ARCHIVES GÉNÉRALES DE MÉDECINE
Le cahier de janvier contient les articles originaux dont les titres suivent : 19 considerations physiologiques et thérapeutiques sur La ditale pourprée, par M, Joret, c'est le premier article d'un mémoire dont Fin s'a point encore paru ; »° recherches expérimentales sur quelques malades du pied peu connues jusqu'à ce jour, deuxième et dernier article, par M. Rognetta ; 3° observations de fièvres rémittentes et'intermittentes pernicieuses, par M. Gouzée; 4° le bulletin de la société “lc JT . À anatomique. plan incliné d'arrière en avant ; où bien qu'il tombe de cheval, le pied . Le cahier de février contient : 1° un mémoire sur Le diagnostic ,||restant engagé entre l'étrier et le ventre du cheval , la chute du me où l'on examine Les signes communs et différentiels de diverses||en arrière peut produire la luxatiob, par la violente Le pe te maladies des organes contenus dans les cavités abdominale , pecto-||face postérieure de {a poulie astragalienne reçoit du bord postérieur de rale et rachidienne , par M. Huguier ; 2° des lesions traumatiques la mortaise du tibia. Le tibia fait done a l'office d un levier du predes tendons et de leur traitement, par M, Rognetta; 3° recherches||mer penre, dont la puissance est appliquée à son extrémité supérieure, sur quelques points de La chorée chez Les enfans, par M. RG; ||le résistance sur l'astragale; et le point d'appui sur le calcanéum , sur &* compte-rendu des travaux de la Société anatomique pendant lequel en effet le bord postérieur de là mortaise du tibia pose dans une l'année 1833, par M. Forget; 5° considérations anatomiques sur||forte extension réciproque du pied et dela jambe, De là résulte aussi la terminaison et la distribution des nerfs de La main, jrar M, Ga-||que 5! lelevier se casse avant l'accomplissement de la luxation, nulle nus, autre puissance ve peut plus la produire, à moins toutefois , ce qui est rare, que les fragmens du tibia ne soient engrénés entre eux de manière à transmettre la réaction de la chute du corps sur l'astragale; et M. Rognetta pense que quand la Inxation de l'astragale coïncide avee la fracture du tibia , celle-ci n'a eu lieu qu'après l'autre.
Les expériences viennent à l'appui de la théorie, Engagez le pied d’un cadavre entre deux barres d'une grille de fer, et essayez de luxer l'astragale en tirant avec une grande force tout le corps du sujet en arrière, vous verrez le péroné, le tibia, l'une ou l'autre malléole se fracturer avec assez de facilité, tandis que la luxationest presque absolument impossible. Avaot que la fracture du tibia n'ait lieu , la tête de l'astragale fait une forte saillie sur le dos du pied ; la fracture arrivée, la saillie disparait, Ces fractures arrivent surtout chez des sujets âgés; en répétant ces essais avec des sujets jeunes , M. Rognctia n'a réussi d'abord qu'à fracturer le péroné, et plus tard à luxer la poulie articulaire de l'astragale en avant de la mortaise tibisle; ou en d'autres termes, à luxer le pied en avant. Dès que le péroné est fracturé près de sa malléole , on peut aussi assez facilement produire la luxation incomplète du pied ex dehors ; mais la luxation en dedans et la luxation de l'astragale demeurent impossibles, Il fallut donc procéder différem-
On disséqua le pied et ak pero d'un cadavre en respectant tousles ligamens articulaires. Le pied engagé sous la barre de fer d'un balcon, on mit en action le levier formé par la jambe, en agissant doucement d'abord. Le large ligament antérieur à l'articulation tibio-tarsienne est alors le premier à se déchirer à son attache supérieure, et met à nu en avant la poulie de l'astragale ; bientôt la malléole externe plus longue que l'interne appuie en arrière sur le calcanéum ; le péroné se fracture à sa partie inférieure et les De qui l'attachent au tibra se rompent en totalité où en partie ; le tibia demeuré seul pousse alors fortement l'astragale de bas cu haut sur la face supérieure du calcanéum ; et enfin la tête de l'astragale finit par rompre le Jigament qui l’unit au scaphoïde et se luxe entièrement en avant. Le fort ligament interosseux sous-astragalien esttirailléet ne se rompt qu'en partie, Jamais, paf l'action seule du levier, M. Rognetta n'est parvenu à rompre ce ligaiment.
La Juxation en avant est toujours possible de cette manière ; la luxation primitive en dedans ou en dehors est loujuurs impossible, le péroné et le tibia lui-même se cassant avant qu'elle soit produite, Mais la luxation en avant une fois opérée, il est facile de la rendre consécutivement interne ou externe; d'où M, Rognetta conclut que toute luxation latérale de la tête de l'astrrgale à d'abord été antérieure.
Nous avons vu quels sont les ligamens déchirés dans Ha luxation en avant; M. Rognetta admet que le plus grand obstacle à cette luxation
RECHÉRÈRÉS EXPÉNIMENTALES SUR QUELQUES MALADIES DES OS DU PIED PEU CONNUES JUSQU'A GE 3oun, par le docteur Rocnerra.
Ces recherches sont divisées en quatre paragraphes qui auraient pu former autant de rnémoires séparés, et dans lesquels l’auteur traite suc cessivement des luxations de l'astragale, des luxations du calca. néumn , du pied-plat, et de la nécrose du calcaneurm.
1. Luxations de l'astragale, — Le but de ce premier travail est de jeter quelque lumière sur le mécanisme et le traitement des déplacemens incomplets de l'astragale, c'est-à dire des luxations de cet os qui existent sans déchirure de la peau qui la couvre.
Profondément emboïté dans le centre de l'articulation du coude-pied, L'astragale remplit, pour nous servir de la comparaison ingénieuse de M. Rognetta, les mêmes fonctions qu'une selle anglaise justement adaptée sur le dos d'un cheval qu'un cavalier surmunte. Des ligatnens solides le maintiennent de toutes parts; chose nécessaire si l’on songe que c'est sur cet os que roule tout le poids du corps dans la marche.
Eo regardant la tête de l'astragale sur le squelette, il semble que c'est du côté interne du pied que cette partie est le plus exposée à se luxer, à raison de la grande échancrure qui existe entre le calcanéum et la scaphoïde. Mais en exarminant la chose sur un picd pourvu de tous ses ligamens , au contraire, c'est en avant que la luxation est le plus facile ; et cela par trois raisons : 1° à cause des ligamens qui remplissent l'échancrure indiquée, et qui offrent une résistance énorme ; 2° parce que c'est à la partie antérieure que la capsule scaphôïdo-nstragalienne offre le moins de résistance ; 3° parce que la seule puissance qui peut déloger l'astragale.agit comme un levier du premier genre, formé par le tibia, dont la direction doit être nécessairement dans le sens antéro-postérieur du pied. Une conséqueuce de ceci, é'est que l'astragale ne peut pas du tout se luxer en arrière ; car il n’y a pas de furce qui puisse agir sur cet os de sa téte vers sa poulie articu-
re,
Les faits authentiques que la science posséde jnsqn'à ce jour de luxations de l'astragale, prouvent que cet us peut se frouver déplacé de quatre manières différentes, savoir : en avant sur le dos du pied; en dedans sur le côte interne du pied; en dehors str le côté externe du pied; et sens dessus dessous. Étudions le mécanisme de ces d vers tas,
Lorsque le pied est fléchi sur la jambe ou la jambe sur le pied, la tête de l'astragale s'enfonce vers la face plantaire et se cache dans la tavité du scaphoïde ; la lwxation n'est pas possible alors. Quand, au vontrare, by a extebsion du pied sur la jainbe ét réciproquement,
vientdu ligament interosseux , bien qu'il ne se déchire qu'en partie quand elle s'opère. Dans la luxation en dehors , le ligament latéral interne ou deltoïdien est plus ou moins déchiré; dans la luxation en dedans, la malléole externe suit le mouvement de l'astragale, On congi d'ailleurs que toutes ces luxations peuvent exister à des degrés difns.
” Reste à expliquer le mécanisme de la luxation sens dessus-dessous, luxation excessivement rare , et que Boyer qui l'admet, avoue n'avoir pas pu comprendre. Voici la théorie qu'en donne M. Rognetta.
La tête de l’astragale une fois luxée en avant, se relève de bas en haut en distendant la peau qui la couvre. Elle se trouve alors entre deux forces opposées, savoir : celle de son corps qui la pousse obliquement en hautet en avant, et celle des tégumens et des tendons du pied, qui étant plus résistans du côté des orteils que du côté du coude-pied , là pressent d'avant en arrière , de sorte qu'un moment peut arriver où l’astragale se trouvera renversé sens dessus dessous. « Qu'on imagine un petit chien renfermé dans un sac ; si vous le repoussez de la queue vers la tête, le sac étant tenu bien ferme, vous Gairez par Le renverser sur le dos. » On conçoit qu'alors tous les ligamens de lasragale doivent être complétement rompus. J suit aussi de cette théorie, si elle est juste , que dans ce renversement l’astragale peut se trouver teilement enclavé entre le calcanéum et le tibia, que le membre soit plus long que dans l'état vaturel ; signe qui pourrait faire connaître à priori cette sorte de luxation.
La conclusion la plus générale de tout ce qui précède est celle-ci : Quelle que soit l'espece de luxation de l'astragale, quelle que soit la cause qui La produit, le mécanisme du déplacement de cet os est toujours le même.
[A se terminent les recherches propres à M. Rogetta et la partie la 8 neuve de son intéressant mémoire. Pour le reste, il rapporte des
its pour la plupart déjà connus et en tire des déductions qui ne sauraient être toujours nouvelles ; mais qui toutefois méritent encore de fixer l'attention.
Il cherche d’abord d'où viennent les difficultés de la réduction; et leur reconnaît plusieurs causes : 1° le renversement sens dessus dessous: 2° l'ancienneté de la luxation; 3° Fengréoement du col de l'astragale entre les autres 6s du tarse. M. Dupuy tren à cité un autre engrène-| hide présentaient une légère rotation en dedans sur leur petit axe , ainsi que ment de l'apophyse postérieure de l'astragale entre les deux surfaces ar-{| cela s'obserre (mais à un degré plus avancé) sur certains pieds -bots, Les cinq 08 ticulaires du calcanèum (V. la Gazerre mÉoicaLe du 25 janvier! ; 4° lelantérieurs du tarse étaient moins épais et moins longs que dans l'état normal ; rétréclssment de l'espace antérieur du eoude-pied par la nouvelle posi- leurs ligamens étaient très-lèches, en sorte que les os , au Lieu de former une tion du tibia sur le calcanéum ; et il cite en exemple le fait de Desault, rt S cri PR Re RS RS IR RE Na Journal de chirurgie, tom. 1°", pag. 208; 5° enfin, d'après Desault, Fr 2. des brides ligamenteuses s'opposent invinciblement à la ré. Quant au pied-plat accidentel ns Rogneta ma point ai
: | : : , d'en disséquer; mais d'après l'examen attentif des malades, il pense Mgr pandas Lrapeemcerheltg rés Pare gg que cette a ection pvieiite pres alement dans uo relâchement plus ou A. Cooper , il conclut : La hchotion non pra de Pom “le dé. De tpm prahpet ele bp rides, ee ire Do Ladies l'ouverture consécutive de l'articuletion ti- Arbre prut Per minte-eeniie pour dssar À en pied Helene « - 1 normal là conformation du pied-plat. Toutefois, il ajoute qu'alors le
‘o-larsien F , à Ér nt plu PE graves Siubant la néum est également dévié en dedans , sans avoir rien perdu de ses ve nd ere grip eh pr prier 2m Une dimensions ordinaires. L'auteur rapproche de cette affection le reläcl:epi id nier due ue pet, et'e membre reel nt des ligamens de la main, dont il rappelle deux cas d'après
Enfin vient la question du traitement. Quand l'astragale est complé- vs Gospt ‘à : = : tement luxé et l'articulation largement ouverte, il faut enlever cet os ;|| Un simple coup d'œil sur la figure du pied , la manière dont ‘es mac'est un précepte à peu près uoiversellement admis. Si la luxation est|}lades marchent ( presque en talonaant ), et la douleur plantaire , sufi. incom us. et l'articulation ouverte sans grand délabrement, il faut||sent pour établir le diagnostic. essayer de réduire l'os déplacé et réunir ensuite La plaie , ou sila réduc-|] Le traitement varie selon les cas. Dans le pied-plat congénial, tion est impossible, extirper sur-le-champ l'astragale. Dans Le cas où 1a|| M. Dupuytren conseille d'ajouter à la chaussure un talon très-élevé , lusation de l'astragale, soit complète, soit incomplète, existe sans ou-||dans le but de faire porter le centre de gravité du corps à la partie anverture à La pean , les indications sont les mêmes à remplir que pour le||térieure du pied , et de soulager ainsi la région tarsienne, qui est le cas précédent. Le précepte d'inciser alors la peau , si où ne peut ré-||siége des douleurs. M. Rognetta a vu ce moyen réussir ua grand nemduire, ne passera pas sans contradiction, quoique Desault semble l'a-|[bre de fois à l'Hôtel-Dieu ; mais dans le pied-plat accidentel, comme voir adopté dans sa pratique, et que le professeur Nanula de Naples , [ce n'est pas la hauteur du talon qui manque au pied, mais bien la rédont l'auteur cite un fait intéressant, y ait eu également recours avec ||sistance des ligamens tarsiens , c'est à un autre moyen qu'il faut recousuccès; et l'observation de M. Dupuytren, que nous avons rapportée |rir, L'auteur conseille de bander fortement le pied avec un fort ruban (Gazerre mémicaue, 25 janvier), démontre qu'on peut fort bien s'en|}de fil d’un pouce de largeur , depuis le coude-pied jusqu’à la pa tie écarter. Quant aux manœuvres de réduction, M. Rognetta mentioune || moyenne du métatarse. Ce bandage sera posé circulairement en doioire, successivement le procédé adopté par M, Dupuytren, et le procédé de||de mauière à faire rentrer le calcanéum dans sa place vaturelle ; on le Petrunti; nous les avons indiqués dans le numéro cité, en même temps !renouvellera deux fois par jour, en trempant à chaque fois la petite que le procédé de M. Cline ; nous ÿ renvoyons nus lecteurs, bande dans l'eau-de-vie avant de l'appliquer. Il faut en faire usage
gr réflexions sur la manière de relâcher les muscles et de pla-} jour et nuit. 11 l'a employé une seule fois jusqu'à présent sur une docer le membre après la réduction, n'offrent rien d'assez neuf pour être!| mestique de 21 as, blonde et lymphatique; elle portait depuis + ars un reproduites. Mais si l'on se décidait à ouvrir l'articulation et à enlevec|| pied-plat accidentel du côté gauche et un autre moins prononcé du cûté l'astragale, voici le procéde qu'indique M. Roguetta : Faites une inci-||droit. Les douleurs ont complétement disparu dès le moment même sion Pt grande que petite, semi-lunaire à convexité antérieure, et|}de l'applieation du bandage. Aujourd'hui, deux mois passés depuis qui s'éloigéc le plus possible du centre de l'articulation tibio-tars:eane , Ê l’usage de La bande , la malade marche sans aucune douleur, ct l'auteur
pour que le lambeau puisse recouvrir cette articulation après l'opéra. Lion. L'astragale mis à nu, ses attaches sont faciles à détruire, excepté le ligament sous-astragalien ; il faut l’attaquer par le côté externe du pied, où existe , au-dessous de la malléole externe , un espace suffisant pour y faire pénétrer des ciseaux courbes et atteindre ce lipament.
T1. Luxations du calcanéum. — Mémoire beaucoup moins intéressant que le premier, L'autear o'a jamais pu obtenir ses luxations sur le vre, etil n'a trouvé dans les auteurs que les quelques lignes de J.-L. Petit et les deux observations d'A. Cooper, ce qui ne l'empêche pas d'admettre six variétés de ces luxations, Une note ajoutée après coup contient l'histoire d'une luxation ancienne et non réduite du cal. canéum seul , chez un individu récemment entré à l'Hôtel-Dieu. Ce fait à lui seul vaut mieux que tout le mémoire.
NL. Du pied-plat et de son traitement. On entend par pied-plat une disposition vicieuse du pied qui donne à ce membre une figure très-aplatie, et oblige * marcher en s'appuyant principalement sur le talon et le côté externe du pied. Les individus qui en sont atteints ne marchent qu'avec difficulté ; dix minutes de marche suffisent pour leur causer de vives douleurs à la plante du pied et les forcer à s'arréter. À l'examen, on ne trouve cependant ni rougeur, ni gouflement à la peau, mais li moindre pression exercée sur les os du tarse est trèsdouloureuse.
M. Rognetta admet deux espèces de pieds-plats ; l'un congénial , l'antre accidentel, Le premier n'est qu'une espèce de pied-bot manqué, vu plutôt un premier et léger degré de pied-bot externe on interne. Voici les résultats que lui a donnés la dissection d'un pied-plat congé nial.
Ons. — La portion postérieure du pied ou le talon était bemtcoup plus courte et plus basse qu'à l'état normal. Le calcanéam était plus pelit que d'ordinaire et comme atrophié ; sa tubérosité postérieure , très-courte et trés-mioce, manquant en grande partie, était placée presque de travers; le talon et le tendon d'Achille se trouvaient ainsi déjelés en dehors. La portion centrale , ou de corps de l'os, et sa partie articulaire supérieure, étaient sensiblement plus minces et plus courtes que de coutume ; sa tu ité antérieure, également rétrécie et comme atrophiée , était en outre déviée en dedans du pied d'ane manière très-remarquable ; elle débordait de dix lignes en dedans le bord interne du scaphoïde, La maslléole iaterné était plus basse que chez les sujets bien conformés. Le scaphoïde et le cu -
. , pu à — TL es “il qu'avec de la persévérance. elle arrivera à une cure radi- FIÈVRE INTENNITTERTE PERNICIEURE SE MANIPESTANT PAR DES SICNEN . DE PÉAITONITE,
IV. De la nécrose du calcanéum. L'auteur distingue la nécrose superficielle, dont il ne dit qu'un mot , et la nécrose enkystée, dont il rapporte deux observations. Dans le premier cas, M. Roux procéda à l'extraction du séquestre à l'aide de la gouge et du maillet ; dans l’autre , M. Dupuytren TE le trépan. C'est à ce moyen, comme plus
Ons. — Un soldat , Lu était indisposé depuis quelques jours, descendit aÿaut chaud dans une cave très-fraiche. [l se refroidit et sentit bientôt dans l'abdomen des douleurs si violentes qu'il resta sans voix et ne pouvant plus marcher, 1] est à add à l'hôpital et indique le ventre comme le sifge de toutes ses souffrances : l'abdomen est légèrement tendu et excessivement douloureux ; la soif forte ; 4
doux 8 l'autre , que M. Rognetta donne la rodarrné Il ne se fait per courte et fréqueute ; le pouls embarrassé. Une saignée est pratiquée iot de régénération ; aussi Ja guérison est-elle fort long-temps à s'ef-|fet les accidens se calment. Le lendemain , retour des accidens dans la matinée, tr précédés par un frisson qui dure une heure. Ils se dissipent dans la journée par . des sucurs. Le surlendemain, retour des accidens avec plus d'intensité ; mais ils
disparaissent de la même manière, Une nouvelle saigne est pratiquée et suivie Lac aes de l'administration du sulfate de quinine. Depuus ils ne réparurent plus.
ONSENVATION DE FIÈVRES RÉMITTENTE ET INTERMITTENTE PERNICIEUses; par le docteur Gouzée, médecin principal de l'armée et de
l'hôpital militaire d'Anvers. : : « À la suite de ces quatre observations , il ÿ a quelques propositions
sur les moyens de distinguer les affections intermittentes, et qui, bien que basées sur un très-petit nombre de faits, ne nous semblent moins importantes. Nous citerons au hasard les deux suivantes :
« Une affection continue débute par un frisson , comme un accès de fièvre intermittente; mais lorsque après là diminution ou la cessation des aecidens , ceux-ci reparaissent à la suite d’un nouveau frisson , Ja présence de la fièvre pernicieuse intermittente n’est guère douteuse. »
a Un signe précieux, c’est l'apparitien, au bout de quelques heures, d'une moiteur, ou d'une sueur générale, coïncidant avec la disparition des accidens. »
dant réclament ua traitement tout différent , que le diagnostec est 21 la plus haute importance. Malheureusement ce sont ces maladies qui
le mème élève qui a entendu peut-être cent leçons cliniques sur le diagnostic différentiel de la pleurésie et de la pneumonie , qui tontes deux réclament des moyens à peu près analogues, n'en aura peut-être pas entendu une seule sur celle des affections intermittentes qui offrent quelquefois si bien Les caractères de ces deux phlegmasies. C'est donc à la presse à suppléer ici à ce silence ; c'est aux médecins que leur position met à même de répéter ces études qui sont presque impossibles à Paris, de faire connaître le résultat de leurs observations, , Les quatre faits rapportés dans le travail de M. Gouzée, nous offrent atre exemples de ces fièvres pernicieuses où la moindre incertitude ans le diagnostic peut être si funeste au malade, Nous allons les analyser rapidement,
DES LÉSIONS TRAUMATIQUES DES TENDONS ET DE LEUR TRAITEMENT , par le docteur Rocxerra.
L'auteur parcourt successivement la dénudation , la contusion , Ja piqitre el la division des tendons ; mais à La trois observations extraites de Monteggia sur la luxation des tendons, il ne dit rien qui ne soit généralement connu , et en somme , ce mémoire n'ajoute rien à Ja science. Ce serait un assez bon article de dictionnaire, excepté cependant quelques assertions hasardées qu'il convient de signaler, Ainsi, cn lit à propos des piqûres : « Les suites d'une ar mt de tendou peuvent quelquefois être ficheuses si elle excite une inflammation très-vive.… Quelques panaris ne connaissent d'autre cause provocatrice qu'une piqüre. » Il est trop évident que ce n'est PS à la piqûre du tendon , mais bien des parties qui le recouvrent , qu'il faut attribuer les accidens.
a Genga de Rome fit le premier remarquer que la contusion des tendons est suivie de douleurs plus fortes pt : ue temps après l'accident qu'au moment même de l'accident. » M. Rognetta paraît adopter cette assertion , qui aurait besoin d'être éclaircie. La contusion des tendons seuls ne saurait causer aucune douleur; la douleur doit être evcore attribuée aux parties ambiantes. Que si la douleur éugmente après sans inflammation , c'est d'abord un fait que M. Rognetta aurait dû démontrer, ne füt-ce que par une ou deux observations, et puis il resterait à prouver que c'est dans les tendons qu'en est le siége. Si, au contraire, ph a voulu dire que la douleur était plus forte à raison de l'inflammation qui survient , l'observation perdrait infiniment de sa nouveauté, et encore serait-il besoin de prouver que réellement l'inflainmation des tendons est douloureuse.
a Au poignet, au pied, an genou, elc., si une contasion des tendons et des autres parties molles arrive, on mettra un petit appareil, comme s'il ÿ avait fracture, » Si le précepte est fait pour toutes les contusions EA parties molles, il est évidemment tro hoc ; s'il ne s'applique qu'aux contusions des tendons, au moins M, Rognetta aurait dù nous donner quelques signes pour les reconnaître.
« La division partielle de la substance d'un tendon est quelquefois plus fâcheuse et plus difficile à guérir que la division complète ; car on peut assez facilement rapprocher les deux bouts d’un tendon divisé en tutalité; mais il n'en est pas de même quand cette séparation n’est que d’une partie des fibres du tendon. » Quelqnes faits semblent indiquer, en effet , que celle rupture incomplète est plus douloureuse que la rupture prie ro mais d'abord 1} convient d'observer que l'anatomie pathologique n’a point encore démontré que les douleurs attribnées à cette cause en fussent réellement l'effet ; et eufin, il faudrait en chercher une toute autre raison que celle qu'en donne M, Rognella ; car il serait furt difficile de démontrer qu'on ne peut rapprocher les deux bouts d'u tendon partiellement divisé. et nous avons des faits en nombre suffisant qui démontrent que la coaptation exacte n'est oullement nécessaire peux
MÈTRR INTENMITTENTE PERNICIEUSE APOFLECTIQUE.
Os. — Un soldat tombe sans contaissance étant de fnetion, et reste dans cet état avec la respiration emibarrassée et le pouls petit et fréquent. Une saignée de 20 onces ext aussitôt pratiquée et amène un soulagement notable. Le malade recouvre La connaissance , el une sueur générale et abondante lermine cette espèce d'accès. On apprend alors de lui que depuis quelques jours il avait tous he jours un léger accès de fèvre avec mal de tête. Dès lors, le diagnostic était a8suré. Vingt grains de sulfate de quinine sont prescrits et arrêtent le développement des acces qui devaicot suivre.
MIÈVAL INTERMITIENTE AVEC CONGESTION CÉRÉRRALE.
Ons. — Un soldat éprouvait bar pue jour dans l'après-midi un accès de fièvre, marqué surtout par un violent mel de tête, Le 49 juillet, l'accès se montre avec des symptômes alarmans : perte complète de connaissance ; pouls petit et fréeat ; respiration hsute ; chaleur brûlante. Une saignée de 20 onves est pratiée , et dans la nuit suivante le malade recouvre peu à peu ses sens, Dès le matin, 00 lui prescrit 8 grains de sulfate de quinine. L'accès n'a pas reparu,
M. Gouxée rapporte que l'été dernier les fièvres intermittentes ont été très-souvent accompagnées de eonzestion cérébrale, comme dans le cas
à vient d'être rapporté , non-seulement à Anvers ; mais encore dans . localités qui ne sont pas exposées aux influences marécageuses,
FIÈVRE RÉMITIÉNTÉ PERMICIEUSE PLEURO-PSEUMOMIQUE.
Ons. — Madame ***, d'une forte constüitolion, était souffrante depuis un sn, tantôt de la crainte du choléra, tantôt de Ja grippe. Cependant son éfat n'affrait rien d'inquiélant et paraissait même s'être amélioré, quand, après s'être exposée à un vent froid et à uo courant d'air , elle fut prise d'ane petite loux sèclie s'accompagaant d'un crachat quelquefois sanglant , d'autres fois strié; d'une douleur rive au-dessons du sein droit ; de gêne de la respiration avec impossibilité de se coucher sur le côté gauche ( la potrine n'a pu être explorée ); La chaleur était brülante , le pouls fréquent ; la soif vive.
Des sangsues appliquées sur le point douloureux n'apportèrent aucun soulagement ; mais comme , après trois ou quatre jours , on cut remarqué quelques insans de reläche dans les accidens, après lesquels ils revenaient avec lear intensité accon'umée , précédés d'un béger refroidissement des extrémités inférieures, on saisit on de ces iostans de dinunution pour lui administrer , en larement, 8 grains de sulfate de quinine. Un pea de chaleur revint encore, mais le calme 48 soutint, Le même traitement fat contiaué et couronné d'un succès complet.
Dans ce dernier cas le d'agnostic n'a pas été porté avec autant d'assnrance que dans les précédens. I s'agissait d'une fièvre rémittente dont les caractères sont sonvent s1 difficiles à saisir, et cependant l'ef- démontre ticacité du traitement par le quinquina , après que celui par les aoti- la réunivn des tendens. phlogistiques avait cessé , doit laisser peu de doute sur la nature de la} Nous ne ferons plus qu'une citation ; c'est 1 dernière conclusion du
nuladie. mémoire, « La réunion se fait, proportion gardée , plutôt dans les gros
tendons que dans les petits. » C'est une affirmation toute granite, et nous attendrons si la discuter que l’auteur indique sur quels faits il est en droit de l'appuyer.