BECHERCUES SUR LE RAUMATISME DES PAROIS THORACIQUES
par M. Gauver , D.-M. P.
Ctte maladie à été peu étudiée; tous les auteurs qui ont traité du shumatisime ne l'ont décrite que très-incomplétement : Baïllou l'a mentiunnée seulement sous Le nom de pleuritis dorsalis. Les articles Ahu-
matismc des dictionnaires de médecine les plus nouveaux constatent son existence sans entrer dans le mordre detail,
J'essaie aujourd'hui de remplir cette lscune en déterminant ses causes , son siège, ses relations avec d'autres maladies, les circonstances de sa marche, son mode de traitement et , s'il se peut, sa nature. J'ai vu un assez bon nombre de ces rhumatismes durant les mois d'hiver qui viennent de s'écouler , sous l'influence d'une constitution médicale iqui a fait prédominer, entre toutes les autres maladies, les affections rhumatismales et les phlegmasies thoraciques. Je les ai vus à l'hôpital de la Charité dans le service de M. Lerminier, auprès de qui les exemples ne manquent pas plus que les facilités de tout genre , à ceux qui se livrent à l'observation médicale.
M, Genest a fait, pour le rhumatisme des parois abdominales, ce que j'entreprends ici pour celui du thorax. Nos sujets , quoique relatifs à une maladie de si me nature, se ressemblent moins qu'on ne serait tenté de le penser au premier examen , ce qui tient à la différence du sicge de cette maladie dans l'un et l'autre cas. Je suis persuadé que la tâche que nous avons accomplie tous deux est praticable pour le rbumatisme de l'épierâne et pour celui de tous les organes internes munis d'un appareil musculaire.
SL PRÉDISPOSTIONS, CAUSES.
Le rhumatisme thoracique s'observe le plus souvent chez des individus vigoureux , arrivés à la jeunesse confirmée ou à l'âge adulte, doués des attributs physiologiques du tempérament athlétique et adonnés à des travaux qui les exposent aux iatempéries des saisons et à de brusques variations de température. Parmi eux, on rencontre ordinairement des blanchisseuses , des boulangers , des charretiers , des colporteurs, des carriers, des raflineurs de sucre, des serruriers, des gens obligés à des courses dans les rues de Paris en toute saison et par tous les ternps.
Avant d'entrer dans la description du rhumatisme thoracique , je
Feuilleton.
ms en
LETTRE SÛR QUELQUES MOPITAUX DE FRANCE, par M. Poixre, Peofeseur de clinique médicile à l'évole de médecine de Lyon.
Au relour d'au voyage fait assez rapidement, tr faites sur les priccipaux hôpitans des villes que je venais de parcourir, et 2 tableau qui s'offrit alors à mes s ne me parut pes sans intérêt.
Parti de Lyon, le 14 avril, je me sais arrêté dans les villes d'Avignon, Nismes,
Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Limoges et Clermont ; penilant cettéitournée , }à
j'ai particulièrement étudié les établissemens destinés su soulagement de l'humasité sotffrante et à l'ensrignement des sciences médicales. Je pourrais compléter le tableau des prncipaux hôpitaux du midi, en vous parlant aussi de ceux de
Morseille et de Toulon que j'ai visités, il y à peu d'années , mais celle tache a été |
récapitulais les observations que |
ville, qui fat pendant près d'un siècle La propriété et la résidence des ; le peu Lies que j'ai passé et l'absence de l'un de ses médecins les “ts og més (M. le docteur Chauflerd}, ne me permirent point de m'ahoecher avec des confrères bonorables que je désirais voir; je m'acheminais donc seul sers ses établissemens d: bienfaisance.
L'hôpital de cette ville se trouve dans la campagne, et à une assez grande distance des quartiers les plus habités ; il à par conséquent l'arantage d'une position salubre , et l'inconvénient très-grand pour certains malades, d'un espace asus long à parcounr pour y arriver, Le bâtiment peu élevé est d'une architecture simple, mais régnlière; les infirmeries sont asser aérées; les lits sufüsamment espacés et l’abord des salles facile,
Il existe dans la mème ville un hospice des aliénés qui jouit depuis long-temps d'une assez grande réputation; il date d'une époque où les maisons de eharités , consecrées à ce genre d'inlirmilés, étaient peu nombreuses ; il devait, par consé-
nt, alors servir d'asile sux fous d'Avignon et de plusieurs provinces éloignées ; i doit à celte ville renommée d'être encore un de ceux sur lesquels on dirige de aliénés de plusieurs départemens, L'entrée en est interdite aux étrangers; et cette défense date de quelques années: un aliéné ayant retrouvé dans un visiteur, une cos aaissance dont la vue reveilla en lui d'anciennes passions, d'un état d'aliénation mentale trançuille à uu état de fureur qu'il fut dif e de cslmer ; ayant
remplie dans votre journal, et je ne dois que vous offrir de euntinner ke travail 2 erpendont obtenu avec peine La permission d'y jéter un regard, j'y ai trouvé de que vous promit , sur les hôpitaux de France, l'auteur des lettres insérées dans le À l'ordre et une distribution iut: riéure appropriée à la nature de l'établissement ; si n° 4 de tome 11, et Le n° 10 da tome IN de lu Gazette mime. je juge d'après les renscignemenus qui j ai vbienus sur ls licux et de personnes
Malgré les sorsante et dix lienes qui nous séparent d'Avignon, et grace à La letrangères à l'art, les méthades de traitement emyloyées sont ralionnelles et au mvigalion des bateaux à vapeur, jarrivai en moins de onve heures dans celte d'uiveau des progrès de ba scicnce,
veux en présenter un exemple choisi parmi les cas les plus simples , et ui suffira à faire counaître quelle espèce de maladie doit faire le sujet e cet article.
Ons. 1.— Un cherretier, âgé de S$ans, homme musculaire, de 1aîlle ramassée , de poitrine ample , avait des douleurs thorschiques is trois semaines, 1] n'avait jemais eu de toute sa vie de douleur rhumatismale aux articulations, 1!
sentait de la douleur en toussant sous l'aiselle gauche, La pression était sensible | su bord inférieur du grand pectoralen avant, ét à un point de ce muscle plus su- |
périeur et plus rapproclé de la ligne médiane, au niveau de son insertion supé- | d'une ou de plusieurs i eler, Dans les efforts |
rieure. Ces divers point étaient sensibles dans l'action de d'inspirations La douleur s'étendait die bas en haut de l'aiselle à la partie supérieure
du grand pectoral. M se couchait sur le cdté gauche sans éprouver d'autre jocoin- |
modilé que de sentir des hattemens du cœur.
Il fut saigmé sans coneane et eut sur Les points douloureux 80 sangsnes qui ver- |
sérent bezvconp de &ng. Après cette perte de sang, 1 sentait moins de douleurs :; quelquefois elles étaient nulles ou ne se qe mieot qu'en loussant, Quand il se trouvait couché sur le cûté gauche, il se réveillait avec du picotement occupant le mème siége, et ressentat alors des sensations douloureuses en respirant dans toat le tract du grand pectoral de dehors en dedans.
Il sortit dans cet état,
$ IL. invasion.
Après avoir été mouillés par une pluie froide ou exposés à l'impression d’un air antomnal ou hivernal, lorsqu'ils étaient couverts de sueur , la plupert des individus sont er quelquefvis subitement de frissons, de malaise , de symptômes fébriles et d'une douleur sternale augmentant surtout par l'ampliation des côtes. D'autres fois, ce résultat arrive graduellement, après qu'ils ont subi un certain nombre de fois l'influence de ces causes morbides. Dans les deux cas, la douleur sternale projette le plus souvent des irradiations vers l'un ou l'autre côté de la ligne médiane onze fois sur treize vers le côté gauche, Bientôt en quittant , ou sans quitter le sternum, elle se fixe en un ou plu-
sieurs points de ce côté. La, elle varie de place, sans abandonner ja-!
mais où presque jamais , la région antérieure. 1 n'est pas rare qu'elle se développe en même temps à la partie latérale correspondante du col , à l'épaule et jusque dans la continuité du bras. D'autres fois, par l’action des mêmes causes , la douleur débute sans er par le ster num, en s'établissant au côté antérieur gauche de la poitrine, tantôt sous la forme de points multiples, mais isolés et circonserits ; antôt en occupant une large surface. Ailleurs, par l'étendue que cette douleur occupe , elle se prête peu à la dénomination qu'on peut lui donner jusqu'ii de pleurdynie rhumatismale, Quelquefois , en effet , elle commence tout d'abord par occuper toute la région antérieure du thorax, et Les inmalades se plaignent alors d'éprouver une gêne douloureuse à développer les côtes dans les mouvemens inspiratoires ; ils la comparent à relle qui résulterait d'un plastron ou d'une cuirasse qui péserait sur eux; où bien elle comprend seulement la moitié inférieure gauche de cette région et s'étend aux deux tiers supérieurs correspondans des
rois abdominales ; ou bien enfin elle part de l’un des points picuropa du thorax en avant, et arrive, en descendant à travers 'épaisseur de ces derniers , jusqu'à la hanche et à l'aîne gauches.
J'ai vu ce rhumatisme n'être qu'une pleurodinie sons-mammaire et précordiale , et cincider avec une douleur dorsale, laquelle prenait son point de ee au niveau de la colonne épinière et jetait des jwolongemens vers le côté du thorax, comme si elle tendait à se réunir
avec la douleur antérieure. Dans un autre cas , après avoir envahi d'abord l'intervalle des deux omoplates . la fosse sous-épineuse gauche et un espace assez étroit an-dessous d'elle, il tourna latéralement et vint Ise fixer en dehors du mamelon. Dans un second cas , il demeura posté- [rieur ; après s'être établi entre les deux épaules, il remonta derrière le col jusqu'au sommet de la tête, en suivant Ja ligne médiane. Quelquefois un assiste, pour ainsi dire, au début du rhumatisme Ithoracique. Des malades, séjournant à l'hôpital pour une arthrite jointures, sont saisis tout à coup par une douleur fa région antérieure gauche du thorax.
$ IL suce.
Quand on veut déterminer rigonreusement le siège et l'étendue occupés par cette douleur rhumatismale, on les trouve en relation exacte javec la situation et les attaches aponévrotiques des muscles qui révèlent Iles parois thoraciques. La ailes steruale siége aux à s en- [trecroïsées des muscles pectoraux. Quand elle se localise sur l'un des côtés en avant , elle est fixée à la totalité-ou à une partie du grand pec toral. On l'a vue s'isoler à so0 bord épais qui forme le rebord antérieur de l'aisselle , ou se circonscrire à la moitié inférieure qui recouvre les précœurs , et se faire sentir en même temps en un point limité de son insertion claviculaire. Elle se borne quelquefois en bas à une petite portion de ce muscle, et s'étend à la fois à la partie costale et aux deux tiers ve correspondans du muscle grand oblique et de l'aponévrose de l'abdomen, D'autres fois, elle tient ce dernier muscle dans ltoute sa hauteur, sans excepter ses attaches iliaque et pubienne, Iatéralement , elle paraît résider dans les digitations charnues et tendineuses du grand dentelé et dans une partie de celles du grand oblique. Quard elle existe au milieu ou sur l'un des côtés de la region dorsale, elle siége à l'aponévrose d'insertion vertébrale du trapèze, et irradie de là à travers les fibres du grand dorsal et quelquefois du sous-épiveux, ou bien remonte cette insertion jusqu’en baut et covahit une plus ou moins grande étendue de l'aponévrose epicrânienne. Si elle se montre lau col on à l'épaule, c'est qu'elle se confine , d'une part , au sternomastoïdieu et au scalène antérieur , et de l'autre à l’attache acromiale. commune aux muscles trapèze rt délioide , en endolorissant une partie des fibres charnues de ce dermier.
Je cite ici une seconde observation destinée à faire ronnaitre comment le rhumatisme se localise en un ou plusieurs points faciles à détermiser anatomiquement.
bornée à un point de
Ons. I. — Un boulanger, âgé de 36 ans, habitant Paris depuis treixe ans ayant une douleur au bras gauche, avec contrecture du coude, a vu rhumatisme thoracique.
Vers Le 20 décembre , il ressentait une douleur brûlante à denx pouces au-dessous de l'omoplaté gauche. Elle tourns comme une boule et se fixa co avant et au côté externe du téton gauche, Il vint be 4 janvier et fut vu le 6. Sa douleur était fixée à un pouce et demi du téton gauche, dansune étendus transre: sale de deux
es. Eu resqurant il ne sentait que de la gène ; en soulevant le tronc , elle devenait plus latérale. 11 n'avait pas de palpitations: il avait la respiration longue en montant et de tout lemps il éprouvait de l'oppression à se coucher sur le cdte gauche. Les battemens du cœur étaient normaux; la prestion ne fai ait rien à la douleur ; il toussait un peu et la toux y restentissait, La auit il y avait un peu de lranspiration. Le pouls était naturel ; appétit.
Le 7, la douleur était plus forte que le veille; elle était réveillée par le toucher. (24 sangsues loco dolent.} .
| des édifices dont le but quelquefui. ne rappelle rien qui honorëlé peuple qui es à élevés.
des quartiers les plus peuglés; pour le premier , 1 y aurait un double avantage, les vieillards et les per ns sv trouvrraent dans des conditions hyginiques meilleures, et les dépenses probablement sraicat moindres: et pour le second , il y == ÿ facilité plus grande pour Le transport des malades de leur domicile à l'hipital.
monumens consarrés au soulagement des pauvres. ne mérilent-ils jsas autant les hommages des hommes que Les débris de ceus qui furent destinés à des sacrifice: humains {Maison Carrée); où à des jeux barbares {smphthéâtre); et des misons
Le 9, la douleur s'allonges en has jusqu'à la hanche gauclie et se Gxa à l'aime,
Le 10, ce n'était plus lorsque le malade raulait
Sorti le 43 janvier,
da bras gauche.
re un effort violent des musc!
$ IV. symPrûwes rocaux.
Ce rhumatisme se fait sentir quelquefuis aux malades sous la forme
d'une douleur très forte ou de gène plus où moins pénible dans les mou- Yemens respiratoires ordinaires. Constamment les inspirations furcées développent l'une ou l'autre. La parole amène assez rarement ce résul. tat. Il était commua sons l'influence de la constitution atmosphérique de cet hiver, que les rhumatisans fussent affectés d'un certain degré de bronchite, Dans ce cas, La toux réveillait vivement leurs douleurs, en ébranlant la cage thoracique. Si le rhumatisme est antérieur , latéral ou postérieur , le décubitus dant est pénible où impassible. Le coucher latéral est de plus reodu difficile par 1: sentimett des battemens du cœur et les À on sinistres qu'il cause aux malades.
Dans toutes ces circonstances les douleurs sont vagues sous le rap port de l'espace qu'elles occupent , et sont difficiles à délimiter. u gr extérieure, ax contraire, sert parfaitement à les localiser et à es circons-rire. Ce moyen simple d'exploration développe aux points indolores une sensibilité obtuse qui, cessaut à leurs limites, permet d'en mesurer exac'emnent l'étendue, Ghez les femmes celle sensibilité n'est éveillée par la pression qu'an-dessus et au-dessous de la mawelle, bien que leurs sensations pronvent que la pointe subjacente à cette glande Participe à l’endolorissement. Cette sensibilité diffère de la douleur propre au point pleurétique, autant par son caractère inu'liple et son étendue que par sa nature.
Ce qui arrive dans la pleurésie s'observe pour la même raison daus le rhumatisme thoracique. La paroi costale se développe moins anplement du côtémalade que du côté sain ; elle serabile se mouvoir d'une seule pièce dans son élévation respiratoire, La respiration pulmonaire est faible, mais netle et pure partout. La percussion fournit un son égal des deux côtés, mais il n'est pas clair, La faiblesse du murmure respiratoire et l'obscurité du son pectoral me semlent tenir à une seule et même cause, Les côtes se dilatant moing que de coutume, il pénètre moins d'air dans les vésicules pulmonaires à chaque inspiration , par conséquent le malade doit éprouver de la dyspnée, et il en éprouve en effet, La respiration doit diminuer d'intensité, et la poitrine perdre de sa sonorité. Autre preuve : quand les souffrances ont cessé ou se sont fort affaiblies, le déplissement pulmonaire prend de la force et s'entend
plus distinctement. J'ai constaté une fois aussi que la poitrine redeve-
nait plus sonore.
$ V. mancus ET DuaËe,
Ilest de la nature de ces douleurs de se déplacer d'elles-mémes où à l'occasion d'un changement d'attitude, en quittant définitivement leur point de départ, ou Éea de s'étendre progressivement d'un point à un aütre.
Excepté que le rhumatisme ne s'étende aux organes de la poitrine, ou ne srit compliqué d'une arthrite n1ÿut , cas où le pouls se montre quelquefois d'une fréquence extraordifiaire ou se conserve plein et furt jusqu'à la déplétiun sufisante du systèine veineux, ce n'est pas le plus vrdinaire que les malades présentent un mouvement fébrile accompagné
Un établissement fort remarquable et dont je ne puis me dispenser de vous er arec quelque détail, quoique ee ne soityuas uoe œuvre de charité, c'est la aison c ntrale de détention, située dans l'un des endroits les plus élesés de la ville , composée de d Mürens corps de bâtiment , séparés par de très-vasles cours, et compdlétem nt isolés de toute habiation étrangère; sa position générale ne laisse, par conséquent, rien à désirer sous le rapport de la salubrité; nous verrons quil n'en est pas tout-à-fait de même de sa di position intérieure: la plupart des bitimens , iles vrai, sonL neufs où nouvellement réparés; ms d'autres sont anciens et dons ua état de vétusté remarquable, Les sitiees et les dorloirs sont grands, mais quelques-uns ne sont point assez atrés et auraient besoin étre b'an- Chis plus souvent ; plasieurs planchers sont trop bas «1 devraient être plifonués ; ces dispositions locales sont nécessaires dans des étiblissemens dhstinés à rec voir ua grend porbre d'individus; elles seraient presque da lexe dans des maisons particulières, elles ne sont qu'une condition d'existence dans les licus où se trouvent de grands ras emblemens d'hommés. La partie des bitimens où s'entreposent else préparent bes choses nécessaires à l'entretien des détenns m'a para bien ordonnée ; j} siremarqué ua four très-grand et chaufé par le charbon de terre, nisage qui devrait être imité dans toutes les villes où comme à Lyon, par exemple, le bois de chaufage se vend cher et be charbon de terre à bas prix, Plusieurs pié ces plus on moius grandes, suivant les besoins, servent d'entrepôt poue les malitres premières, de magasins tr les marchandises confretiouaées et de comp toirs les écritum s ; cetie division n'est pas celle qui parait tenue arec le muius de soins. Vous remarques peut-être que celte distributios ressembe peu à celle d'une prison; c'est qu'en dix il est dificike de ne voir dans ect établissement qu'une mañsdn de détention ; l'étranger , s'il m'était préveuu, se croirait plutôt
Le gène sous-mammaire qui ne se déreloppail que
de céphalalgie, de soif, d'inappétence, etc, S'ils le ressentent au début, il cesse au bout d'un ou deux jours et leur appétit reprend bien avant que leurs souffrances n'aient commencé à dimiouer. M ce:te apyrexie , ils ont généralement de l'insomnie, de la céphalalgie et d'abondantes et continuelles transpirations | ce qui les rend très-sensibles à Ja moindre impression d'un air froid.
Lorsque ces malades arrivent , ils souffrent déjà depuis long-tem
sans avoir quitté leurs occnpations ; ils supportaient leurs douleurs
uis quinze jours, un mois , deux et trois mois. Ce qui les faisait venir
lemander du soulagement, c'est qu'ils se lassaient de l'attendre du PE , où bien que leurs douleurs s'étaient exaspérées et leur avaient rendu tout travail impossible. Quelle que soit l'époque où ils aient commencé à souffrir , quelques jours d'un traitement rationnel suffisent à les faire disparaitre entièrement, ou à les diminuer, ou à les réduire à un sentiment de gêne. La durée, au contraire, dans le cas de complication , s'augmente de toule celle qui est propre à ne phlegmasie . racique.
$ VI. cowmpticarions.
Ce paragraphe serait mieux désigné peut-être par ce litre : Extension du rhumatisme thoracique aux organes intérieurs.
J'ai dit que le rhumatisme des parois thoraciques se développait au côté gauche dans la très-grande majorité des cas. De cette circonstance naissent quelques-uns des faits les plus importans du diagnostic médical.
Avec la douleur les rhumatisans se plaignent pour La plupart de dyspnée , d'étouffeinens et de palpitations. Ces symptômes sont. passagers, mais reviennent souvent, spontanément, ou lorsqu'ils montent ou ins Krin le pas. Tous s'accordent à dire qu'ils n’éprouvaient rien de semblable avant l'apparition de leur maladie. A l'auscultation on trouve généralement chez eux les battemens du cœur sces, énergiques, mais sans impulsion ni bruit, La dyspoée et les étouffemens sont tellement liés à la part que la fibre charaue où l'enveloppe séro-fibreuse du cœur prend au rhumatisme de la paroi thoracique , qu'il m'est areivé de ne pas les rencontrer chez un malade qui n'avait ni palpitations ni battemens anormaux du cœur examiné au cylindre, bien qu'il éprouvât dans l'état de santé une certaine dyspnée à se coucher sur le côté gauche. Bichat dit quelques mo!s sur cette transmission d'une maladie rhumatismale de l'extérieur à l'intérieur; c'est un fait analogte à celui qui a été signalé par M. Genest dans les rhumatismes des parois abdominales, se mp s'accompagnent fréquemment de vomnissemens. La partici-
tion du cœur ou de son enveloppe à l'affection voisine , est suscepti-
le de se montrer sous une forme bien autrement grave. Chez un malade qui n'avait présenté jusque là qu'un état d'apyrexie complète, on observe un jour une accélération extrême du pouls. Différens sigues qui survicasent bicatüt après ne permettent pas de confondre les nouveaux accidens avec un mouvement fébrile nets: L'observateur voit se dessiner sous ses yeux une série de symplômes qui appartiennent à l'irritation rhumatismale du cœur, et peut-être du péricarde. Le sang tiré de la veine devient éminemment coucoseux. Après la cessation des accidens les plus graves, les palpitations restent quelque temps douloureuses; le malade éprouve à chaque systole une sensation particulière ; il lui semble que le cœur est douloureux à chaque contraction , lorsqu'il monte ou court, et mêwe lorsqu'il est en repos. Ceux chez qui a existé
dns une grande roanufacture; Lous les détenus sont occupés ; des ateliers de di vers genres d'industrie lvurs sont ouverts ; ils y sont repartis suivant le degré de kur satelligeuce, de leurs forces où de l'habitude qu'ils ont de telle où telle pro Eession, Une partie du salaire qu'ils gagnent leur st complée immédiatement ; une autre est enise en reserve el forme une masse dont ils ne peuvent disposer qu'a l'expiration du temps de leur détention; et be reste est destiné à l'entiet en de la maison, Les occupations auxquelles on force, pour ainsi dire, ces misérables de se livrer par l'appôt de quelques douceurs d'existence qu'on ne leur accarde qu'à ce prix, les met à l'abri des vices que ferait iofailiblement maître l'oisiveté et des conwpunirations trop fréquentes entre eux. Quelques uns méme prennent le goit du travail et font dans ces atelices l'apprentissage Juve profession qu'ils pourront plus tard esercer d'une manière plus lucratire.
De Nismes je me renlis à Moatpellier , et je mé propasais dé passer quelques Jou:s dous cette ancrenie métropole du monde médical, osais l'énnute venait de lever son étendard dans le temple mème d'Esculape ; des étudians , entrsinés par la vivacité du jeune âge, et pour des motifs que je n'ai point appréciés, poursuivaient de leurs silllets +t recteur ek professeur, Prévoyant que ces troubles ne pouvaient avoir qu'un résultat funeste, et peu désireux d'en être le témoin , je me hätai de +isiter 1 Faculté et ses dépendances. Assez heureusement servi par le hasard, je pus , pendant cette journée d'agitation, assister à une réceplion de docteur , entendre quelques élères qui subissaient leurs examens, et voir les priocipaux éablissemens de crarité, Soutenir une bise est une épreuve scienti- Éique dont on aurait unc idre peu satisfaisante , si l'on n'avait été lémoin de cet acle acadéatique qu'à Montpellier, et au jour dont je parle ; un recipicadaire qui, ke plus sauvent, ne répondait pas où répondait mal , des examinateurs qui prirest
l'inspiratinn, 1 avait des batlemens du cœur qui lui coussient de l'étouffement quand il montait ou courait. Il ne pourait se coucher du côté gauche; il avait le pouls peu calibré , sans ancune fréquence, Une fois, il se montra petit et un peu accéléré, — Exsminé au slétowope , Le murmure respiratoire élait égal partout, et faible partout. La percussion ne donnait qu'un sou très-ohseur.
Les baltemens du cœur étaient un peu secs, mais sans impulsion ni bruit.
es jours après, le malade se trouvait faible; mais il souffrait moins de sa
douleur, Elle était descendus au-dessous du mamelon ; il cosparait son étendue à celle de la main. Elle se locolisai® 1à d'une manière distincte, pour la pression et l'inspiration forcée. Ni l'un ni l'autre au Fed rien pan a0 miveau de l'espace occupé le grand pectoral; mais la première étail encore nn peu sul au ticrs Lférieus du steroum, I n'y avait plus de serrement à la gorge. Paroxiames de sueur générales. k
Le 4° février, il respirait librement sans aucune gêne aux points précélem. ment douloureux. Le malade avait encore sué la veille, Il septait de l'appétit; mois il avait peu de sommeil ; pouls calme. 3 su
Le 3,toute espèce de douleur locale avait ovssé. l était évident que le murmure
iratoire s en cadait phas distinclement.
Eonti le 5 février.
cette espèce de rhumatisme, sont exposés à le voir se renouveler à l'occasion d'un simple refroidissement, et me ra toujours, après üsieurs aticiotes, par présenter dans l'habit de leur vie les signes ‘une hypertrophie du cœur. J'ai toujours été étonné que c s faits n'aient pas trouvé une place dans la description de la cardite, au Leu des détails vagues et des conclusions hasardées qu'on y rencontre, et qui ne permettent pas de distinguer la phlegmasie des fibres du cœur, de celle de son enveloppe. Poe | C'est d'après la même loi de physiologie pathologique signalée pour la première fais par Gorvisart et son école , qu’on voit des arthrites aiés cesser tout à coup et donner lieu , par upe sorte de metastase, à 2 péricardites le plus souvent mortelles ; qu'on voit des malades affectés du rhumatisme inflammatoire , se plaindre d'éprouver des palpitatious pour la première fois de leur vie ; qu'on voit enfin des maladies du cœur s'exaspérer et marcher rapidement vers uge terminaison funeste , sous l'influence de douleurs aiguës d’une où de deux articulations.
Un double phénomène qui est particulier à l'angine de poitrine , qui se retrouve quelquefois chez les rhumatisans et qui est aussi la conséuence de l'extension de leur maladie aux fibres charnues du cœur, c'est la constriction du larynx et les irradiations douloureuses dans La continuité du bras gauche. L'un et l'autre sont passagers ; ils viconent spontanément après une douloureuse contraction du cœur , ou bien quand les malades montent où forcent le mouvement respiratoire des côtes. La raison de ces deux phénomènes me semble facile à donner. Le cœur souffre et transmet, par le moyen des anastomoses de ses nerfs et de son plexus , ses sensations aux filets laryngiens du nerf vague , lesquelles entrainent le serrement spasmodique de la gorge, d'après des lois de sympathie nerveuse à nous inconques. Les communications moins directes de l'appareil nerveux du cœur avec les nerfs du plexus brachial, donnent lieu au mème résultat dans une étendue plus on moins rande du membre supérieur gauche, R'en ne paraîtra Cr naturel que & rencontrer un symptôme commun à deux maladies, dont l'une a son siége dans le tissu du cœur , et l'autre est regardée jusqu'ici comme une névrose des organes de la respiration et de la circulauon. Voici l'exemple d’un individu qui présenta quelques-uns des phénomènes précédens.
Cette irritation rhumatismale , qui <e transmet des parois thoraciques au cœur par analogie de tissu , se porte quelquefois à la plèvre ct au poumon en vertu seulement de la contignité des parties, Une simple douleur rhumatismale devient une pneumonie ou une pleuro-pneuinonie du côté rhumatisant. Dans le premier cas, la pleurodynie disparait incontinent ; dans le second , elle disparaît aussi , maïs pour faire place à la véritable douleur pleurétique , inamovible, bien circonserite pour le malade. Tous les signes locaux ct généranx de ces maladies, tels que toux , crachats sanglans et visqueux , matité, souffle bronchique, fièvre forte , dyspnée , se dessinent avec promptitude et intensite. Après la résolntion de la phlegmasie thoracique, j'ai toujours vu le rhumatisme pleurodgnique reparaître affaibli, il est vrai, à son siége primiif, C'est par une transmission semblable que le rhumatisme des parois Hhsols , qu'on à jusqu'ici confondu avec la péritonite, revêt quelquefois en réalité los caractères de celle-ei.
L'observation suivante montre le dévelo; pement et la marche de celte complication pleuro-pneumonique.
Ons. IV. — Un colporteur, âgé de 49 ans, homme fortement constitué, d'ane apparence virile qui n'aurait E laissé Durs y son âge, entra le 19 norem re, avec des dauleurs aux articulations des pieds et des genoux.
Le 26 , étant levé , il fut pris de frisson , de fièvre et d'une douleur ayant son siége au-dessus et au côté externe du téton gauche, qui se dévelojpait dans ls muuremens respiratoires. |
Le 28 , il cut une saigne couverte d'une légère concnne. Le lendemain son pouls plein et fort exige une nouvelle émission sanguine , laquelle fat survie d'une troisième. La douleur des pieds et dis genoux était fort diminuée,
Le soir du 28, Éèrre. :
Le 40, Ü se plaiguait de ne pas dormir et d'avoir soif, Sa douleur occupant le mème siège avait une étendue plus longue que large. La pression était doom reuse au-desens el en dehors du téton , et sc prolongeait jusqu'au bord antér eur de l'aisselle formé par le grand pectoral. Le malace sant beaucoup ct fovssuit paur La première fois. Il u'aait pas de fièvee, Il avait des palgilstions qui duraient ptu. Sentiment d'opprestion. | | re
Le lendemain , les signes d'une -pleuro-pneumonie se dessinèrent. (Saignée.} Crarhats vicqueux , virescens ; toux nocturne, sèche, avec insommie fatigante, Respiration haute : paroles entrecoupées ; resparalion poérile du côté droit : malle avec matité en arrière du cdlé gauche. Soif inextinguible; bords de la langue rouge ; dents sèches ;peau chaude. Fièvre forle. .
Le 5 décembre , sueurs abondsates; en artitre et à gauche râle crépilant vers la fin de l'inspiration. Respiration bronchique et lronchophonie au niveon de },,
Ons. I, — Un boulanger, âgé de 25 ans, ayant de l'embonpoiut , ane haute taille, une poitrive vaste, des muscles athlétiquement développés, quoiqu'arec des chairs molles , entra à l'hôpital de la Charité pour une meledée qu'il avait ewe déja spt mois auparavant,
Dans les variations de température il éprouvait seulement des doulcurs lombaires, et ildevenait frileux ; mais il n'avait jamais eu de douleurs articulaires.
Il souffrait depuis deux mois au niveau du mamelon gauche. La douleur avait débmié par le milieu du steroum , et irradiait de temps en temps du côté gauche. en avant et jamais à droite, La pression sternale était douloureuse. Malgré tout il continua pendant quelque temps ses rudes travaux. Mais depuis doute jours, il les avait quittés et depuis quatre :l avait commencé a toustcr. Quand on l'examior, 1 dormait assez bien: il était constamment dans des alternatives de sueur et de froid, La douleur thoracique étoit indécise , sous le ra port du siège , mais elle ne dépassait pas les limites du grand pectoral. Elle se développait sans et avec Linspiration forcée et les efforts de 1oux. On voyait les parois costales se dévelop- “er moins du côlé gauche ; elles se soulevaient d'une seule . Cette douleur se faisait sentir à la presswon dans certains points de sun étendue. En dehors et autlessus du mamelon , elle ne se développait pas. Parfois, le malade éprouvait un strrement doulourenx «te la gorge, surtout quand 1 forçat le mourement de
tour à tour la parole pour lui reprocher en termes plus qu'acerbes les erreurs qui ? temps soli lement établie : ce sont MM Boussonnet et Caxergue , professeurs de surabondasient dans sa dissertation insugurale; et à la Gin de cette scène dont il | ctinique médicale; M. Lallemand, professeur de clinimechieurgieele, et M. Faure, avait té pénible d'être le témoin, une réception aussi facile que s'il se fût agi | Médecin militaire. Si je me permeltais quelque critique sur La pratique de l'art d'admettre dans le noble corps ua Barthez ou un Bordeu. Voilà en jeu de mots ! dans cet établissement, ce serait re qu'on appelle la petite chirurgie ou la chiturce que j'ai vu à Montpellier , et ce que j'ai encore de la peine à croire, Je visitai À gie mainistrante qui en serait l'objet; la matière des appareils, les soins minutieux ensuite le matériel de la Faculté, son bel amphitbéitre, sa bibliothèque si pré- ms jansrmens me sont pas Lis que nous avons coutume de les voir dans les hüpicieuse ri une jeunesse ordinairement stadieuse , et son riche cab'net d'anato- {toux renommés pour la manière dont s'y pratique la chirurgie. Le service domesmie pathologique, Dans ls salle consacrée de jour-là aux examens, je remarquai les Ttique est confié à 24 swurs de St-Vincent de Paule, qui ont sous leurs ordres une portraits des professeurs de celle école, morts depuis quelques siècles ; je recon- { vingtaine d'infirmiers. nes parmi eus les traits de mon compatriote , du célébre Dumas, qui fut pour? L'hôpital général est destiné aux vieillards, aux femmes en conehes, aux orphemoi on ami bienvollant ct un protecteur trop tit enlevé à la direction de mes ! lins , aux alënés, aux individas atteints de maladies culanées , vénériennes , elc. etudes médicales, Cet hospice , dans lequel où trouve un assez grand jardin , est situé dans le fau- A Montpellier, tous les établisemens qui sont consacrés plas où moins directe- E bourg Boutorrey, à l'ouest de la ville, et a vuc sur un large boulevart planté d'arment à l'étude des scienres médicales, comme Faculté, Terdn des plantes et hôpi- Lbres. Sous ces différens rapports . il est plus heureusement situé que celui de S1taux, sont asser rapprochés les mins des autres, et les distances à parcourir ne met: | Eloi ; quant à sa Construction, elle est peu convenable à sa destination actuelle , tent pas les étudisns dans le ces de perdre an temps précieux. En peu d'instens Îet quelques unes de ses divisions pourraient être l'objet d'une critique plas séje me trouvai done à l'hôpital Saint-Eloi, qui est situé dans la rue de Blanquerie, | vère. J'y ai remarqué des escaliers étroits, des salles peu aérées, des murs enfuprès du houbevant ; le Clanstral est en continuité de construction avec les maisons | mis et incapables de réfléchir la lunère , de vieux planchers peu élevés et non voisines : 1 n°ÿ à point de place devant sa principsle façade , point de promenoir | plafonnés, couse inévitable de malpropreté, et des lits mal confectionnés. J'avais pour es ualsdes , et point de rivière dans son voisioage ; il laisse donc besuroup | espéré trouver dans de meilleures conditions hygiéniques un hôpital qui ést d'une a désirer sous Le rapport de s1 position topographique, 420 Lits dans cet hôpital À grande importance par le sombre de ntalheureux qu'il renferme (850 lits}, et par sont destinés à des malades civils et militzires atteints de maladies aigués nu chro- En it de quelques-unes des maladies qui y sont traitées; dans noe ville œussi niques. Les infirmeries sont propres et astez vastes, vu le nombre de lits qu'elles | considérable que Montpellier, et prés d'une Faculté qui doit être un foyer de lurenferment ; quelques-unes aurasent besoin de pouvoir étre plus aérées. Quant à 'eières pour tout ce qui l'entoure. MM. les docteurs Bech, Bourgnod, Fourché et jexercire de L'art ; il est ronûé à des hommes dont ls réputation est depuis lons- "Delmas sont chargés du service de santé, et des infrmiers du servire domestique
môplate; crachats bilieux et en petite quantité, Langne ronge , soif; constipation; pouls mon arcéléré, (Sangenes au côté she latéralement } see:
Le 9 , le Éaqur» douloureux était revenu en avant ct rompreuait le mamelon, depuis que la résolution de La pueumonie s'était faite. Dans cet endroit , nulle esrend rile; la respiration était nette, autant que du côté droit. L'inspiration
aisait sentir la douleur mammaire Sentiment de fublrsse générale; sueur higère dans la auil ; toux grasse: crachats cuits, verntâtres ; bourhe amère; moins de soif, sentiment d'appétit avec lausse appréciation des qualités sapides des alimens. pouls en. vs , beaucoup moins accéléré,
Le “avain la Gèvre cessa, Le 46, il existait à peine de sensation ponctive au tétou gauche. La toux était modérée ; sommeil; appétit violent. Le malade sortit daus un état de faiblesse ascez grand. Huit jours après, il renlra parce qu'il atait gagué du froid ; mais il souffrait peu et sortit enbin déGaitirement guéri.
$ VII. rusiremenr,
La saignée locale et générale, prescrite et répétée dans les rtions de D ce des malades et Pa lauedté Le des ie constætmnent dans le traitement du rhumatisme thoracique. L'eftet ordinaire d'une première saignée est 1° de diminuer le nombre des points douloureux, comme si elle rétrécissait la sphère d'action du rhumausine; 2° d'affaiblir celui-ci dans une telle proportion que le siége des douleurs ne peut plus être délimité; tout au plus la toux , la respiration forcée et le décubiins sur le côté malade les développent-elles à un certain degré; 3° de faire changer de place seulement la pleurodynie ; de la partie antérieure elle passe au côté et vice versd , ou se réfagie à l'épaule correspondante. es un effet simultané, les palpitations disparaissent ou s'amoindrissent beauroup. C'est alors que Le sangsues et des cataplasmes émolliens, appliqués sur le lieu resté douloureux , enlévent les derniers vestiges de La maladie, Les boissons diaphoréuques et les bains simples ou les bains de vapeurs suffisent, avec Les évacuations de sang, pour amener le malade à une parfaite guérison , ou du moins à un état qui ne lui cause qu'une sensation de gêne facile à supporter. Le sang refrordi ne se mcentre jamais couenneux , excepté dans le cas où il coexiste un rhumaiisme articulaire, une fluxion de Poitrine ou une complication cardiaque. Dans ce cas, force est de ré péter les émissions sanguines locales et géncrales selon le besoin, et même d'insister sur les vésicans à l'endroit du point pleurétique,
$ VII, convarrscexex.
Lorsque les rhumatisans sortent pour la première fois de leur lit , il est ordinaire qne leurs douleurs reparaissent, non plus avec leur caractère de localisation à tel on tel point , mais vagues et diffuses sur un grand espace, Ll semble que ies muscles thoraciques et leurs fibres aponéveut ques soient endolorées , et qu'ils soulf ent à l'occasion de la part qu'ils prennent à la sation et à la marche. En effet, pour ceux qui se sont plaints d'un point circonscrit du grand pectoral , ce point reparaît à ës qu'ils se sont considérés comme guéris, à l'occasion , par exem-
", d'une viulente contraction de ce muscle jour ramener le Lras vers € tronc.
Après leur guérison, rien n'est si commun que de voir les malades perdre le fruit de tout leur traitement | et revenir avec les souffrances dunt ils avaient cté débarrassés. 1 leur snffit de s'exposer au plus léger relroidissement, Crtte rechute entraîne un grnre de douleurs rebelles aux moyens précédemment employés. 1 faut un long usage de bains et souvent le retour d'une suison chaude pour les voir entière-
L'hôpital Saut-Eboi «1 l'hôpital géoéral sufiseut pour les besoins de la ville ; les malades y sont assez facilement adinis; le vornbre des Kts, dans la division des blessrs es Le sol qui devrait être augmente, car l'on y voit quelquefois deux ma- Lides cmnchés ensemble, Ce sont des sors religieusss qui dirigent Les pharmacies de ces deux hôpitaux ; il eu est de méme duns Les étabüssemens de charité de la Llupart des dépurtemvens.
existe encore à Montpellier deux autres maïsons de secours dans lesquelles on recoit en assez petit nombre des enfans orphelins et valides,
Vos sorez, mon cher confrère, peu de prine à le cro re , je quiltai Montpellier assez médiocrement sañisfait, et je m'acheminai vers ln route de Toulouse. Je me trutvai dans ectte capitale do Languedoc après avoir fait une Sep rome de leves sur be canal du Midi, ce chef-d'œuvre de l'art et du génie de Riquet. La ville de Toulome , à a evel son académie des jeux Îoraux à valu une célébrité européenne, &'a offert plusieurs établissemens de charité remarquables : les principaux sont Fhôpital St-Jacques et l'hôpital St. Joseph de La Grave; ils sont situés dans le faubourg St-Cyprien, le premier sur la mive gauche de la Garonne; les ciux de ce fleuve bsignent ses murs dans touté sa longucur, Ce rapprochement trop grand d'an fleuve, et l'ahsence de tout local dont on puisse faire un promeour, forment la part la plus essentielle de la critique. Cet hôpital peut reaferiwer 5 à 400 Hi, selon Les besoins; ées lis sont assez largement sspacés ; les principales infirmeries se trouvent à uoc hauteur d'en'resol et au premier; Les plus £ andes peuvent recevoir soixante malades, sont passiblement aérérs et Unis pro.
es ; les escaliers sont larges et assez bien disposés pour que le transport des ma
ment cessee; encore les malades se plaignent-ils d’éprouver au cèté
malade une sensation étrange, anornale, quand ils respirent forte: i ment.
$ IX. marcnr.
Je me suis demandé si je devais supposer qu'il pût s'élever un doute sur Ja nature th smiloets de la maladie qui fait le sujet de cet article, Quelque éloigné qu'il soit de mon esprit et * tous ceux qui ont obserré des faits pareils aux miens , j'ai cru devoir counpléter mon listoire en rassemblant en peu de mots tous les caractères Time qui identificat pour moi, quant à leur nature, le rhumatisme des parvis thoraciques et le rbumatisme des articulations.
1° Les causes qui amènent le premier sont les mêmes que celles qui domment lieu au seçond.
2° Du moment où un individu en est entrepris , il devient impressiounable au froid humide, {1 ne sent de bien-&ire que par les temps secs, et recherche les rayons du soleil, Après la guérison, il reste sen sible aux changemens de température , lesquels lui apportent souvent des douleurs vagues au thorax et aux lombes.
3 Ces douleurs sont essentiellement mobiles.
4° Elles sont soulagées ou guéries par les émissions sanguines,
5° On les voit quelquefois alterner avec l'avthrite 5 d'autres fois naitre sous son influence et entrainer son affaillissement où survenir etes des individus qui avaient eu , à des époques plus ou moins reculées , une arthrite fixe où mubile,
6° Les homines parvenus au déclin de l'âge adulte s’en débarrassent bien plus difficilement es les individus plus jeunes.
Tout ceci prouve seulement que le rhumatisme thoracique est nne maladie qui a même cause , mêmes caractères | qui réclame même traitement que celui des articulations; mais cette analogie est moins com pee sous le rapport des parties qu'ils affectent. Qui ne connaît ‘arthrite? JT y à long-temps qu'on adunet nn rhnumatisme musculaire. Je crois que celui qui m'occupe est à la fois musculaire et fibreux , tt non de la nature des névralgies , comme on l'a éerit tout récemment. Je vais tâcher d'en fournir Le preuves. 1° On ne le voit se développer que Là où il ÿ a des libres charnues où aponévrotiques; 4° il chemine le plus souvent suivant le trajet des fibres musculaires et tendineuses ; 3° Dans sa progression il suit des trajets qui n’affectent pas les nerfs connus. J'ai bien vu le rhumatisme musculaire suivre de près une sciatique gauche , mais ce fait ne suffit à établir sa nature névral. gique.
lei resterait à scrüter la nature intime du rhumatisme, question qui se représente à tous ceux qui observent une nuance de ceite maladie. Dans ce sujet, tout se réduit à la connaissance des rapports qui existent entre la cause et l'effet, et tout peut se résumer en cette furrnule : Une cause donnant lieu à un rhumatisme des muscles ou des articulations ,
de quelle nature est la modification subie pr les lémens anatomiques des muscles et des articulations? Je ne me hasarderais au milieu des difficultés de cette question que si je savais en retirer quelque instrne tion pour moi ou pour les autres. $ je ne me trompe, ce genre d'étude est vain dans l’état actuel de notre science,
Gatour.
vres est en usage dans plus d'un pays : ici ce soat des lraits : dans À FR
hôpital de Milan, ce sont des ef à Lyon et Fi assez grand tre d'autres villes, c'est la simple inscription da num du donateur , e1 du ciffre de la somme donnée, Les pauvres admis dans vi hôpital , sont les aduttrs atteints de maladies aig €s ou chruviques. une quarantaine d'incuratles, les Glles encvintes et les enfans trouves, Le vénérable do teur Debernard est ntéderin de l'étallise. ment , ansi que les docteurs Bouldès et Laffon. M. le docteur Visa rie , bomie d'esprit el d'instrartion , en est L: chi urgien co chef, M. le dorteur Diculalui C'irurgien en second, et M. le docteur Duclos «st chargé de la sale des Vénécions. Tous ces médecins sant nommés à vie, Cet hôpital est desservi par Zi suurs de St-Vivcent de Paule, des inbemiers vt des domvstiques.
L'ho-pice de Saint-Josrph-de-la-Grate, spécialement destiné aux vieillards aux aliénés, aux enfans trouvés eu âge de trava ler et aux vénéciens , est situe en dehors des quartiers les plus peuplés de la ville er presqu à 1 vampagne ; il se compose d'un vaste cloitre et de plusieurs autres corps de bétimens qui sont séparés les uns dés autres par des cours et des jardins. Toutes ces coustrüctions sont brlles, quoique faites en briques, comme La plupart des masus de «tie sille; elles ont en général un rez-de-chaussée, un premier ct un comble : Jex salles sont plafonnées, susceptibles d'étre asser aërévs et d'une extr nm pro
preté. I y à daus cet hospice, ani renferme 4 1ü0 Lite, plusieurs allier: pour es pauvres, qui. malgré leur: intirmités au lent âge, prouvent encre se livrer à |l'ese cice de quelque profession, Chacun est care d'un genre d'ou es rapport avec 49 furee st sa maladie; la surveillance est douce; La sauté se trouve b à m
ot locile ; quelques-unes des salles sont décorées par Les portraits en pied | d'une occupation à laquelle on sc livie avec mesure : les cufans ÿ preunwul le
des * lenfaite res de l'œuvre: cet hommage r:nda à la niémoire des bienfaiteurs des
goût du travail, Une petite partie du ‘alaire revient à l'ouvrier ; d'est un euçou-
REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ANGLAIS, ( Février 18549)
Les seuls journaux anglais que nous ayons à analyser pour le mois de février, sont la Lancette e1 la Gazette médicale de Londres , qui toutes deux sont besuconp moins riches que de coutume en mémoires ou articles originaux. Voici donc tout ce que nous avons trouvé d'important pour la science; le reste se compose d'observations détachées et de peu d'intérêt.
HÉMONRUAGIE FOUANIE raAR UN ULCGÈRE , et remplaçant l'écoulement menstruel; par W. Gazexwoon.
Ons.—J.F... âgée de 16 ans, grande Gle, ma'gre, me consulta pour deux larges uleères, dont l'un s'étendait depuis environ un pouce au-dessous du grand trochanter jusqu'au pubis vers P, nalroit of il s'articule avec le sacrum ; l'autre s'etendait depuis l'égine at dernières fausses côles près du sternum Ils of. fraient an aspect peu favorable, avaient des bords saillans et irréguliers et four nissaient une suppuration claire et d'une odeur fetide.
L'existence de ces deux uleères réemontait à plusieurs mois: ils étaient le résultar d'une brülure | laquelle la malade avait consulté plusieurs médecins et su:vides traitewens diffrens sans que Les uloères montrassent la moindre dispo-iton à se cicatriser, Ses mensirues qui jusqu'alors étaient revenues assez régulièrement cessérent alors de paraitre et furent remplacées ous époques où elles derasent ve. nir, par l'écoulement d'une certaine quantité de saug fourni par là surfice des ulcères ct qui contiouait pendant douse où quatorce heures, et quelquefois durant plasieurs jours. Ses se ns étaient très-peu développés; sa voix était furle ct dis sonnante, et sa marche n'indiquait pas qu'elle a oartint an scxe féminin.
Je Gs pratiquer plusieurs incisions sur les bords des uleères qui lureut lavis avec l'acide nitrique étendu et rapprochés avec des bandelettes agglotinstives, d'ordonnaie outre des pilukes purgatives et une polion fégèrement s1imulante,
É‘ant venu voir la malade le jour où elle attendait ses époques , je Lrourai né eertait quantité desang grumeleux qui suintait à la surface des ulcères. Elle re re de douleurs dans le dus et daus des cuisses, el éprouvait de l'agitation.
æs ulcères furent pontés avec un cérat doux et l'écoulement s'a.rêta au bout d'environ onte heures.
La potion fut remplacée par la décoclion composée d'aluës et ellr ne dut pra. dre que plus rarement ses jrlules qui avaient déja agi sur la bouche {elles coutenaieut du calomel}, Depais cette énoque le caractère des ulcères fut changé ; ils offraient wa meilleur aspect et des bourgeons charnns se muntraient àleue su -tacr, À La Gr du mois , il y eut un liger écoulement de sang par la voire, et il n'en parut qras du tout à La surface des ulères; et depuis eclle époque, le sang a constamment su si La voie naturelle, Les mamelles ont augmenté graduellement de volume : sa voix à perdu sa dureté, et Les ulcères se sont presque complétement cicatrisés.
Denis, l'exercice lui à ren.lu l'appétit; une boane alimentation lui a fourni des
je , et elle à po retourner à la campagec où elle à repris ses occufrations baituelles. e
OBSERVATION D'UN CAS DE TIG DOULOUREUX DU NERF POPLITÉ; par
$. Snow.
IL y æivois ans cetie dame a en ane st1aquo d'oploplexie , à le suibt de, laquelle elle est restée hémiplésique s-ccuendsal elle à Gni par gaéric; n'oyuut pas.-cuaplés temeit rerouvré la nusmoire et onsersant toujours sa douluur névealgique. Après avoir subi plusieurs traitemens différeus, elle fut enfin soumise à Li, médication par le earbagate de fer qu'elle dut prendre de ln manièru suivante :
Carbonate de Fr, Klubarbe «a poudre,
A prendec quatre fois pas jour.
Ex moins de huit jours, la dose fut portées une dem'-onve et mime à nre vnée quatre fois par joar, qu'elle continus à yrendre avec beauconp d'exactitude jusqu'en 19 vctobre, employant aussi cha ve jour l'allfuson froide, An bout de ee temp, la doobeur avait completement css, et la malade pourait marcher libre went, Cependant sa némuire lait imparfalte , mais la santé génrrale était bonne et ba sensibilité à la pression sur la coloone vertébrale avait complétement disparu.
2 nocvs.
1 gros.
M est à regretter que l'observation ait été rappertécaussi brièvement: pous eussions aivné à ÿ trouver quelques détails. Sur les progrès de l'amélioration, nous aurions pu juger plus facilement de. l'efficacité dés moyens employés. Gependant , comme la malade souffrait depuis plusieurs années , 31 est très-probuble que c'est à l'influence du carbonate de fer que l'amélioration doit être attribuée ; ct ve fait est surtout intéressant suns ce point de vue, savoir que ce n’est pas au bout de quelques jours de l'emploi de ce mayen dans les cas de névralgie, lorsqu'il n'a pas racere produil d'andhoration , que l'on doit l'abandonner comme nous le voyuns faire chaque jour. Cluz la malade dont nous venons de rapporter l'histoire , Le trai'ement à été suivi pendant plus de deux mois et demi, et le carbonate de fr administré à des doses trèsfortes.