PARALYSIE D'UN CÔTÉ DE LA FACE
Tous les journaux anglais ont rapporté me remarque faite par M. Brodie à ses élèves à l'hôpital Si-Grorges, lursqu'il leur parla de la paralysie de La face dont venait d'être frapyé M. Dupustren, « Je ne me rappelle pas un seul cas de cette maladie dont Le sujet n'ait fini par guérir cunplétement. Cette paralysie ne dépend pas d'une lésion du cerveau, ma:s d'une maladie de la portion dure, » Bien que l'assertion de M. Brodie soit vraie prise d'uue manitie générale, cependant on ne peut dire ahsoumet que tuus les sujets qui sont atteints de la paralysie de la face, finissent tous par guérir. Pour trouver des pscuves du contraire , M. B-odie n'aurait eu qu'à parcourir les ouvrages de ses compatriotes Ch. Bell et Abercrombie.
Un médecin qui avait éprouvé la même maladie, et qui n'avait guéri qu'au bout de buit années, rapporte ici lui-même son abservation.
Ons, — Le 41 janvier 4824 , je fus appelé de très-bonne heure auprès d'une ferme qui était eù sal d'enfant et dem urait b quatre ou cinq milles de chez moi. Le cas étant urgcat, je pris à la hâte quelques vêtemens et me contentai de nr'entourer le col d'une grosse cravate. Pendant la route, je fus exposé à un ven très
Ons.— M. B.... diéc de 8% ans, éprouvait depuis plusicurs années una dou-}|froid, et je sentis ua froid assez vif au côté et à la face. Une heure après mon
leu: névralgique Len grave dans un ramcau du nerf péronien, situé prés de ||aerirée , l'accouchement fat terminé ; mais je restai quelque temps pour prendre la m dléole externe où l'on remarquait ane petite tumeur blanchätre, Les parouis. ||le Hé avec les personnes qui cntoursient l'accouchée , et pendant un moment de s maspene 44 le gerer si que la malade pose le pied par terre , et || gaieté j'éprouvai, à mon grand étonnemenl , une sensation particulière el une
ur nt pendont une beure, quelqueluis toute Ja dournée avec quelques iolermis Àrmmobilité du côté gauche de La face; je me tourwai aussitôt vérs un tiroir, et sions, Si - exerce une pre-sion vers là troisième vertèbre lombaire, on déter- Î je reconnus que j'avais le côté gauche de la face tou: de travers, Jnsqu'alors j'a nie une douleur qui, au rapport de la malade, suivrait la direction du nerf scis- l'vais joui d'une parfaite santé. J'étais âgé de 25 ons et je menais une vit trés-ré-
tique à la cuisse et 0 la jambe jusqu'auprès de la malléole, Des singsues , des vési entoirs et d'autres moyen: analogues ont été emplosés sans succis,
ragemeot pour l'avenir Le reste est destiné à l'eatretien de l'établissement et devieat un ajouté considérable aux sommes que la ville affecte au wéen: ohjet L'hpital de Saïnt-Joseph-de-la-Grase est dins un étal de srité furi remarquable : bon état des Lâtimens , riclesse du mob lier , sorte d'aisance qui règne partout. Son régime intémeur nel pas moins adm rable. Nulle part je n'ai vu une division des differens services aussi bien entendue, Les enfaus, les aliénés les infrmes et les vénériens etenpent des départemens tellement séparés ont chacua vue direction int rieure si bien appropriée à leur genre d'infirmités que l'on € oùait voir plusieurs hdpituux spécauux voisins seulement l:s uns des autres 4 ajant tous les avintages d'une adnnaistration pa-ticulière et parfaitement appopriée à sa destination, Une sue tête ccpendant préside et dirige cette admimistra ion ne ra c'est celle d'une femme , d'une sœur de Saint-Vincent de-Pau'e {la sœur Meet, de Lyon}, qui est devenue ca quelque sorte La déléguic des administrateurs des hôpitaux , et à laqu Il: on rapporte généralement , à Toulou#, h prospérité toujou-s croissante de ect hospice. Une religisuse du nême ordre est attachée à chaque division et des infirmiers fout l'oflies de demetiques. La sœur supé.ieur: a conûé la direction des rénériens à uue personne hique , la régle de l'ordre ne leur permettant pas de donner des soins immhats aux in hvidus aticiots de ce mal, Les aliénés sont ao nombre du 200 ; on les traite avec bescoup de douceur ; quelques moyens moraux, peu de remèdes internes ua grand usage de bains, et quelqu fais des douches d eau froide ; enfin, on régime soigné el approprié à leur état, tels sont les pritcipaux ogens tbé/apeutiques que l'on emploie , et à l'aide desquels og obtient de nombreuses guérisons Fri , comme dns lous les hôpitaux d'aliénés, les réchates sont fréquentes, La di. vision des épleptiques est également l'objut de la sollicitude des employés qui e : sont chargés, Malgré ces s ins, les guérisons y sont à pea près nulles, Les méde
guhère, Pendant deux années, Le cblé gauche de In face avait tellement perdu Ltoute molitité, que je ne pouvais qu'avec peine conserver les alimeus de ce côté
cins.et chieurgiens nommés à vie, comme ceux de l'hôpital Saint-Jacques , sont, ce la médecine , MM. Doffoure et Dupan ; pour les aliénés, M. Delaye, et pour a chirurgre, M. Amiel. .
Le 20 avril, j'arrivai à Bordeaux, Une ville plus peuplée et plas riche que toutes celles que je venais de parcourir promettait à ma curiosité des hüqitaux nombreux et bien administrés, Je ne fus point trotmpé dans mon atteute. L'Hôtel-Dic fut Le premier que je visitai. Construit , il a peu d'années, dans l'un des quartiers les plus éloignés du port et les plus élevés de la ville, sa pr ncipale façade se trouve en face d'une grande place ; des autres côtés, el sur quelques points seulement , l'emplacement qu'il occupe n'est pas encore see comiplétement dégagé de toute consteuetion étrangère. Îl se compose de vingt-quatre corps de bätimens qui ont chacun la forme d'un carré long et qui sont tous séparés pe des cours ou jardins. La plupart de ces constructions, disposées autour el en dehors d'un cloitre, offrent un rez-de-chaussée destiné à diverses manutentions nécessaires à l'entretien de l'œuvre , un premier qai se compose d'une salle de qui tante lits et de ses pièces de desserte, et enfin du comble du bâtiment , qui sert de séchoir ou de grenier ; ne large galerie correspondante à la cour du eloître , un corridoe étroit qui passe derrière Les inGremeries, établissent eubre clles de nombreuses commamcations qui cn rendent lc service facile. lauule sans doute d'e faire ressortir les autres avantages de celte disposition sous les rapports de l'aération, de la possibilité d'isoler les malades en cas d'épidémie , et can du mieus-être de ces malheureux , qui 4 trouvent réunis comme en famille. dans chacune de ces iañemeries. Des caux abondantes arrivent dans toutes les divisions où elles sont nécessaires ; elles y sont amendes par le jeu d’une machine sp lique, placée dans l'un des Düimens. Cet hôpital renferme environ 600 lits occupés par des individus atteints de maladies siguës où chroniques. L'os y trouve
. Je ne
pus également fertucr complétement des poupiè
| qaqrhÿ amener ce côté. J'employai para avoir quelque efGcscité, c'est une simple friction faite avec une brosse. Le cèté malade de la joue n'a 1ecouvré la motilité qu'après huit ans , et depüis deux sos jéin'ai Fien éprouvé qui ait pu me faire craindre une rechute,
. AYMPATILE DE L'UTÉRUS Er DES MAMELLES; par M. Ricur.
L'attention de M. Rigby fut éveillée sur ce sujet par la lecture d'un er en la Gynocologie de Carus , dans laquelle cet auteur recom- ‘d'appliquer l'enfant au sein de sa mère, pour hâter l'expulsion du placenta lorsqu'elle se fait trop attendre. Dans les cas où, à la suite de l'accouchement, M, Rigby croyait avoir à redouter ane hémorrhagie par l'inertie de l'utérus, il faisait approcher l'enfant du sein de sa mère ausaitôt qu'elle avait été changée ct recouchée. Dans plusieurs cas sur totit d'hémorrhagie grave due à l'inertie de la matrice , où il avait employé en vain les moyens ordinaires, tels que l'injection d'eau froide et de vinaïgre dans le vagin , il a obtenu , aussitôt que l'enfant eut saisi le sein desa mère, une contraction forte et anente de l'utérus. Dans quatre cas l'hémorrhagie était considérable ; et dans plusieurs dont il ne donne pas le nombre , mais où cet accident était moins grave , ce moyen a constamment réussi.
MÉMORRNAGIE CTÉNINE ARRÈTÉE PAR L'APPLICATION DE L'ENFANT À LA MA MELLE,
Ons.1, — Madame R'**, âgée de 30 ans, accoucha , Le 28 juin 1833 , d'an garçon, son sixième enfant, L'accouchement fat naturel et prompt. Dans ses autres courbes , elle a été sujette à l'hémorrhagie déterminée par l'inertie de l'utérus. Je fus appelé pour la délivrer, L'extraction du placenta exigea l'emploi d'une grande force et fut suivie de la sortie de quelques gros caillots, L'utérus reprit ua assez graml volume «t resta dur, La pe en Gt sortir encore ques caille s. La malade était extrêmement faible; elle vomit quelqnes doses de seigle ergoté que je lui administrai. L'utérus resta dur et petit, se vidant de caillots toutes les fois qu'il augmentait wa peu de volume. Les inections d'eau et de vinaïgre étaient restées sans effet, et comme la faiblesse allait continuellement en s'accroissañt , je lui administrai de l'eau-de-vie et de l'ammoniaque, L'hémorrhag'e continuant malgré l'emploi de tous ces moyens et l'application d'un handage autour de l'abdomen, je bis approcher l'enfant da sein , et aussitôt l'utérus se contracta fortement et l'hémorrhsgie fut arrètée; elle était considérablement affaiblie ; on eut de la peine à La coucher. Une drachme de teinture-de jusquiame dans une potion esmphrée lui procura un sommeil calme; elle se réveilla au bout de quelques heures beancoup mieux, mais très-faible; elle se it pendant quelques jours très-vivement de la tête et sa vue était très-affaible; elle se rétablit complétement,