‹ Gazette médicale de ParisChapitre 82 sur 394 · EL · texte numérisé non relu

EL

SÈMEIOLOGIE.

| onstnvarTiOns SUR UN BRUIT PARTICULIER DU CŒUR DÉSIGNÉ SOUS LE NOM DE HURLEMENT ( heulender ton}, par M. le professeur Pucueur.

| Le phénomène morbide le plus remarquable dans les observations lqu'un va lire est un bruit du cœur de nature particulière que l'auteur Etes. au bruissement du vent où au son de ln allemand { où } pro-

noncé d'une manitre sourde et traînante, et qu'il appelle pour cela

u'osa jamais Le déclarrr son premier médecie , à cause des démélés qu'il avait eus avec s3 compagnie.

Et qu'on n'aille pas s'imagiser que le chemin des honneurs ft alors plus dificile et semé d'épines que maintenant. Quand on voit Chirac, pelit élère, chez Caquet, maitre apothicaire à Montpellier, devenir l'archuâtre du régenl, recevoir des titres de noblesse qui n'était point alors un hochet usé et vilipendé, exercer la haute suprématie sur ses confrères, qui oserait mier qu'à celle époque on parvint | à tout dans notre profession , même plus facilement que de nos jours.

Loin de voir les choses sous un tel point de vue, 1l est des médecins qui voudraient commencer la réforme par La démolition, Selon eux , on ne saurait trop déblaser le terrain, enfoncer trop arant le fer dans la plaie de l'abus. Dü avertant |! N'avons-nous pas l'expérience de 8% pour nous servir de règle et de frein? Quaod l'ouragan révolutionnaire eut passé sur la France , aucune institution ne resta debout , et l'on sait avec quelle difeulté en ériges plus tard des écoles de santé, puis l'organisation actuelle , qui était alors un pragrés, Quoi qu'on dise , il y a dus Le passé une force inconaue qui réagit sur le présent et l'avenir , force

1 ne doit jamais être négligée par le legislateur, Souvenez-vous que faire une ré-

rme, fonder une institution durable , est une œuvre des plus diféciles. Considé-

rer ce qui est et ce qui devrait être, s'il faut et s'il ne faut pas, et comment faut ; avoir la connaissance matérielle des choses dans l'ensmble et Le détail, voilà les bases premières ; puis vieunent les usages , les coutumes, l’é-propos , le possible, la mature des esprits, les idées dominantes, les intérêts publics, les droits particuliers. Tout cels doit être combiné , dosé , panderé , et doit l'être de manière à donner à La loi force de vie et de stabilité. Est-ce donc là un problème [scile à résoudre ? Bacon ne Le pensait pas ; aussi, selon lai, quaod il s'agit d'une

bruit de hurlement (heulender ton). Selon M, Puchelt , ce bruit a de l'analogie avec celui que Laënnec nomme bruit de soufflet sibilant ou musical; mais qu'il n'a observé que dans les artères , et dout il n'a pu donner l' ‘explication , parce que les autopsies lui ont manqué à ce Sujet. Hope désigne ce même bruit sous le nom de musical bellows-murmur, et le considère comme un signe d'une altération des valvules , sans donner toutefois de preuves anatomiques à l'appui de son opinion.

M. le professeur Puchelt place la canse productrice de ce bruit de hurlement dans l'hypertrophie avec dilatation du sœur, coïncidant avec une altération anévrismale de l'origine de l'aorte , sans élargissement de son orifice,

Ons, 1, — N..., tailleur, âgé de 54 ans, d'une constitution lymphatique reineuse. n'ayant jamais eu de maladies sérieuses ni éprouvé d'acidens hémorrhoïdanx, vint, le 6 novembre 4833 , consnlicr M. le docteur Pucheli pour des palpitations de cœur qu'il ressentait depuis à peu près trois semaines. D° sprès les personnes qui entouraient le malade , cvtte affection pouvait remonter à quelques années, Quoi qu'il en soit , il s'était joint tout récemment aux palpitations un beuil tout particulier i s'entendait dans la poitrine même , à une à stance de deux pieds, Lorsqu'on ses jt la main sur la poitrine du malade, la perception de ce bruit devenait plus distincte; ÿ appliquait-onle stéthoscope , le son augmentait encore d'intensité. I pouvait être comparé par sa nature à uoe espécc de hurlement ; il était isochroné aux battemens du cœur et des artères, et coincidait avec le soi. disant bruit des oreillettes , ou plutôt remplaçait ce dernier. En même temps Le brait des ventricubes était sourd et trainant ; le choc du cœur et des artères vif ; le pouls fort, plein et assez dur ; des artères sous-clar ières étaient agilées par une sarte de frémissement sensible au toucher et à l'ouie. Aucun désordre ne se remarquait dans les autres fonctions , à l'exception d'une légère dyspnée qui survenait lorsque le malade marchait ou qu'il montait des escaliers. On avait eu recours dans Le principe à une apphcation de sangsues à la région du cœur , aux éracuans et à la digitale.

Rs docteur Puchelt ordonna une saignéc générale qui doûns un sang noirâtre

Quelques jours âprès , et à Ja suite de l'admunistration de moyens récolutifs , le bruit de herlement dimiane et cesse tont-3-fait le 27 du mois de novembre. Du 30 novembre au 22 décembre , quelques accès courts et légers de dyspnée ;

le 22, réspparitios du broit de hurlement ; dans la nuit viclente attaque de

sueur glacée ; pouls petit, dur , irrégulier, féquent (Ssignée générale , sinapismes, potion avec l'eau de luurier-cerise et le succinate d'ammoniaque.) Ce paroxisne ne cesse que Le lendemain vers le nulieu du jour ; le pouls reprend son rhythwe ordinaire ; la respiration redevient Libre; en mé temps 0 ines claires, ténues . abondantes , selle noirôtre et expecloration de erachats entremflés de stries de sang. (Application de sangsues à la poitrioe; calomel , 6 gr. Dans la journée, potion mtrée avec l'eau de laurier-cerise.

Du 24 an 4, état assez satisfaisant , à l'exception de la journée du 30, où il est survenu quelques verliges avec anxiéte , päleur de le face.

Mois de janvier 3833. — Choc da cœur plas fur! ; pouls presque constam-

men’ grand, dur . agité , irrégulier, parfois intermittent ; par momens vertiges et}]

bnordonnement d' oreilles ; quelques accés de dyspnée ; mais diminution remarquable do bruit de burlement que le malade n'entend plus que la nuit, el qui n'est plussppeéciable qu'au moyen du stéthoscope. (Traitement consistant dans l'eme ploi des moyens apé itifs, du nitre et dle Ja digitale. }

Le 4" février , violent accès de suffocnlion avec sentiment d'angoisses , sueurs froides, pouls dur sans fréquence. {Ssignée, sinapismes, nitre ct rrème de tartre.} Terminaisou de l'accès à 2 heures du matin.

Da $ février au % mars, on remarque que le côté gauche du tlorax est beaucuan plos élevé que le oùté druit ; à sa base le son est mat des deux côtés ; égophonie : : œdème des preds gagnant inscasiblement toute l'extrémité. saigades { séton à la région du crue; digiiale d'abord unie au calomel , trois fois pat pt rm er PR Sr à pr ns jour, puis seule cn mfusions. 3

dya ÜDéux $ grains

loi, ilfant, dit il,antant que possible, l'émander ec lu greffer, et non {a déracirer, EnGu une troisième opinion s'est manifeste parnu nous, C'est celle du statu que , ce Jupiter-Sauveur de Lant de Le Où à dit ne tout était parluitement réglé dans notre profession ; on a méme fait d'inéroyables efforts pour donner à ext effronté paradoxe, la forme , la consistance et l'éclat de la vérité. L'organisa- Lion médicale, conçue il y à trente ans d'une manière si hâtive, si incomplète, a été considérée comme le summum de la perfecton: oser 1oucher à ce majestueus édibee s paru un sacrilége, le vieux terme de la cité médicale ayant posé sa borne éteruelle. Oui, mon vieil ami, à votre grand étonnement. 5305 doute, cotmme el muen, il y aeu des gens assez birdis, assez sophistes, assez aveugles, pour rêver sreille topie de stabilité. Ensuite sont venues de fades louange s4ur l'état actue] tuel Les médecins, de comiques regrets sur le passé, des adorations geuaBeelrices de l'empire et de ses rigueurs liberticides, tout cela au mépris des faits , des époques, de la différence des temps, de la progression des idées et de la vérité, Ne voyezvous pas où on fous conduirait red pareilles idées, pour peu qu'elles aient ua point d'appui dans la majorité de nos confrères? Nous faire éroire qu: tout est au mieux l'état actuel des choses, ce serait à coup sbr river Les fers de notre saurais destin. Nons donner pareille illusion , c'est nous tromper, nos railler W'ane cruelle manière ; c'est chercher à nons rouvrir Les-veux d'un bandeau pour n'avoir pas de distraction en tournant la meule. Et pourtant il n'y à point erreur de notre part ; nous avons ealenila, nous avons lu cerl aines personnes, soutenant une semtlable opinion qui parait si hors du vrai à tout homme ayant L: sens iatracaen, comme dit l'école physiologique, tant sait peu droit et wormal, Pari les ones qui ont eu le courage d'une pareille opinion, 1 en rst où lon reconnait évidemment l'œavre de M. Juste. À cvux-lù qu'arons-nous à r‘pondre ? les renvoyer à leur consciente, si toutefuis ce sens moral n'est jres «h 2 eux

suffo cation, avec anxiété , difbcuilé de la respiration , pâleur de la face , affaissement des traits, sensation de chaleur, quoique la peau soit froide et: couverie d'une

Das la nuit du 44 au {2, nouveau paroxisme asthmatique qui dure la journée cntére du 42. Quoiqu'on ait recours sur-be-champ à la saigoée et aux Sinapismes à l'extrait de laitue vireuse, à l'esprit de sel ammoniac anisé et à la teinture de digitale, le bruit de hurlement qui avait reparu se tait et est remplacé par un bruit de ose AA une vive suxiété tourmente le malade; la faiblesse musculaire est extré-

odème des extrémités inféri: ures augmente. et la suppuration du séton tarit. Ces accidens cessent pendant la out , et aussitôt Le bruit de hurlement se fait enqui se reproduisent

tendre de nouveau,

Du 50 mars aa 30 juillet on compte dome accès de dy à des intervalles plus ou moins éloignés , venant pie ÿ ape nuit , et se faisant sen- Ur avec plus où moins de violence, Le plus redoutable de tous à lieu dans la nuit du 44 avril, le plus faible le 50 juillet ; c'est aussi le deruier, Le 40 mai le paroxisme ke lermine par cinq vomissenens mêlés de sang. La saignée , les sinapismes, l'extrait de laitue vireuse et l'eau de laurier-cerise procurent toujours quelque soulagement : où retire aussi quelque avantage du musc et de l'extrait de jus-

iame.

Dans cet intervalle l'état du malsde a souvent varié ; ses nuits ont été er général mauvaises et agitées ; il y a eu parfois du délire, et quoique l'appétit et La dieg cussent éprouvé peu de dérangement, il est survenu un dépérisement général

H s'est dérelo pé au pli du coude gauche une tumeur cirronscrile , élastique , indolente , n'offrant ni polsation oi aucun anire bruit à l'auscoltation, On peut

oursuivre de haut en has, jusque dessous cetle grosseur , le trajet de l'artèré rachisle ; le bras gauche présente un amaigrissement bies plus prononcé que le bras droit.

Le mnis d'août s'écouls sans qu'il se manifestât de symptômes remarquables du côté de la poitrine ; la dispnée fut rare et peu intense, Vers la 6n, il s'écouls une grande quantité de sang par l'anus ; les selles avaient tonjours été sbondantes , muqueuses, pullacées , cl on ÿ avait trouvé quelquefois des masses polypeuses dle forme membrancuse, Le malade | fut oblige de garder le lit; le ventre se taméGa , et la mort acriva le 27 août, à 7 heures du matia.

NÉCROSCOPIE PAITE Ÿ4 NEURES Arnès LA MORT.

Cavité thoracique, — Fpanchement d'une grande quantité d'eau dans la cavité droite, comprimant le pourman qui est sain ; cavité gauche : épanchement woindre, poumon également sain. Péricarde à l' état norual, contenant très-peu de s6rosilé, Cœur d'un volume de plus de deux poings , long de la base au sommet de cinq pouces, ét aysnl one pouces dans sa plus grande circonférence, Parois des ventricules du côté gauche surtout épaisses. L'endroit où viennent se Guer les val: rules sortiques est-dur, et saillant en dehors. Ces valvules, ainsi que tontes les auires, sont iatactes ; tous les orifices libres, Les ventricules et les oreillettes , les cavités droites surtout. renferment ds concrétions polypæuses et des caillots de sang. Toute La crosse de l'aorte , depui: l'origine de l'artère jusqu ‘à sa portion descendante, est extrémement dilatée et offre unecirronférence desix pouces, Les membranes de ce segment de l'aorte sont entièrement affectées , et leur surface interne migneuse, inegale et comm incrustée de plaques osseuses mobiles.

Cavite whdussinale, — Epanchement pou considérable, estomac développé et desvenitant très-bas ; es autres organes à Fe état vormal.

Cuvité es dnianne. — N'a pas été explorée. La tumeur du pli du coude gauche ctait formée par un sac membraneux contenant du sang en partie fluide ct en partie coagulé. Aucune communication ne put être découverte entre cette poche et ‘artère cubitale.

Oss. IH, — P.R.…, fsrçon menuisier, âgé de 52 ans , fut recu la clinique de Hvidelherg, le 25 fevrier 4893, En 4813 1] avait été affecté de douleurs rhumatismales et de gale.

Trois mois avant d'entrer à l'hôpital, R... avoit éprouvé , étant en vorage, à la suite d'un refroidissement et d'une suppression de sueurs aux pieds, de grand ‘s dif. ficultés dans la respiration , avec un ery pleurétique au côté gauche de La poitrine ; en mème temps il 4 ‘était manifesté des palpitations de cœur et de lisiléme aux pieds. Une signée Gt disparaitre pour arr or lemps ces divers arcidens. mais deux mois après ils se teproduisirent . d'abord passagèrement , puis d'une manière plus suivie. Le jour où le malade fut examiné , il présenta A symptômes suivans : respiration conslamment génie depuis trois jours ; 3 par momens accès de

frappé de paralysie. D'aut-cs, il Re RE a CL Ike IL ne Un Nil MRC dé. l'avouer, ont été de bonne foi, Soit convie lion, soit crainte de beusques innovations ou de l'incandesceucre de certaines ambitious lb croient qu'il n°; a plus rien à faire, Gepemisnt, pourquoi les cris qui s'élèvent depuis tant d'annees sur l'état d'imper Écution des institutions médicales? pourquoi es réclamations inslantes et répétées ? En 486, ke gourernenent avait dejà présenté aux chambres une loi reiative à l'enseigne et et à l'exercice de l'art de guérir, loi dont l'urgence et l'uj: porlumité étaient reconnnes. En 1828. M. de Martigoac , d' honorable mémoire, sourit à l'examen des corps coscignans et de Académie de médevine, les fameuses questions qui nous orcupent maintegant, Le wimisire actuel de instruction pablique, dont personne ne contéstera le savoir et la prrspicacité, à senti lui-même ls nécessité de cette loi, On sait avec quelle insistance il a demandé les réponses des autorités médicales consultées sur cet objet, Ainsi, d'une part, les interessés à la répression des abus; de l'autre, le gouvernement , avouent et reconnaissent l'importance de cette réforme , et cela depuis bien des snnées, Fst- il besors msintenant d'autres preuves pour démoptrer l'urgence de nouvelles insbitutions médicales ? la grande majorité des médecins les attendent, l'intérét public les exige.

Au reste, vous ke savez, mon cher confrère, tous ne demandons nous ouvre les vuies de l'opulence , bien moins encore réclamons. miettes du splendide festin du budget. Ce que nous demandons est de Pouvoir v vre honarablement de notre professien. Heureux ceux qui. par un mérite mo. cendant ou des circonstances favorables , pourront aller plis Join dans les voies dde la fortune, Mais il s'en laut bien que nous en soyons 13, €e qui affige tou médecio connaissant Le [und des choses el sachant | apprécier. Eten vérité, quad gg de aile pour l'humanité , de granbouorc, on la vénère ; mais que penser , lors-

pas qu'on

nous que iues

on vuit notre profession avec ses deur, de noblesse, de dignité, ou

MEBICALE

éle- ] du poumon droit présentant à sa surface exterse une plaque de couleur foncée signa qui correspondait à une pdt pen: d'une humeur sagieuse

M. le professeur Puchelt considère dans ces deux cas l'hypertrophie

suflocation ; décubitus impossible sur le côté gauche ; poitrine beaneoup vée, dans ss partie moyenne que ts ga ges ha o salon Le dire du malade ; râle sibilant et muqueux dans toute étendue du côté | urès-fétide. droit ; branchophopie près des clavicules ; râle sibilant du cdté ganche faiee Earafeag-Le 2 Lou sound des vantsienes ; ru des relais rem un s08 que l'on peut comparer i de Yu allemand { ou }, ncé l'une Poire lente et chantée, Le mourement du cœur L à: Ent qi

du cœur comme istante à toutes les autres altérations, et comme

it bon, selles régulières. (Demi-solution de sel ammonise avec l'eau de | de hurlement , il croit devoir la placer dans la dilatation anévrismale

ar Cerise ; matis et soir digitale Ha un grain.} fo deux clés, plus faible à gauche qu'à dite. Dimroution du râle sibilant et muqueux.

Dans la nuit du 23 , plasieurs accès de suffocation ; dans la jonrnée , expecto-

ration de erachats aqueux au milieu desquels flottent quelques flocons de mucosité épaisse, Urise chargée, peu abondante. Lis “

n Le 1°’ mars. — Crachats muqueux , épais. ( Saignée de 8 à 40 onces. Gâteau | ]i1me

très-petit, peu consistant , Ù

nuit agitée comme la N Le burlement s'entend ju hregion épigastrique, mais il n'est perçu ni à l'artère carotide ni à la cru

A ve ion du cœur.

Les B et 9, nou borieuse ; accéléré, Le 42. Nuit mauvaise;

int de croûte peste) Aueon pe. qe ;

sc; position assise ; orthopnée; aux dmes stéthoscopiques précédens se joint un bruit de Kme qui s'entend dans l'intervalle du bruit des ventricules et de celui dit de hurlement. Egophonie surtout à la région gauche et postérieure du thorax, avec son mat dans touie cette partie. - difliculté de la iration bn mgneunc chats abondans , visqueux , sanguinolens ; pouls plein, sans fréquence; urines abondantes: selles liquides et nombreuses. ( Saignée, } Amélioration de courte dmes antérieurs; brait

durée; persistance des sympt hurlement islense, (Jalap avec acide de Heller ; Digitale, { gr. mutin et sair.) pe a Er de toute den ialéri extrémités supérieures ; dyspnée presque contiauelle ; i

lent; soif ; crachats inolens, a , Cr

Le 19. Dysppée intolérable ; râle wrès-fort ; douleur vive au côté gauche de la paitrine. (Saignée. ! marmentané , mais les crachats continuent à être sançguinoleas. Le râle devient crépitant.

Le 20, agonie, Le 24, mort à 5 heures du matin.

RÉCROSCOPE PAITE 24 MEURES APRÈS LA MORT.

agitation pendant la nuit; respiration de plus en plus la-{ 3 six

des parois abdominales et même || M. Puchelt regrette que le docteur Maas

de l'aorte et dans le genre de lésion des tuniques de cette portion de

rt au milieu de la poitrine que des vaisseau ainsi dilautée.

À la suite de ces observations, M. Puchelt rapporte deux cas qui ont présenté ce même bruit de hurlement.

Dans le premier cas ( Journal de Hufeland , vol. LXIF, 1826, "3, pag. 123, et Magazin de Rust, vol. XXI , pag. a51 , et vofi, pag. 492), on avait observé durant tout le cours de La maladie, caractérisée d'ailleurs par tous les symptômes d'une affection organique du cœur, un bruit rticulier dans la eh qui se faisait entendre à chaque battement du cœur, et parfois à une distance de cinq os Ce bruit pouvait être comparé au coassemeut d'une grenouille.

A l'autopsie cadavérique , on découvrit : 1° un cœur d’un volume considérable , à parois épaissies des cavités gauches , tandis que celles des cavités droites étaient amincies , à orifices libres et mème un peu

; douleur thoracique gauche cra- | dilatés ; 2° l'aorte uniformément et remarquablement distendue depuis

son origine jusqu'à sa portion descendante; ses tuniques altérées, épais-

sies, de cine , très-friables , mais sans lamelles osseuses

ni rugosités à sa surface interne. ;

» Qui rapporte ce fait , n'ait

point constaté si ce bruit de coassement coïncidait avec le bruit des

oreillettes. Tous deux sont d'accord pour reconsaitre comme cause uctrice de ce son l'altération des tuniques de l'aorte et la dilatation

e ce vaisseau,

Le second exemple (Journal de Hufeland , vol. LIE, 18ar , n° 3, mai , pag. 3) est celui d'un malade qui vint un jour auprès du docteur Fischer fui raconter, tout troublé et saisi de frayeur, qu'il fallait qu'il y eût quelque chose de vivant dans sa poitrine, ou bien que son cœur

. Fe mp d'ane grame quantité d'eau dans les cavités de la poitrine et de | poussait des cris, qu'il les avait distinctement entendus. Le médecin

en ; rate indurée ; les sutres viscères du bas-ventre à l'état normal. Volame coasidérablement augmenté du cœur , surtout du côté gauche, dont le ventricule est très-dilaté ; cet organe vidé a , depuis sa base jusqu'à son sommet sept pouces et demi d'étendue ; sa plus grande circonférence est de treire trois quarts, La paroi du ventricule gauche à ane épaisseur de dix li

reconnut, en effet, l'existence du bruit accusé par le malade, Dans les premiers temps, il était assez fort pour être perçu à distance; plus

* |tard, il ne fut plus sensible qu'à l’aide du stéthoscope. Le docteur Fis- Bnre-lcher le compare au sifflement du serpent. Le malade mourut au bout

marque à la valvule mitrale un point cartilagineux ; la même altération s’observe | de dix-huit mois de souffrances, avec tous les symptômes d'un anéà une des valvutes sigmoîdes de l'aorte, non loin de la paroi de l'oriêce ; les deux || vrisme du cœur.

autres sont meer

L'aorte présenté, depuis son origine jusqu'au milieu de ke érosse , une dilatation de 4 Pnau de demon ;à l'endroit où cetle dilatatfon cesse, la lumière du vaisseau est tellement rétrécie , du doigt. Les membranes de la portion dilatée sont fermes et" épaissies ; leur face interne est parsemée de petits points blanchätres qui paraissent être des commencemens d'ossilication.

Le cœur gauche et l'artère pulmonaire n'offrent aucune altération notable.

À l'ouverture de La poitrine, on trouva de nombreuses adhérences lentre les diverses séreuses ; le cœur était presque rond et refoulé vers

qu'on peut à peine y introduire le bout | le milieu de la poitrine; toutes les veines de la poitrine ; et surtout la

veine-cave inférieure et l'oreillette droite du cœur dilatées ; une concrétion polypeuse solide remplissait la cavité du ventricule droit; les umons étarent parsemés de tubercules encore à l'état de crudité.

Poumons parsemés çà et là de pesites concrétions calculeuses ; lobe inférieur ? M. Puchelt reproche à l'auteur de cette observation de n'avoir point

on La voit aver son néant réel, son mal intime, sa farblesse , son inanité , son à

abaissement? Tout le monde n'en convient pas ; en effet, il est des hommes qui nient ces affigeantes vénités. Combiés des dons de la fortune ou largement repas au budget, quelquefuis par un amour-propre mal entendu , ils vous soutiennent que les médecins ne sont pas aussi malheureux qu'on le dit; à leurs yeux le tableau parait rembrunt , les traits sout forcés ; is sout bien, comment peut-on être mal? Enflés de bonne chère et de bien-être ; comment peutAl y avoir des confrères nécessiteux ? C'est toujours le mot célèbre : Ofin erat pauper; quid est pauper? Mais nous demanderons à ces trimalcions de la médecine pourquoi le charfatantsme est aujourd'hui devevu une sorte d'obligation pour bien des gens? la Cum, aux mauvais conseils, n'en est-elle pas souvent l'origine? Certes le savoir, le travail, la diguité de la profession, sont de resuectables choses , mais si elles ne peuvent me [are vivre, surtout à une époque où out s'appuie sur une base d’argent, alors peohité que veux-lu? Je leur demanderai encore si l'association des médecins de lars, vrai paupérisne médical, a été fondée avec justice et raison ? pourquoi Les jeunes docteurs trouvent si difficilement de bons mariages à contracter ? Beaucoup restent célibataires, car, prendre ane fem at) hu cuve care nabus suis arinam nts , selon l'expression de Juste-Lipse , est une entreprise qui fait reculer Les plas bardis, Eofn , pourquoi. parmi Les médecins d'une certaine consistance , en voil-on si peu sur sf . ue de . bicrarchie sociale ? Comptez les noms de ceux qui sont revêtus de la pourpre de l'éligibilié, qui sont admis dans be sanctuaire législatif , ou qu'on pt gré sur le livre due de la pairie, et vous décourrirez d'affligesnies vérités.

vriers lyonnais n'est nullement applicable aux médecins; leur position est d car elle est déguisée. Geat corvéahle et patentable à merci et miséricorde. il leur faut encore faire honneur à cette profession qui les delaisse, C'est une misère sourde, cauteleuse, qui suce lentement le sang le plus pur, mine et = sonne l'esistence. H sied bien maintenant à certaines gens de dire : Attendez , vous n'êtes pas tont-à-fait bien, mais vous pourriez être pire. ndaot, noas pouvons l'assurer, il nous est donné d'entrevair le terme d'une pareille situation. Les réponses des autorités médicales consuliées , notamment celles de l'Académie de médecine, d'une hante importance, car elles ont été discutées en face du public médical de la Franec , sont terminées. Altendons avec atience. À vous dire nraamoins toute ma pensée , je crois le terme de nos soufous encore éloigné. Ce mot d'un personnage d'une comédie de Molière : «Faismoi penser à te promettre quelque chose » , it bien être notre histoire, Toutefois , il y à une commission médico-administratire établie à ce sujet près le ministee de linstroction pablique. Sans rien préjuger des travaux de cette commisdion, on peut d re qu'elle assume sur elle one grande responsabilité, car l'avenir de la profession lai est confié, En défuitive. l'organisation médicale sera-telle complète, on non ? nous donners t-on une loi de eyaoce et d'avenir ? prétend-on nous gratifier d'un provisoire devant lequel passeront des générations. l'on travail de burcan à trents ans d'échéance et de résultats ? sera-ce un édibce à large base, où une construction informe et mesquine ? Le temps nous apprendira ce qui en est. Quand le projet sera rende public, je vous promets, mon cher confrère, de vous en dire mon avis, mas toujours à ma manière, avec franchise,

Ce qu'il y a de plus triste pour certains médecins , c'est que leur malaise réel} sans errière-pensée , mettant toujours les choses avant Les hommes, Vous devez

«sh souvent caché sous une apparence | de bica-être. « Vivre en travaillaut, ou mourir en combattant.» Cette douloureuse et énergique derise des ou-

sentir combien ce projet sera digne de Gxer notre attention, /n fegibus. sains.

Réversé Pause.

parlé de l'aorte dans sa description anatomique. Si , comme celte arms sion doit le faire présuiner , ce vaisseau s'est trouvé à l’état normal , ü faudrait ademettre que Le bruit de sifflement coïncidait ici avec le braît des ventrieules et était produit par de choc du sang poussé contre les parois de ces cavités.

voici œ qui se pabse: la môrtaise articulaire formée par le &bik et le péroné glisse d'avant en arrière et pousse ta poulie de l’astragale d'ar- ‘ riere en avant et de haut én bas; ct par les Hganens qni l'unissent à cet os; la partie inférieure de la jatnbe fait esécuter à l'astragale en totalité un mouvement de bascule de bas éd haut ; si bien que da tête de cet ds se trouve plus ou moins soulevée sur le dos du pied. Forcez ce mouvement d'extensron , cette tête deviendra tellement proéminente qu’elle pourra rompre sa capsule ligamenteuse, franchir tout-h-fait le rebord articulaire du staphuïde et se luxer en avant; de la même matière que la tête de l'humérus est disposée à se luxer dans l'aisselle, quand le bras est levé en hant.

La même di férence se remarque dans le renversement du pied en dedans on en dehors. Si l'on essaie de marcher sur le bord interne du pied , la tête de l'astragale s'enfonce dans la cavité du scaphoïde; si on marche sur le bord externe, la tête de l’astragale fait une grande saillie sur le dos du pied. Ainsi, dans le premier cas, la luxation est extrême ment difficile pour ne pas dire imposible ; dans le second, l'os à une grande tendance à se luxer en avant.

En général il faut , pour que cette luxation ait lieu, que le pied se trouve dans une forte extension sur là jambe , ét que la jambe soit par le poids du corps entraînée dans une violente extension sur le pied. Ainsi, qu'un individu tombe de très-hant, la plante du pied donnant sur un

JOURNAUX FRANÇAIS. ( Janvier et février 1834. )

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