes et suscitent , suivant les prédispositions inldimiduelles, des phlogoses , dont l'intensité est toujours subordonnée an degré d'ircitabilité du sujet. Les chlorures ici ne serviraient qu'à faire aecroitre la violenes du mal, les saignées , au contraire, amenderont les symptümrs et conduiront peut-être vers une entière guérison,
Dans d'antres circonstances, enfin, ces foyers réputés métastatiques sont le résultat de fontes tubereuleuses. Ce phénomène s'observe sur. tout cher Les opérés pour tumeurs serophuleuses, A l'ouverture du cadavre, les traits qui caractérisent le mieux ces dégénérescences tuberculeuses se rencontrent dans ces foyers multiples, disséminés çà et là daus les parenchymes d'organes, Ïl nous parait impossible de pouvoir oier leur existence. En effet, est-1l peu raisonnable de penser que chez ces individus affectés de tumeurs blanches, des tubercules existent quelquefois dans divers tissus à l'état de erudité, où 1ls n'attendent qu'une cause occasionelle pour se développer ; or, nous le demandons , eu estil de plus puissante qu'une opération ? Nous découvrons en elle toutes les causes capables de mettre en jeu cette fatale prédisposition. | Contre de pareilles lésions , les ressources de l'art sont encore impu.s- |santes, et la catastrophe inévitable.