‹ Gazette médicale de ParisChapitre 84 sur 394 · REVUE MÉDICALE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE · texte numérisé non relu

REVUE MÉDICALE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE

La Revue médicale a allongé son titre ; elle a pris celui de Journal des progrès de la doctrine hippocratique , et a lancé un Le 2 rs expliquer comment ce nom nouveau convient mieux à ses doctrines. Les autres articles originaux du numéro de janvier sont : 1° des considérations sur la vie et La mort, par P.Chauvière ; 2° des recherches sur l’origine de la peste et les moyens d'en prévenir le développement (premier article}, par le docteur Lagasquie ; 3° une observation d'une inflammation aiguë de la sous-maxillaire suivie

de ne , par M. Ruyer.

Le de février comprend : 1° des considérations historiques et critiques sur Les fièvres, par M. Combes de Castres ; 2° le 2° article des hes sur pen docteur Lagasquie ; les deux articles comprennent déjà 62 pages, et le mémoire n'est pas fini ; 3° note thérapeutique sur { s médicamens , et en particulier sur la kréosote , par M. Téallier, Une autre observation à été comprise dans les mémoires originaux, sans doute par erreur; c'est l'histoire de l’introduction d'un crochet de bois dans l'abdomen par le vagin, que la Gazerre mÉvicace a déjà reproduite d’après le Bulletin médical de Bordeaux. F

d'eau froïde, ce qui semblait fe soulager. La mort arriva à trois beures du malin , r my re: froide très-abondante,

utopsie 44 heures «près La mort. — Raideur cadavérique très-prononéée . Le crâne ne fut pas ouvert; les deux autres cavités n'offraient aucune altération

Tous Les tégrrmens de la partie antérieure et latérale droite dn con étaient d'une couleur brane presque noire. Le foyer gangrémeux descendait jnsques derrière la clarieule droite ; dl s'étendait en largeur jusqu'auxdenx muscles sterno-mastoidiens ; la partie A 207 7 du peaucier n'existait phus ; les muscles mylo-hyoïdien, hyoglosse, génio-hyoïdien , mp partie du génio-glasse, la partie inférienre u stylo-hyoïdien ; le ventre antérieur et une partie du postéreur dufdigast rique étaient détruits; et tous les autres muscles voisines étaient mous et de couleur ; La glande sous-linguale était fondue en grande partie ; la masillaire avait ispara en totalité. La portion d'os qui la recouvre, dénudéé de son périostr, paraissait terreuse et d'un blanc jaune-sale; et uu grand nombre de petites aspérités sur cette partie de la mächoire annonçaient un commencement de carie. Tous le organes de l'arrière bouche étaient à l'état normal , à l'exception de Ha paroi poslerieure du pharyux, qui étaient légèrement phlogosée.

M. Ruyer paraît admettre la préexistence d'un principe septique chez ce md, comes le seul moyen d'expliquer D mecs de cette affection extraordinaire, [L eîte à l'appni de cette h èse l'histoire du frère de M. V®**, qui, étant au bain , sentit tout à coup une douleur vive à plusienrs orteils , s’apérçut en rentrant chez lui qe le siége de la ee em noir , et le troisième jour avait As e vivre. ee

e, d'après ce pen de détails, qu'il s'agissait d’une artérite, fai se rare toutefois de jeune Dates hr à 26 ans. Ceci n'autorise donc nullement à présumer l'existence d'un principe SEE et M. Ruyer nous paraît plus | de Ja vérité quand il attribue Les aceidens graves qui se sont développés à l'absorption da pus fétide et qe grénenx de cet aboès. Quant à la difficulté de la déglutiton , la des-

OBSERVATION D'UNE INFLAMMATION AIGUE DE LA GLANDE SOUS-MAXIL- LAIRE DROITE , qui a été suivie de gangrène et qui s’est terminée par la mort; par M. Ruven , D.-M. à Senones (Vosges).

Ons. — V., négociant, âgé de 51 ans, ment éminemment n ayant fait le 24 décembre 4829 une ps eg or lieues à cheval par «as plais froide , ressentit le lendemain vers 7 heures du soir des douleurs vagues , dans le côté droit de la mâchoire inférieure; iles attribua à la carie d'une grosse molaire. La nuit se passa presque sans sormmeil ; le 26, à 4 heures du soir, M. Auyer fat appeké; et tronvala glande maxillaire droite accrue jusqu'au volume d'un petit œuf de oh ana re et chaude, La soif était pres- Lil $ normal, r. : Sangsues autou lande Ée ; œtel. émoll jheteens deb j die chenkue, ME

Ruyer quand il avance « qu'il aurait fallu dès le À sms 5 recourir à

u succès indubita-

ble qu'il promet à cette opération, il eût été fort à craindre qu'elle

(n maladie. Il est plus juste d'attribuer une

partie des accidens au refus que fit le malade de se laisser ouvrir l'ab-

cès aussitôt 7 + sa formation ; on aurait pu prévenir ainst, au moins

en partie, l'absorption furt probable du pus ; mais cette ouverture toe

fois établie, peut-être eût-il été uule d'y pousser des injections to niques et antiseptiques.

ae han y as . émoll. ; sulfate de soude, une once ; 1 : Après la saignée le s Del y den vitesse et devint plus mou ; mais à 2 ons

était totalement remplie, Qn iqua de nou 15 s 0e Tout cemee à eoth dort 100 ta 966 étieis: desole

de + soulage un peu le malade. !

æ 29, améliaration , l'intérieur de la bouche est plus libre; on y remarque à Pr la première grosse molaire une élévation dire du volnme d'une fève 6 leot.

= rc , le gonflement de la pra diminuant,

a 34 , on découvre au côté droit de l'apophyse une petite collecti . rulente qui s'oavrit vers le sir et laissa pes ci ur de Lrnalsa qualité, a et d'unc pl pe I en ag peur à durant la nuit et dans La journée du lendemain; le malade cut un peu sommeil; une sueur farorab) ét dede à 00 pole. pue

ais le 2 janvier la scène changes. La nuit était fort agitée; le ls éiait remonté à 420; les forces vitales beaucoup affaiblies ; la dglaition Enomible, Li foyer puralent de l'apophyse géni s'était beaucoup agrandi du côté de la glande maxillaire et vers la partie moyenne du musele sterno-mastoidien,

Le 3, amélioration notable, le ls à 80; l'abcès avait fait de nouveaux progrès; un médecin de Nancy appelé en consultation , décida le malode à le laisser ouvrir; et une incision de 4 lignes de longneur fat pratiquée à l'endroit le plus déclive , au nivesu de la grande corne droite du cartilage thyroïde. 11 en sortit cinq onces environ de pus mal lié, d'une couleur grise presque noire , et d'une fétidité particulière. On mit dans l'incision une mèche de charpie , et l'on recouvrit le co d'un cataplasme ges a de quinquna rouge, uve demi-ouce ; sulfate rabais De va Eee ve trouve Lolegé 0 Det lemeae Leu set mes LS

ut vidé le malade se trouva et but nt trois v

de pren … dans l'eau tiède. 4 a

4 au matio, la déglution e:t redevenue impossible malgré l'issue d'une grande quantité de pus ; Arai à 180; les forces affaiblies. Le médecin bossationt, en explorant le fond de la bouche avec le doigt indicateur , crut reconnaître un goaflement de la glande parotide et d'une partie de la pin A 9 heures du matin le pouls était intermittent, (Sinapismes aux mollets. soiretla vut se passèrent très-bien ; le malade avait pris du bouillon à différentes fois.

Le 5, on lui fit à sa demande des frictions surles membres arce le vin de Bordeaux ; le pouls était toujours intermittent. À 2 heures du soir, prostration extrème , décomposition de la face. (Vésicstoire à la nuque, i mens.) À 5 heures , la déglutition est à ible , le pouls se sent à peine. Ondait une seconde ouverture à l'abcès à côté de La trachée-arière , à deux pouces audessus de la clavicule droite ; il n'en sort que peu de pus. À dix heures les bords de éette incision étaient noirs ; le malade demanda qu'on lui aspergeit la figure

NOTE POUR SENVIN À L'INISTOINE TRÉRAPEUTIQUE DE QUELQUES MÉDIcamens , et en particulier de la kréosote ; communiquée à la Société de médecine de Paris par M. T£arrien.

1. De l’aconit contre les névralgies. — Dans la séance du 7 juin deraier, M. Roche avait fait part à la Société des effets merveilleux produits par l'aconit chez un de ses malades affecté d'une névralgie faciale très-douloureuse et rebelle à tous les autres remèdes. Selon lui , ce médicament bien préparé a une action si énergique, qu'à la dose d'un grain il provoque des symptômes d'empoisonnement , et dans les névralgies fociales, 11 procure en général du soulagement daus l'espace de 48 cures. +

Ce sont ces faits que M. Téallier a cherché à vérifier. 1la pris, comme M. Roche , son extrait d'aconit à la pharmacie de M. Boulay, et tandis que M. Roche l'unissait à l'epium et à la thridace , il l'a administré sans mélange , afin de mieux juger des effets produits. Trois observations montrent l'efficacité de ee moy n dans les névrabgies faciales et deux autres contre la névralgie sciatique.

Ons. 1. — Une femme de chambre de 24 ans, deux jours après la cessation de ses règles, qui avaient moins coulé qu'à l'ordinaire, est prise de violentes donleurs de tête occupant tout le euir chevelu. Le dixième et le douzième jours, des applications de sangsues à l'anus et aux apophyses mastoides smendent douleur et la concentrent sur la région orbitaire droite, où elle prend le caractère de douleur névralgique. (Extrait d’aconit à la dose de $ demi-grains par jour.) Cu augmente progressivement la dose d'un grain chaque jour , en sarte qu'au troisième jour la malade prenait 4 grains d'extrait toujours par doses fractionnées d'un demi-grain,

Dès le sccond jour, diminu'ion no‘able des douleurs. Le troisième jour, cesss-

tion complète ; la malade sus le remède, Deux jours a , renouvellement des er aa “dans toute nié droite de la tête ; on rie les pilules ; la douleur décroit rapidement. Le vingt-troisième jour de La maladie et le treisième du traitement , il n'existait plus de douleur, mais seulement de l'engourdissement et une sensibilité obtuse , liée par La pression dans le cdté droit de la tête, où la maladie avail commencé,

La deuxieme observation concerne une dame de 34 ans ,atteinte d’une

névralgie d'abord sous-orbitaire, puis changeant de place et se fixant sur le nerf frontal. Douze sangsues à la tempe calmèrent la douleur qui revint le lendemain ; on essaya alors un bain prolonge et l'application de compresses imbibées d'opium de Rousseau ; il ÿ eut encore un léger calme qui ue dura que quelques heures. On eut recours à l'aconit ; le troisième jour plus de douleurs ; on suspend le remède; la douleur reparait deux jours après. Les pilules sont reprises; dès le lendemain plus de douleurs; toutefois La malade continue à en faire usage pendant cioq jours ; les douleurs n'ont plus reparu. . Le sujet de la troisième abservation est un charcutier sujetäde fréquentes migraines, et atteint une nuit de douleurs dans les rameaux da nerf trifacial ; les pilules d'aconit continuées plusieurs jours enlevèrent les douleurs qui n'eurent point de récidive.

Les deux observations qui suivent ont trait à des névralgies sciatiques; dans le premier cas, presque toutes les médications connues avaient été employées sans résultat; dans le second , M. Téallier commença Le trai. tement par l'aconit. Les douleurs disparurent du quatrième au sixivme our.

: L'auteur ne se fait point illusion d'ailleurs sur ces succts; il rappelle combien de remèdes d'abord pronés comme héroïques ont ensuite menti à leur premuère renommée , soit que l'on ait commencé par exagérer leurs succès , sois que Les circonstances des expérimentations ne soient plus les mèmes. Nous croyons utile de voter que dans Les cinq cas recumillis par M. Téallier , les névralgies étaient récentes.

IE. De la kréosote. — Les réflexions de M. Téallier sur l’inconstanee des remèdes d'abord tant vantés s'appliquent parfaitement à Ja kréosote. El l'a essayée sur nn uleère ca conséeutif à l'amputation du sain, et a obtenu une amélioration marquée. Un autre essai à été fait pour des uleérations du col de la matrice; la cicatrisation a eu lieu; mais elle avait eu lieu aussi sous l'influence d'autres moyens; ct rien ne rassure contre Ja récidive. Dans un troisième cas, pour des nlcérations rongeantes du nez, la kréosote n'a pas produit encore d'effets asser. nés pour les noter; il est vrai que M, Téallier ne Fessaie que depuis ec sf jonrs.

Nous ferons à ce propos une remarque générale : dans La plupart des observations publiées jusqu'a présent sur la kréosote ou adressées à l'Académie royale de médecine . ou bien les auteurs se sont hâtés de publier les améliorations déjà obtenues , sans attendre la complète guérison ; ou bien on voit que ces premières améliorations ont été suivies d'un état stationnaire ; les faits de succès bien complets sont infiniment rases ; et enfin il en est quelques autres qu'on n’a point publiés, mais qui sont à notre parfaite connaissance , et dans lesquels la kréosote a paru produire de prime abord des effets contraires. Pour nous qui l'avons employée dans quelques cas d'ulcérations cancéreuses , ou d'ulcères simples , mais déjà anciens, voici ce que nous avons observé ; une améliosation incontestable d'abord , puis une nullité d'action qui nous forçait à discontinuer. 11 y a donc tout lieu de craindre que ce remède nouveauneconfirme pas les vastes espérances qu'il avait d'abordfait concevoir.

Hi. JOURNAL HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE.

Les huit numéros de janvier et de février contiennent les articles originaux suivans : 1° Remarques et observations sur la version du

us par La téte, par M. Stoliz; ce sont deux cas de version propres à l'auteur ; malheureusement les enfans unt snccumbé. 2° Courtes remarques sur l'uxide blanc d'antimoine dans le traitement de la péripneumonie, arücle purement polémique. 3° Compte-rendu de 26 cas de fièvre typhoide, dont deux seulement ont été mortels ( clinique de M. Bouillawd }, par M. Ronzel. 4° Deux articles généraux sur L'humorisme , par M. Forget. 5° Compte-rendu de la clinique chi. rurgicale de l'Hôtel-Dieu, par MM. Paillard et Marx. 6° Memoire sur la restauration du périnée ; par M. Roux ; c'est l'analyse du mé. paoire de M. Roux reproduite d'après la Gazerre mébicare, 9° De la nature inflammatoire du rhumatisme articulaire aigu , et de la grande efficacité des émissions sanguines répétées duns Le traitement de cette maladie, par M. Bouillaud. 8° Kecherches sur les vices de conformation de l'urètre , pour servir à l'histoire des maladies de l'appareil urinaire, par M. Vidal de Cassis. 9° Des proprié.

tés ES des sécrétions dans l'état sain et dans l'état morbide, etc. , par M. Donné ; cette note a été insérée lout entière dans la Ga- ZETTE MÉDICALE , dans le compie-rendu de la séance de l’Académie des sciences du 23 janvier, 10° De la cure radicale des é urinaires, par l'opération de La boutonnisre ; plus un cas de chéiloplastie, r NM. Viguerie, 11° Consultations de l'Hôtel-Dieu ; note sur ‘hypospadias, par MM. Paillardet Marx. 19° Observation sur l’emploi du laudanum dans les accouchemens ; par M, Levacher, 13° Une courte notice sur La kréosote, par M. Forget. 14° De La valeur des moyens proposés pour reconnaïüre le sublimé corrosif dans Les empoisonnemens ; par M. À. Devergie. 15° Des maladies des dolonies en général, par M. Levacher. 16° Un cas d'absence complète = Er" opération pratiquée par M. Amussat avec succés ; par . Petit.

cuniQue pe M, Duruvraen , par MM. Paicranp et Manx.

Cet article contient deux choses : quelques remarques sur le pied ne qui sont comprises dans le mémoire de M. Rognetta ci-dessus anaysé; et l'observation d'une tumeur enkystée entre l'hyoïde et Le cartilage thyroïde , oecasionant des accidens de suffocation, et guérie par l'incision suivie de l'introduction d’une mèche de charpie dans la plaie. M. Dupuytren a paru penser que c'était un kyste accidentel, peut-être congémtal ; il nous parait beaucoup plus naturel de regarder cette tumeur comme un hygroma , ou une sorte d'h isie de la bourse syneviale découverte par notre collaborateur, M. igne , eatre l'hyoïde et Le thyroïde. Boyer a cité un cas analogue.

DE . Gen eg pe DU RHUMATISME ARTICULAIRE ae et de la grande efficacité des émissions sanguines répétées dans le traitement de cette maladie ; par le professeur Bouizcaus.

Ce petit mémoire, qui est écrit avec la verve de conviction que son auteur apporte dans toutes les discussions, nous paraît dirigé specialement contre l'opinion de MM, Chomel et Louis , qui ne regardent pas le rhumatisme comme une maladie inflammatoire.

Il se compose de deux parties : dans la première l'auteur apporte des preuves tirées du raisonnement en faveur de son opinion ; mais comme tou. tesellesont été déjà dites vingt foissansplusdesuccès, où qu’elles tombent à côté de la question , nous n'en entretiendrons pas nes Loteuts, Le second contient quelques faits sur l'emploi de la saignée dans Îe traitement du rhumatisme articulaire ; s'ils n’offrent rien de neuf sous le rap-

rt du mode de traitement employé, ils présentent des résultats dignes Le fixer l'attention. En effet, nous voyons, d'après les notes piEies ici, des rhumatismes articulaires disparaître en quelques jours sous l’influence de la saignée. Cependant nous ferons remarquer que deux observations sculement sont consignées ici avec les détails suffisans pour être comprises ; et, d'après ces faits, nous ne savons pas si M. Bouillaud a le droit de dire qu il a prouvé, par la méthode numérique, l'efficacité des émissions sanguines. Pour nous , qui ne partageons pas , sur l'imnes de la méthode numérique , l'avis des adversaires que s’est

onés M, Bouillaud , et auxquels il à emprunté la méthode avec laquelle il cherche à les combattre, si nous ne pensons pas que l'on puisse traiter les plus hautes questions de notre art par des chilires et en réduire la solution à de simples résultats d'arithmétique , nous croyons encore bien moins qu'on puisse entreprendre de le faire avec un aussi peut nombre de faits.

RÉCRENCHES SUN LES VICES DX CONFORMATION DE L'UMÈTRE , par M. Vipar De Cassis.

M. Vidal a rassemblé dans les anteurs tous les faits qui se rattachaient à sou sujet, et 1] les a rangés sous ces cinq titres : 1° F a-t-il des urètres doubles? Il répond par la négative; 2° a/sence totale on partielle de l'urétre ; 3° oblitération de l'urètre ; 4° changemens dans les formes, et 5° changemens de rapports. V'anteur déclare , d'ailleurs , qu'il n'a eu en vue de combaitre ni de soutenir aucune conclusion pratique.

OBSERVATIONS DE CHIRURGIE PRATIQUE, par Ch. Vicusmr.

Un malade affecté de nombreuses fistules urinaires s’étant laissé tomber un fragment de sonde dans la vessie, M, Viguerie père, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Toulouse, pratiqua la taille périnéale. Les urines coulèrent par la plaie durant $o jours; après ee temps , elles reprirent leurs cours par l'urètre ; les fistules s'étaient guéries spontané-

ment. |

Gette cure, due au hasard, fit penser à M. Viguerie que ka bouton-

nière pourrait être une ressource dans quelques cas de fistules opiniâtres; depuis lors il l'a essayée deux fois. Le sujet de son premier essai portait depuis deux a0s deux fistules urinaires rebelles à l'emploi des sondes ; la bontonnière faite , l'urine passa entièrement par la plaie. Trois semaines après, elle reprit son cours par l'urètre ; les fistules se guérirent , mais la plaie elle-même fut sept mois à se cicatriser. Je second

ré est encore en traitement à l'hôpital. Test besoin, come on vuit, LÉ: nouveaux faits pour porter un jugement sur cette opération ; toutefois il s'agit d'une affection souvent st rebelle, que l'on ne peut vuir les tentatives de M. Viguerie qu'avec faveur,

Une autre observation a trait à un cancer du menton enlevé avec suc cès , la plaie fut recouverte par une portion de la peau du cou. Deux

ures représentent la femme avant et aurès l'opération ; nous devons déclarer que la seconde est d'une fansseté ce e ; après une opération de ce genre , jamais Le menton n'est aussi hien conformé, et jamais surtout il n'y a absence complète de cicatrices.

EmpLoi DU LAUDANUM DANS LES ACCOUCHEMENS, par M. le docteur Levacues.

M. Levacher emploie le laudanum dans les cas d'inertie et d’épuisement de la matrice, et ne balance pas à lui accorder un avantage immense sur le seigle ergoté. Voici comment il fut conduit à l’es-

er. Une dame de Sainte-Lucie était en travail GT douze heures; les forces étaient épuisées, les douleurs disparues ; M. Levacher appelé en cousultation proposa le forceps. Un médecin anglais qui traitait la malade préféra tenter d'abord l'extrait goummenx d'opium , dont cinq

ains furent administrés en deux pilules, de demi-heure en demian Les douleurs se ranimèrent , puis clles s'épuistrent de nouveau; et il fallut recourir au forceps.

“L'auteur s'informa près de plusieurs médecins anglais s'il était d'usage d'employer ce moyen en pareiless ; et sur leur réponse affirmative, il se décida à les imiter. Un cas analogue an premier s'étant présenté, il administra le laudanum de Sydenham à la dose de 150 gouttes dans l'espace de deux heures. Les douleurs se réveillèrent et la délivrance eut licu promptement avec tout l'appareil de vigueur qne l'on pouvait désirer. Depuis lors il prescrit ce médicament plusienrs fois, à la duse de 100 à 200 gouttes et toujours avec nn succès évident, Le lindanum, dans ce cas, n'agit que sur l'utérus ; il excite et provoque les douleurs, et rien de plus. |

Nous ne révoquons jainais en doute des faits bien observés; mais

x établir d’une matière incontestable des propriétés aussi singulières, il eût été à désirer que M. Leracher rapportät plus de deux observations, dont la première semble même un peu conirarier ses assertions.

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