‹ Gazette médicale de ParisChapitre 96 sur 394 · FAIT ANALOGUE · texte numérisé non relu

FAIT ANALOGUE

Ons. 11, — Le 21 octobre , madame L'**, âgée de 31 ans, accoucha d’un garçon. C'était son troisième enfant, La présentation et le travail se Grent naturellerent ; elle paraissait avoir une mauvaise santé et portait un acné sur le nez et les Livres ; elle éprouva, comme après ses autres couches, une abondante hémorrhagie. Le seigle ergoté , les applications froides et les injections froides dans le vafin n'eurent aucun effet. Je lui Gs présenter alors l'enfant d'une autre femme ; mais l'atérus n'éprouva aucune contraction, Le sien lai fut alors présenté, el aussitôt l'utérus se contracta et l'hémorrhagie fut arrêtée.

M. Rigby dit que ce cas est le seul où l'approche de l'enfant n'ait! pas été immédiatement suivie de la contraction de l'utérus ; mais aussi c'est le seul où on ait présenté à la femme un autre enfant que le sien.

Ces cas doiven’ être rapprochés de ceux signalés par M. Patterson dans le Journal de Dublin, et que nous avons fait connaître ailleurs, dans lesquels ce praticien a obtenu l'apparition des règles chez des fem-

les moyens les plus variés et sans succès. Le seul qui m'ait À

senlions dont M. Shaw l’a accompagnée.

mes affecices-d'aménorrhée , en irritant les mamelles par l'application sur ces parties de cataplasmes sinaqisés. |

AFFECTION DES MUSCLES DE LA AESPIRATION, Par À. Suaw,

L'observation suivante est trop intéressante pour que nous ne la prés avec les détails nécessaires ct quelques-uns des réflexions

Ons, — "M. S"**, âgé de 28 ans, d'une con<titution actire et sthlétique , et paraissunt jouir d'une bonne santé, se plaint de ne pouvoir dilster librement sa poitrine, Pendant qu'il se déshalulle, on remarqué que les côtes , et surtout les inférieures , sont tirdes en dedans et contournées d'une manière singulière ; on dirait que le thorax serait serré fortement par un bandage ; mais en même temps l'abdomen offre une ro'ondité remarquable et qui ressemble à ce qu'on obserre chez les personnes âgérs. Cet état de B po‘trine est le même pendant l'expiration et l'inspiration. Lorsqu'on prie Le malade de faire nne profomle inspiration, les côtes restent immobiles ; le thorax n'est ni élevé ni dilaté à ur degré perceptible, et le malade ne peut prendre son haleine eutièrement, 1 éprouve une douleur dans la poitrine s'il veut essayer de le faire. On entend dans chaque inspiration ua bruit de gargonillement sourd à l'épigastre , et qui parait se passer dans l'es lomac ou les intestins.

Les muscles extérieurs, dont l'action doit être combinée à celle du diaphragme pendent l'inspiration, n'éprouvent ancune contraction. Le grand dentelé, le sterno-cléilo-mastoidien, les muscles des épaules restent complétement immobi: les, malgré les efforts que fait le malade pour imiter les mouvemens naturels de la respiration. Ea portant la main sur l'abilomen, on sent que les muscles abdominaux se contractent avec force”pemant chaque expiration; si l'on appuie un peu fort, le malade se retire vite en disant qu'on l'empêche de respirer. Lorsqu'il éteraue , iléproure une vive douleur : ear l'action d'éteranec est, comme il le dit laimême, divisée en ue série de petits mouvemens d'une courte durée, pendant lesquels il lui semble’ que sa poitrine va se briser. Il ne peut marcher vite ni monter ; la nuit , il fait des rêves affreux et il s'éveille souvent et subitement presque sufToqué,

ya el «les du col et du thorax , qui ne peuvent pu part à l'acte de La respiration, conservent cependant toute leur énergie dans les autres mouvremens ; lorsqu'il s’agit, par exemple, de lever ou de baisser la tte, de lever les épaules, «te.

Cette maladie vient sous forme d'accès distincts, qni durent ordinairement une quinzaine de jours avant qu'il se manifeste ancun changement. C'est le cinquième aveès qu'il éproave en ce moment. Dans l'intervalle , la pre se dilate avec la De grande facilité. Alors elle est beaucoup plus large et l'abdomen n'est pas sail nt

La première fois qu'il en fut atteint, ce fut en galopant à cheral sur ane digue , quelque temps après aroir eu une inflammation intestinale grave pour l1quelle il avait été soumis à un traitement très-atif, et qui l'avait beaucoup débilié, Il dit avoir éprouvé pq hémorrhag es intestinales. 11 attribue ces accès à son séjour près des bords de la mer, et il les a toujours fait cesser en s'en éloignant. (A prendre trois fois par semaine , une pilule de coloquinte et de blucpill. Au bout de quelques jours , ane potion ton'que avec Les acides minéraux, I «boit s'éponger la poitrine avec one solution chaude de sel ammoniacal et se frictionner ensuite avec force trois fois par jour. I appliquera un large cataplasme de bella done et prendra l'iodure de fer truis fois par jour.) :

Au bout de vingt jours , le malade était entièrement rétabli; la iration se faisait logement; l'aldlomen était rentré, au lieu de faire une saillie comme avant. {Voici le tableau des mesures prises à deux époques sur la poitrine , et à différentes hauteurs.)

Circonfieence de la poitrine

au cartilage xyphoide. Aa mamelon,

Le 28 octobre, 28 poucrs 1,4 32 pouces 172

Le 18 novembre, 53 — 174 HO — 1 Différence , 5 pouces. 2 pouces.

aussi quelques chambres dites payuntes; c'est mne ressource offerte surtont aux étrangers , qui reçoivent dans ces établissemens des soins qu'ils ne pourraient se procurer auss: faclement dans un hôtel, même à prix d'argent. Je pourrais me dispenser de parler encor, de l'ordre et de l'extrême propreté qui règnent dans cette maison de charité Toutrs celles qui, comme celle-ci, sont desservies por des sœurs de Saint-Vincent-de-Paule, se font remarquer sous ce double rapport. Les médecins et chirurgiens de l'Hôtel-Dieu de Bordeaux sont nommés de puis peu d'années par la voie du concours, mais non à vie. Ils n'exercent môme ces fonctions que pendant un laps de temps très-court : quatre ans pour le chi-

en chef, qui est actuellement M. le doctenr Caniach , anquel succéctera M. le docteur Moulinié. Ce mode d'organisation du personnel dt service médico-chirurgical, que j'ai rencontré dans plusieurs hôpitaux des départemens, me parait contraire aux inlé, êts de l'humanité et de la science. C'est qnand ces praticiens ont acquis une expérience qui en à fait des hommes habiles qu'on les enlève en service des pauvres ; c'est quand on pourrait espérer d'eux des travanx scientifiques de sp importance qu'on les éloigne de ce champ de l'observation, loin duquel aujourd'hui il est difficile de méditer et d'écrire d'une manière fractueuse pour la science.

L'hospice des Aliénés de Bordeaux est l'un des plus remarquables que j'aie vus; il est situé en dehors de la ville et composé ke divers corps de hätimens construits avec goût, très-peu élevés et séparés les uns des autres par des cours et des jardins très-vastes. L'un de ces bâtimens offre une belle chapelle qui sert à Pexercice du culte catholique , ct dans laquelle les religieuses , les oliénés et les infirmiers trouvent des places séparées, Ces trois divisions sont assez heureusement disposées pour que les æssistans à l'office , dont chacune d'elle se compose , wat fuis placés , ne soient pour ainsi dire plus en rspport qu'avec l'autel Les soins

de propreté sont assés à un point extrême dans les cours, dans les jardins, dans les dortoirs , À 0e s les infirmeries, dans Les refectoires, sur la personne même des aliénés et dans teurs loges; il semble que l'on ait voulu ne présenter aux regards de ces malheureux que des images riantes, Lors de ma visite, cet établissement renfermait 180 fous. Quelques-uns y étaient à litre de pensionnaires. IE est desservi par quiaze sœurs de Nevers et quelques infirmiers, M. le docteur Revolat, auteur d'un ouvrage sur l'hygiène militaire et chevalier de la Légion-d'Honneur, en est le médecin en chef. On compte d'assez nombreuses guérisons dans cet hospice. Les moyens de l'art dont on tire le meilleur parti sant d'abord ceux de l'hygiène, et particulièrement ceux à l'aide desquels on agit sur les fonctions morales : on cherche d'abard à rendre l'aliéné obéissant , et le plus souvent l'on ÿparvent, Ce premiere point obtenu, le malade est considéré comme en voie presqme sûre de guéri on. Le travail est aussi regardé comme un musen thérapeu- Lique paissant, Dès que l'aliéné a recouvré asstz de raison pour pouvoir | livrer, on entretient ses facultés intellectuelles, revenues à leur élat normal, en les eserçant par des travaux ce fatigans, mais capables de ixer leur attentivo. L'expérience appris à M. le docteur Révolat qu'il y avait de l'avantage à faire

u d'usage de la signée dans le traitement de l'sliénation mentale, I se trouve

ien, su contraire, de l'emploi fréquent des baias et «les douches d'eau froide

Barement il prescrit des remèdes intcrucs.

Je vous dirai un mot d'un établissement important connu s00s le nom de 13 Manufacture, sans doute à cause du grand nombre d'ateliers qu'il renferme ; c'est un hospice destiné aux enfans trouvés, placé hors de la ville et dans une prsition assez sslubre, ce qui n'empéche pas les malheureux qui habitent d'avoir, comme dans tous les élahlissemens de ce genre, une constitution plis ou moins lrmphatique, et de paraitre prédiposés ou attcints de scrophale,

Ceite observation nous offre un exemple d’une affection évidemment hornée aux muscles respiratoires externes, Un seul muscle continue encore à entretenir la respiration, c'est Le diaphragme; mais remarquons avec quelle difliculté il remplit cette fonction, privé du secours des muscles extérieurs, et combien cette circonstance contribue à rétrécir la capacité de la poitrine. L'un des faits les plus remarquables de cette observation, c'est l'immobilité, dans l'acte de la respiration, des museles des épaules , du des et du col , qui y prennent dans l’état normal une part active, el qui dans les autres mouvemens recouvraient leur activité. Cette circonstance vient singulièrement à l'appui des idées émises sur ce sujet par Ch. Bell , ct de la distinction qu il a établie entre les proprictés des nerfs moteurs, sensilifs et respiratoires.

Quant à la cause de cette affection, son origine, ses retours périodije les moyens employés pour la combattre, tout indique qu'elle était de nature shumatismale, et avait son siége dans les nerfs respiratoires ex'ernes de M. Bell.

OBSERVATIONS D'UN CAS DE PTYALISME { discharge from the fauces) guéri par l'opium ; par le docteur Giivz.

Le fait que nous allons rapporter, et auquel le titre sous leqnel nous le comjrenons ne convient qu'imparfaitement, offre une nouvelle application a l'opiuin à hante dose, que les médecias de Dublin emploient avec succès dans différentes maladies.

Oni, — 3. Harris, âgé de 35 ans, d'une haute stature, fat admis à l'infirmerie de Durufries , le 26 août 483$ Il crache fréquemment en Muile incolore, elair. moussuux , ét d'un got salé qui arrive dans Las bouche sans le plus léger efert de toux, La quaotite de ce floue séveété, daus les 24 beures, monte souvent à une pinte snglase, et est évidemment fourni par ls membrane muqueuse qui revet L gorge et la partie postérieure du pharynx. Lor que sa sécretion est suspendue, ve qui dure quelqueluis peu lant plusieurs minutes , il éprouve une sensation dou lonreuse d'oppresson «t d'un poids sur l'épigastre. qui disparait susstôt que la sécrétion à recommencé à se faire. Les parties molles de La gorge paraissent relàchées et flasques ; mais elles conservent leur couleur naturelle, La Longue est blanche et chargée ; la peau est sèche et rugneusc ; il y a ordinsirement de la constipalion. Le malade se plaint d'anorexie et de Batnlence, et même quelquefois de dysurie accompagnée d'une douleur considérable à l'hypogastre et + ms la région des reins. La couleur de l'urine est haute et fournit un sédiment copieux.

I dit avoir contracté celle maladie en couchaat une anit dans un lit humide et afürme n'avoir jamais pris de mercure, On prescrit les toniques et les purgatifs qui furent employés sans ‘accès jusqu'au 13 septembre.

£e Gens alors avoir vu les détails d'un cas analogue dans le traitement du. quel le docteur Grave de Dablia avait employé avec un sucrés complet l'opium à haute dose , le docteur Grive résolut d'avoir recours au méme moyen, et bientt il pat constater facilement les effets avantageux de cette médication. La dose d'opium fut élevée gradueïlemeut depuis un grain loutes les six heures , jusqu'à un grain toutes les trois heures, et la constipation fat Le seul inconvénient qui résulta de son emploi, La quantité d. fluide sévreté diminua chaque jour, et d'aqueux et clair, qu'il était auparavant, il devint graduellement plus sisqueux; augnealat de consistance à mesure qu'il diminuait en quantité, Le 4 octobre , ls qnantilé du fluide sécrété était si faible, et l'état général état si amélioré que le malade pat quitter Phiqital.

TRAITEMENT DE LA SURDITÉ causée par la sécheresse des orcilles {dry ears) ; pur M, Martin Coates. -

Le petit article dont nous allons donner l'analyse est une réponse faite à uo anongme qui avait demandé dans la Medical Gazette des rensei oo mr

Avant de qu''ive Bordeaux, je visitai plus d'une fois son port , l'un des plus conmerçons de l'Europe; son théâtre, l'an des plus beaux de la France ; son Palais-Moyal, dans lequel no modeste motilier, destiné aux ambulances des cho lériques, remplaçait un riche ameublement ; enlrvé depuis 4830; enfin sa biblio thèque et son muse, dans lequel j'eus Le plaisir de me trouver en face de l'une des plus jolies statues (Euridice) qui soient sorties du ciscau de M, Legrodre- Hérald , profesur à l'école des beaux arts de Lyon.

Je partis le 26 ar ',en revenant à Lyon, J'ai traversé le Limousin et l'Auvergte; dons ce trajet j'ai var des champs fertiles de ls Limagne, les montagnes les plus élevées de la France , 4 U un pass out convert encore des matières qui déposèrent des volcans ctéints depuis des siècles; les villes on peu considérablis que j'ai rencontrées, sont L'uoge et Clermont: dans la première j'ai trouvé des monumens antiques consacrés à le relig'anet bien conservés; des places et des promenades publiquesass. x belles, une école primsire avec enscignement mutuel bien organisée ct trés fréquentée ; mais « n fait d'établissemens de secours pour les pauvres malades, la ville de Limog s ne renferme qu'un hôpital fort petit et même insuffisant pour a ville qui n'est cependant pas trèe- grande ; 11 est desservi par des sœurs de £ant-Alexis ei pe nérte d'être remarqué sous auren rapport.

Clermont était seule sille de queique impotenec qu'il me restt à v'siter ; cette capitale de l'Auvergne à laquille la tesate noire des matériaux de coestruc: tion donne nn sir d'entiquité assez birarre, m'a offert un Hôtel Dieu qui mérite d'être cité : situs‘son au midi de la ville dont it forme Ja dernière maison ,p's tion sclubre et por conséquent à portée de la popelation, Des salles grandes et bien cérées ; de vastes jardins; nne galerie couverte d'où la sue s'étend au Loin sur La campagne, $ rvant de promenoir pour les malades pendant Les beaux ct Les mauvais temps; d'espèces de desserte Lien disposées ; près de 500 lits qui sufiseat et

gnemens sur le traitement de la surdité causée par l'absence de la sécrélion de cérumen dans le conduit externe, M. Coates, après avoir rappelé la disposition du conduit auditif externe et les rl mit pe 1x cérumineuses qui s'ouvrent dans son intérieur, attribue à différentes causes la diminution ou l'absence de sécrétion dn cérumen. Un rhume peut déterminer l'inflammation de ces glandes, et consécutivement la sécheresse des conduits. Les symptômes sont connus de tout le munde, et sont la sensation d'une chaleur et d'use démangeaison douloureuse dans la partie, Le repos, un pédiluve et un

it Lien chaud, suflisent ordinairement pour rétablir cette sécrétion

et faire disparaître la surdité,

D'autres fois cet état se complique de sécheresse de la peau et de la langue, et de constipation. Tant que ces complications persistent, ob ne ee souger à aucune application locale , et le plus souvent il suffit de

es combattre pour faire disparaître en même temps la surdité.

Dans d'autres circonstances cette maladie paraît tout-à-fait locale, ct semble dépendre d’une indolence , d'une atonie des zlandes cérumineuses. Quelquefois alors la surdité est presque complète, Lorsque Le malade perçoit un son, il lui parait aigu et il détermine pendant quelques instans un bruit désagréable dans les œcilles. Si on examine La muquense, on la trouve * sert et privée de cérumen.

Ons. 1. — Ch. Csbornes, âgée de 20 ans, est soarde dequis neuf mois, el n'est arrivée que graduellement à l'état où elle est maintenant, 4 mai 1833, surdité considérable des deux orvilles, mas plus encore à droite ; constipation ; laugue blanche et sèche ; expression d'accahlement et d'indifférence, L'orcille gaache ne contient pas du tout de cérumren ; la droite au contraire Le qu'à l'ordinaire. On nent 2 des injections avec aue solution de savon el de l'eau liède, et la malade prendra tous les soirs ane pilule contenant trois grains de calomel, et tous les matins :

Carbonate de magnésie, Rbubarbe ,

Le 19 mai, la langue est nette et humide; les évacuations se font librement. L'oreille gauche est encore plus mal; la droite, au contraire, parail mieux, Loc injection est pratiquée dans les deux orcilles, et ensuite on applique sur la membrane du tympan gauche une parcelle de la pommaile suivante, ramollie avec un pu l'huile d'amande douce :

Prenez : Onguent de nitrate de mereure étendu, 4 gros; — dk blanc de balene, $ gras.

Le 21, elle se plaint d'un peu de douleur dans l'oreille gaache , mais elle en. tend besucoup mieux; la droite va de mieux en mieux. On coatinue à appliuer l'onguent ci-dessns jusqu'au 28 juillet. Alors elle dit avoir l'ouie aussi fine que jamais; sa santé est parfaite ; sa démarche #st libre el animée. Chex celte malade la gaérison s'est fait attendre à c.use d'un rhume qui surtint pendant la durée da traitement,

Il y a encore une espèce de surdité dont la cause diffère de celle dont nous venons de voir un exemple, et qui est souvent confundue avec elle, Elle est due à l'absence de sécrétion des glandes réruminenses , et coïncide ou souvent alterne avec une ophthalmie scrophuleuse.Dans ces cas il ÿ a beaucoup d’irritation et de bruit dans les oreilles. L'examin du méat ne fourait aucun indice; quelquefois le céramen parait d'une couleur plus foncée. Cette maladie affecte ordinairement les personnes qui se nourrissent mal, et qui sont privées de la plupart des comforts de li vie. Comme 1} est rare qu'on puisse faire disparaître les causes qui produisent cette maladie, il est très-difficile de la faire disparaitre complètement , ou bien elle ne tarde pas à reparaître.

La première indication est de rétablir la liberté du ventre, ce que

8 gras.

12 gros.

au-delà aux besoins de la ville ; le service intérieur confié à quatorze seurs de Swnt-Vincent de Paule; et, chose rare , des malades qui expriment spontancment leur reconnaissance pour les bons soins qu'ils reçoivent ; tel est le résumé suceinct des principales remarques que j'ai faites dans cet hôpital ; j'ai regrettéden y avoir point rencontré M, le docteur Fleury, qui ex chirurgien en chef, et qui jouit , comme praticien et comme professeur, d'une réputation méritée. : |

Des différentes villes que je viens de parcourir , Montpellier était la seule qui devait m'offrir une Faculté spéciale; dans plusieurs autres telles que Tou'ouse , Bordeaux et Clermont, j'ai trouvé un en-eignement secondaire éta li au sein des principaux hôpitaux ; ces écoles secondaires sont-elles profitables à la sticace ? je ne discuterai point celte question dans une lettre déjà trop longue : Je di a seule ment que partout l'on parait d'accord sur ces deux points, Sfr : 1" qu'ells sont utiles aux hôpitaux près desquels elles ex slent, en mt Hipliant lee sujets no — breux «& instruits que leur servire réclame ; 2° que leur caucervalion est dm: l'intérée dis babitans, qui ont sous leurs yeux et qui | eric par conséqren" surveiller plus facilemeët, peadant Les prem res années de lurs eludes, ce4x de lus eufans qu'ils destinent à l'art de gurrir, . ; :

Vailë, Monsieur et honoré confrère, ce que j'ai oserté pendan’ le cour! va:age que je viens de faire. Un tableau complet de lous les établssimens qui sont consacrés cp France au soulagement de 1 humanité souffeante et à lus ignement des sciences médicales, ait plus utile encore ; on jugerait par Jui dis b. sains d'u pays sous cc double rapport, 11 l'on arrivecaità fournir au gouvermement ks lacumens nécessaires pour organiser , anx Gares de toutes les popuulauons , dei séeanrs qi puissent sufôre à leurs besoins, et des écules de médecine célintiverent atlachées aux grands hôgitsux , loin desquels aujourd hui les doubs € iles et secondaires ne peuvent plus prospérer.

sévi sur les individus logés dans les maisons arnies, L'admivistration, par les soins de M. Alart, a pu recueillir sur ce point les reoseignemens les plos exacts porsihle , depuis le 29 wars Lg he 1°" août 1932; c'est sur les documens qu'elle: à réunis qu'est fondé le travail de M, Villermé.

On peut diviser les maisons garnies de Paris en quatre grandes classes : 4° les | ape hôtels et les auberges où lugent les étrangers, les députés, les oégociuns e provimes , ete. ; 2° les maisons meublées babuées en géneral par des étudians, Ont. 5, — Murray , bgé de 16 ans, me cesse pour vas ophihslmie stre- des ofBciers ; 3° les logemens en garni, à chambres communes, ai logent des meuse avec une forte opacité vasculaire de la cornée et ane injection de la con-| ouvriers peu aisés pour La plupart; 4° enfin les logeurs à la nuit qui servent de re-

joncti ibrale; on prescrit trois lotions chaque jour avec : traite aux gens sans aveu , aux filles publiques, sux vagabonds et aux voleurs. onctive palyébrale ; < : Le prix et la durée du séjour varient dans ces diverses classes. Dans la dernière, Prenez : nitrate d argent, 2 gros. Les olividus recueillis ne passent guère au-delà de La ouit , dont le prix varie de : | Eau distillée , fonce. $à15sous, Dansies chambres communes, les ouvriers restent ordinairement Et cinq grains de pilales bleues à prendre deux fois par jour. : huit mois de l'année et psicat de 5 à 6 franes par mois. Les étuilisus habijent leurs Le 20 juillet, l'inflammation à disparu; il ne reste plus qu'un peu d'injection | maisons garnies dix mois de l'année ; La chambre coûte de 15 à 40 francs, Enfin dons les auberges on les À ro hôtels, le prix de l'appartement est par jour de

sur La paupière inférieure ; la lamière qui ne pouvait être supportée au commence- [ 30 sols à 6 francs; et leséjonr ne dépasse guère une semaine. Presque toute celte population consiste eu hommes ; les femmes n'en font qu'une

ment du traitement ne fatigue plus te malade ; mais pendant que l'ophihalmie dis- |

paraissait , la maladie devenait sourd. La quantité de cérumen conleauc dus les

oreilles était normale, mais sa couleur était erdâtre. Îl y avait continuellement du | teis-faible part. On en compte environ un cinquième dans les hôtels de la pre-

tintement daus Les or. illes. enère classe ; un dixième dans les auberges ; un trentième dans les hôtels garaies ordinaires; un quatrevingt-divième dans kes chambres communes; et un Licrs daus les maisons à la nuit.

Les injections simples ne produisirent aucun effet; alors on essaya des injections avec le nitrate d'argent à la dose imliquée {un grain pour une once d'eau) , deux |

D'après les rapports ordinaires, la totalité de cette population pour les quatre

mois de l'année indiqués peut s'éleser à 32,434 personnes, les logeurs où maitres

ou trois fois par jour, et au bout de huit jours la surdité avait complétement disparu.

d'hôtels non compris. Comme là totalité de ces établissemens monte à 3,500 , RS À GO SO qu'il ne revient à chacua que 40 locaiaires ; mais il faut considérer qu'il y la une multitude de petits logears qui sont bien loiu d'atteindie à ce aombre ; ce sans. | ACADÈMIE DE MÉDECINE. À La moitié de toute cette population se compose d'ouvriers attachés aux bétimens, . à . , . : J : 3,800 sont étrangers à La Fran e. Il y à eu le samedi 29 mers, ane séance à laquelle peu d'académiciens on as- [lement sans ouvrage : À , PENSER ] , * Le re Mais ctie population avait sensiblement décru pendant épidémie. Dès l'invasisté ; la plupart ayant penté, d'après la première décision du bureau , qu'il n'y 8 siou du choléra la terreur avait amené ane Fm be, le chiffre rh . i perait pl après ee pr rm lu smedi leg be pr pures {lala de 206 à 4,200 par jour ; et toutefois durant les trois mois loi qués, parmi eéremint ré jen . ke mu 4 PP M Richard Démr EE les personnes restées dans les maisons garnies, 2,342 furent atteintes du choléra , plie par la leclare G UR sd + , eur: 4 033 yenccombèrent.Au {° aoûh, la mortalité générale causée por à Paris le cholé a ne pour l'examiner. Nous en rendrons comp'e lorsque le rapport en sera ion n'ait point ea licu, les maisons garni s auraient besucoup plus souflirt . . ment la mortalité ÿ aurait été de près d'un JU*; et elle a té beaucoup plus ef- , gration, ne corpreaat presque que des jeunes gens et des bommes faits, et comp- Lait un très-petit nombre de femmes et de vieillards. M. Villcrmé passe ensuite à la comparaison de la mortalité dans les arrondiseeil prend pour exemples le 4° arromdissementet ke 9°. Le 4°" arrond ssement se compose de quatre quartiers : 1° le quartier des Tin leries, où les garnis sont généralement beaux et bons el pour la plupart habités place Fendéme ; res deux quartiers sont labuités, partie par des pauvres, partie par des riches, et leurs garnis te ressemblent à peu près; 4° enfin ke quertier du Roule, où la population pauvre dépasse de beauconp, dans les garnis. le nom- | propreté et la salubrité désirables.

Or, la proportion des malades et des morts à Ja totalité de la population , à varié ainsi dans ces quatre quartiers :

l'on obtient facilement par les préparations mereurielles et qe ent les pilules bleues ; La roles ps de diminuer Firritabilité de la membrane muqueuse, ce que l'en obtient encore facilement par l'application d'une solation de nitrate d'argent dans la proportios d'un grain pour un

verre d'eau distilléc.

S£ance où 5 avait. 1894. — Présidence de M. Lisrranc.

ORSENTATION SUR UNE RÉSTCTION DE LA TÈTE DE L'ROMÉRUS DROIT, par M. Las- | senne , professeur à l'école de médecine d'Agen M, GimeLse, rapporteur.

M. Gisecus commence par exposer les détails de cette observation.

En 1829 , le nommé Désiré, d'une constitution athlétique , accablé chaque a0néc de furoncles vombreux, prit pour s'en débarrasser la wédecine Leroy; et peu après eut besoin de recourir à la saignée. Elle lui fut faite su bras droit ; le lendemain un mouvemeal brusque de ce bras ÿ détermina une douleur vive qui se pro: pagea vers l'épaule; e4 le même soir , il survint une fièvre violente, rémitlente, avec des symptômes adynamiques, Au 2v° jour de cette fièvre, un abcès se déclara au bras; puis un second quelques pouces plus haut; puis un troisième vers l'articulation sespulo-humérale; pois un quetrième qui se fit jour entre la clavicule et l'onvoplate, Un stylet enfoncé par celte derniire ouverture monlra la néccssité d'une contre ouverture ; on en Êt successirement une, deux, et enfin une troisième assez la: ge pour livrer passage au doigt indicateur ; et avec ce doigt on reconnut une carie du la tète de Frusurus, La résection fut résolue, On pratique

TRAVAUX ACADÉ MIQUE S. qi explique comment il peut être dépassé de beaucoup par les plus grandes maicomme maçons, churpratiers, ele. ; 4,000 environ de ces ouvriers sout habituelen aurait pas. Aucun des rédacteurs des journaux de médecine n'était présent. | es dans les maisons garnies était rédait à SUO , landis que le chiffre des sorties médecin aux Thernes, sur Le s\stème nerveux. MM. Pariset et Double ont été était d'un 46* de la popalation. On voit done qu'ec supjosant même que l'émiavante, si l'on songe que la population totale, diminuée de beaucoup par l'émimens et les quartirrs de Paris les plus opposés par leur aisance ou ur misère, et | des persoones riches ; 2° le quartier des Champs-Elysées ; 5° le quartier dle |bre furt res rent des locataires riches, et où le- garnis n'ont point eu général la

sur le deltoïde une incision en V à sommet inférieur ; le lamheau relevé, la capsule . Li né : œnelade sur DL = ; mort sur . divisée , une plaque de hoïs fut passée derrière la tête de l'os et celle-ci résrquée g Champs- Elysée 4 so — ! tus avec la scie, 11 ÿ avait bien ue légère altération de la cavité glénoide ; mais où | 4" Roule, Te 4 16 — 1 +

n'y fit pas autrement attention. Le lamb: au fut ahaissé et déprimé jusque sur la cavité glénvide; et le bras sontenu su moyen du bandage de la claticule, Quelrs mes après l'opération , la fièvre qui avait persisté ju‘que-là, cesss tout-à- ÿ ait; la guérison marcha rapidement ; el un mois après le malade pouvait se pro- À merer el aller à la messe.

D'après ces détails, La commission pense qu'il y à eu ant phlébite; elle regrette que le résultat soit indiqué d'une manière si vague. On ne connait qu'un seul cas rapporté par Chausier, dans lequel le mouvement d'élévation du bras ait êté conservé; il eût été curuux de savoir si ce mouvement éxiste chez l'opéré de M. Laserre. Toutefois la commission propose de déposer le mémoire aus archives et d'adresser des remerciemens à l'auteue.

M. Veurrac déclare qu'il ae voit riva de neuf dans celte observation, L'opération en elle-même est chose aisez commune ; on eu à SÙ à 400 exerples; le pro- | cédé est bien connu ; la carie s'est rencontré dans d'autres cas; quel à donc été le bat de l'auteur en faisant cette communication ?

M. Saxsox répond que la plupart de ces résections ont été faites pour des lésions récentes el provensut L cause externe ; les cas où l'opération à été tentée pour cause de carie sout plus rates, et surtout ont étérarement couronnées de succès. Toutefois il regrette aussi l'absence de dhétails sufÜsans ; et par exemple , l'opération pe lui parait pas avoir été suflisamment indiquée.

Le rapport et les conclusions sont adoptés. |

M. Le raser annonce qu'au sortir de La dernière séance , M. Gasc a été pris d'ane bémoptysie. MM, François et Kéraudren sont désignés pour aller , au uoni de l'Académie, s'informer de l'état de l'honorable membre.

M. Villermé n La parole pour la lecture d'un mémoire.

Ainsi, déja dans un arondiscement qui compte parmi Les plus riches de Par's, on voit quelle différence de mortalité il y a eu selon l'uisance des divers quartiers. Voyons maintenant un des arrondissemens utés parmi les plus pauvres.

Le 9° arrondissement se compose aussi de quatre quartiers : à° L'{le St-Lonis, À où n'habitent geère que des rentivrset des personnes riches; on n'y a pas comp té un seul décès ; 2° le quartier de d' Arsenal, couteusat 6 géavral des maisons garnies de second ordre habitées par des officiers de la garnison; 3° le quartier de d'Hételde- Fille. peuplé d'ouvrivrs, el dont les garnis sont d'une saleté, d'une fetidité et d'une insilubrité déjà excessives ; 4° po le quartier de la Cué, le ‘mes affreux de tous les quartiers de Paris, réceptacle de tout ce que Paris ren-

rme de plus misérable , vagaboads , lilous , gens de mauvaises mœurs ; ce n'est Le trop dire que les garnis de ce quartier sont de véritables cloaques, masons inmides et profondes, latrines découvertes, urines séjournant Ft, Pr chambres , plombs obstrués par des immondices et même par des matières fcles; aussi La puanteur y va siloia, que pen ofGciérs de ape chargés d'in peeter les chambrées, se sont sentis sufoqués en entrant ilans les salles , et ont été forcés de reculer C'est là surtout que le choléra à sévi d'une maitre effrayjaute; on y a compté tn malade sur quatre et demi, ctun mort sur huit et den.i. L

En parcours les autres quartiers de Paris, on trouve des résultats analogues, et toujours la mortalité en raison de | insalubrité des logemens. Ainsi dans le 12° srroudissement , le quartier Saiet-Marcel habité par des ouvriers jocisant d'une certaine aisance, à | 7 souffert : les quartiers Saint-Jacques et de l'Olservatei e | peuglés par moitié 'étudians et de chiffonniers, ont déjacompié plus de victimes ; enfin le quartier du Jardin-du-Bui, contenant nne foule de jsenis aussi sabre, aussi empestés que ceux de La Cité, a eu une mortalité pr sque égale. Dans cer- [aimes rues très peu élendurs , on à compté 41 malades, $1 morts; ct beagcougs

spé ; ne de ces logemens garnis ont compté chacun de 4 à {1 morts. Un des moyens d'apprécier L'influence des localités et des causes hygiéniques sur | La conséquencr générale de ces faits, c'est que les ravages du choléra à Paris

la mortalité cansée qar le choléra, était de rechercher jusqu'à quel point il avait qout été en raison directe des causes lagrautes d'insaiubrité; que la mortalité a

NOTE SUR LES RAVACES DU CHOLÉUA T'ARMI LES LOCATAIRES DES MAISONS CARTES ne LA CAmTace, depuis Le 24 wars jusqu'au 1° août 1832 , par M. Villermé.

tar Ces DRE NN SAR d'toûs lès Vicét én «té qu La ei gt ous mi res les fagabons, ls kehs Sins avêu, sa d'existence , ét téajones-piéts 3 violer lés lois de Là société , à dù sa moins moyens Ô re cn gs compéuisstion bién faible sans Üüaté pour tous les max" ac D Si ré compare sous le Le dela mottolité Les trois frrondiksémens Tes plis pauvres de Paris , le 7° le Jet 42°, avec les trois plus riches, où trouve que ed IL ÿ a eû hn'malile she netlfindividhis et'un mort sur 13, tannslésautrés , , s'én Gun malade sûr 31 ét un mort sut 97. C'est donc pour les teiméris pahrres trois fois ct Geinie plus de mislalés, ét ne

ps le morts brancoup fus forte.

si Von établit la même comparaison entre deux quartiers seulement, l'un

"parmi les riches , l'autre parmi les plus , la on croit Ed poterie hs ainsi à rh regard le quartier des Tuileries ct

celui dela Cité, on trouve pour ce dernier frente fois plus de malades «t vingt né fois plus de morts que dans l'odtre; ét cette mortalité de chaque quarlir est toujours en raison du nombre dés garnis dés dernières ‘classes.

Reprenons ces recherches sons un autre porat de vue , et cherchons parmi les gannis de téates les classes en quelle propôrtion le choléra les a attaqués. La premire classe que nous arons établie peul se scinder en deux , ce qui portera le nombre des divisions à cinq.

1° Crasse. — Les grands et beaux hôtels habités-par des grands scigneurs , des

pairs de France, des banquices , etc, , et contenant la plopart une lation fort nombreuse ; on céupte 102 de ces établissemens ; le choléra en a affecté 4 ; proportion, 4 sur 100. IT Cuasse. = Môtels et auberges bien tenus, hahités par des députés, des négoc'ans, ete. ; on en comple 227 ; affectés du choléra, 19 ; proportion, Jour 10, HE" Cuassr. — Maisons garnies occupées par des rentiers, des officiers, des étu dians, des fvemiers total 1,566 ; affectées du choléra, 239; proportion {8 sur 100, 1° Cuasse. — Garnis à chambres commune: occupées p r de pauvres ouvriers , total 954 ; affectés du choléra 499 ; 52 sur 100. V' Cuassr, — La plus sale de toutes , 250 ; atteints du choléra 154; plus de 60 sur 1QÙ

Il convient d'ajouter que pour fous ces chiffres et surtout pour ceux qui indiquent le nombre des malades et des morts, nous sommes restés néces-airement au-dessous de la vérité, les lageurs ayant eu intérêt à cacher une partie des décès arrivés chez eux par l'effèt du choléra , on ayant négligé de les indiquer, où enfin n'ayant pu le faire, parce que l'épidkmie les avait frappés eux-mêms.

La discussion s'ouvre sûr ce mémoire. M. Bourdois de la Mothe , an uel se joint M. Bouillaud, demande qu'on retranche La phrase où il est dit que le choléra a épuré la société. M, Adelon répand que l'Académne n'a pas droit de faire effacer une phrase d'un mémoire qi appartient en propre à son au’ vur ; d'ailleurs-eetie phrase n'est que la conséquente des faits cxpases,

M. Rocnoux. Il faut daus ces sorts de calvuls se garder surtout d'exagérer, en accordant trop d'influence à une seule cause, Por exemple on a dit généralement que les inditidus sdonnés à la boisson avaient plus souffert du choléra que les autres; eh bién !il y a une salle à Bicètre où l'on met tous les ivrognes , et cette salle à be: moins souÎTert du choléra que celle des cancéreux , par exemple, Une sntre co! et de ce mémoire , c'est que les pauvres out beancoup plus souffert bord savoir quelle est la proporjion des riches aux pauvres dans Paris. La mortalité, dit-on, à été de quatre pour cent pour les personnes riches , et de soixante sur cent pour les pauvres, ce qui fait une proportion d'un à quinz’. Eb bien! les riches sont aux pauvres à peu près dans la même proportion,

M. Varsgnué, On ne peut établie aucune comparaison entre doux salles de Bi cètre et deux quartiers de Paris tels que la Cité et ke quartier Rivoli. Et pus il ne s'agit pas ici de riches et de panvres; les domestiques des grandes mai-ons sont pauvres, mais ils sont hien logés, bien vêtus, bien nourris, et la mortalité n'a pas été plus grande sur eux que sur leurs maitres, Peu importent les conditions de ri chesse : ce qui importe, ce sônt les conditions Àe miobrité.

M. Looinenr croit avoir remarqué que les maisons exposées au nord avaient plus sonffert dn choléra que eclles ex posées an midi.

M, Vasenué, C'est précisément ke contraire; c'est dans les appartemens exposés au midi que la mortalité a été la plus forte; et je dirai plus , c'est que la même circonstance se rétrouve pour l'année 1851 , et probablement elle se retrouverait pote les aunéés antérieures. La rai on n'en est pas clans l'insalubritéde celte exposition: tout an contraire, c'est qu'en général on recherche cete

exposition pour les chambres à coucher, et que c'est dans le: chambres à coucher!

qu'on se tient malade et qu'on meurt.

M. Casrez fait observer que la y mures des hôtels garnis de première ela se se compose surtout de voyagenrs et ile personnes peu sédentaires. Îls sont jeunes, ils sont riches , ils viennent bien po: tans à Paris , et y restent peu de temps ; an Leu de erla, les ouvriers son! pauvres, sédeutaires, subissent saus cesse l'inflnence de leurs demeures , affaitilis es le travail et enfin par l'âge. C'est là une cause de mortalité qui a échappé à M. Villermé. M. Castel voudrait aussi qu'on recherchät quel a été le traitement le plus suivi de succès (on rit); it préfère, quant à Jui | de traitement de Sydenham.

ME. Donois n'Astens lit un mémoire qui a pour titre : Vonvelles inilvetions philosophiques appliquées à l'étude de l'idiotisme et de la démence, MM. Pa-

riset et Adelon sont chargés de l'exominer. Nous en rendrons comple à l'occasion

hi rapport.

Séance levée à 5 heures.

Séaxce ve 8 avai. — Prémdence dé M. BouLir.

M. Lassis écrit qu'il se met sus les rangs pour la place de membre titulaire. DISCUSSION SUR LA FIÈVRE JAUNE DE CATIRNNE,

M. Rocnovx demanile la parole à l'occasion du procès-verbal. C'est une erreur d'annoncer que la fièvre jaune n'existe pas dans les’ régions intertropicales et

que les riches. Mais poar que cette conclusion fat juste, il faudrait d'a-{|rou

A pérriéatiét Ellen sévi dus éetre Île en 1764, ‘en 4765 ,én 1768, en 4794), en 1798 en 1803-;en 4791 sir dix gr med er 2 + ur 8 + En flan X (48 8) , le général it |

est mort Ini-ménie. ent danc-des médecins habitant dans le pays peuvent

ce sont surtout les arrivans qui paient tribut à cette maladie. Dans les pays non

Mimerçans , Comité est Cayétme , 11 y'a trèspeu d'arrivagés ; étsits se mouitre | Ge t'est jiés d'une ans re phdermuqe mis seulement jer un il one létotinent alors'qué dés médecins qui ne a méconmaissent lorsqu'un owdtux cas parhagard L sous leurs xeux. 2105 es Jin t

êè

M. Cuenvix donne ur l'expédition de 4 sairars qu'il tent du gé-

néral Bernard. L'épèdémie s'étant montrée. ,

faire trente lieues à pied, j'ai vu les soldats de la garnison employés à SrSre des pierres ; el ce sont de ces choses

idevre

sor ce sur Lx TÉraxos, par M. Gruée, professeur à l'école royale vélérimaire de Toulouse, — Rapporteur, M. Lovren-Wincenmar. — IncibEsT.

Lacommission commence par s'exeuser du long retard qu'a éprouvé ce rapport, mais il n'en «ea que plus intéressant puisqu'elle aura pu co: les faits obscesés par M Gelée sur les animaux avec ceux que M. Lepelletikr du Mans à recueils sue l'homme,

M. Gelée cite quatre faits de tétanos observés sur le cheval, avec antopsie. En général il a trouvé les musclés pâles, ramollis, sans consistance, ureinflammation du tube intestiel , ln moelle épinière ramollie surtont à la face inférieure { sntéricure chez l'hoavoe } , les racines antérienres des nerfs également affectées ; les méninges ronges et injéctécs; Le cerveau et le cervelet ramollis et porntitlés en <lon M. Gelée, l'irritation dans le tétanos toujours de la périphirie vers le centre. Dans le tétanos traumatique , limitation envahit d'abord les Glets nerveux de La surface de la plaie, pour aller ensuite à la moelle épinière; dans le tétanos de anse interne, c'est les dernières ramifications nerveuses du tube intes inal que lirritation débate, Quand le tétanos succède à la castration, l'auteur à dhservé que c'est la portion ‘sacro-lombaire de la moclle qui est a plus affectée.

Le traitement a condisté dans des ssignées prescrites avec profusion, et l'emploi de l'opimm en injections et en frictions. Une mule atteinte du tétanos à été sanrvrÉc par es moyens. ;

Au moment où M. le rapporteur commence l'analyse des recherches de M, Leplléticr ur le mème sujet, M le président l'interrompt , attendu que l'ouvrage de M. Lepelletier dant imprimé, le réglement de permet pas d'en rendre compte. M. Le rapporteur se rem à ct avis et passe à ses conclusions. Comme ceci n'est qu'un rapport verhal, il conclut simplement au dépôt du mémoire ‘de M. Gelée dans des arch ves. — Atlopté.

M. Henvre ne cnécois se présente à la tribune pour lire un rapport sur Fou rage imprimé de Mme Boivin. M. le présideut parait indéeis ; attendu que l'anteur estmnc femme ; mas de toute part on demande l'exécution du réglement. M. Gear in fait observer que le bureau a tous les torts; puisque le nt dend de fare iles rapports sur les ouvrages imprimés, on ne devail done pas charger M, Hesvez d'en fire mn,

M. Aorcox. Certainement par l'article #5 de son réglement , l'Académie 1'a pas voulu se priver absolument d'eutendre des rapports sur certaine ouvrages ; senlersent élle en n fait une défense générale, à la lever pour ces parteiliers. Tsagit de savoir si tel esUle cas qui se présente; pour cela il fsut conter le Ë

M. Dovnte. Le réglement ne se prête à aucune interprétation de ce genre ; qu'on Le lise; et puis c'est au bureau à le farre exécuter.

M. le président donne lerture du réglement qui porte prohibition entière et fo--

melle. En conséquence , Le rapport de M. Hervez de Chégoin est regardé comme non avetmn.

KOUVEAT RAPFONT SUR LES POIS À CAURÈRE (DE M. FRIGÉRIO.

M Groéxeaiv, rapporteur, rappelle qu'après une discussion ge << et animée , l'Académie à sjourné £a décision sui a rom chrâge à M. Frigério en cût donné la formule exacte et complète. M. Frigério s'est rendu à ce désir, et roici d'abord la formule de sa composition emplastique. : k

M. le rapporteur lit une formule qui ne se compose pas de moins de quinze à

vingt subatsaces, (Oh! ob!) Ceite formule pet pere les pois n° 4 ; iky a pour les autres puméros Lrois furmul.s d'une égale étendue. C:s fermules, dit M. le rap sit , Me paraissent un peu compliquées. { Masieurs vois : Je Le cruis bien : )

outefuis , ke résultat en est trè.-salisfaisant, Au resté, s lon le degré de feu auquel on soumet le mélang:, il fout varier les doses indiquées. On recouvre ensuite es pois d'un vernis dont La composition est oassi,çvariable. M. Frigériu en a de trois sortes ; l'un est ane teidture de garou ; su second , il ajoute de l'euphorbe ; be troisième est un mélange de teinture de garou, de slyrax et le savon. À tous il ajouté une solution gommeuse pour les rendre solubles dans le muets auimal sécréié par le coutère,

M. Frigério avant donc satisfait au vos exprimé par l'Acalémie, la commis. sion reproduit ses conclusions, qui sont que ces puis ayant constamment pro duit des effets avantageux, ils peuvent être utilement employés pour les cautèrs.

Une discussion longue et tumultueuse suit ce rapport.

M, Barcer. Les pos à cautère be serrénl que comme morén furemcnt mécamique pour maintenir la plaie de l'exutoire, ou tout au plus comme moyen un

uw stimulant. Eh bien! nous avons pour simuler les pois d'iris; s'il faut moins

ds les, pois d'orange ; s'iln'en faut pas di Lout , les pais.andinairee, €1 si Lo

a veut wme éviter Le gonlement des, pois dont og se secL,, nous axuus des

pilules de cire. Toutes les indications soût donc remplies pr des moyens saiples eteflicaces, ét une composilion aussi étendus et aussi comyl quée ne mésile ras l'approation de l'Acsdéone.

Dousts veut qu'on raie: les mots constamment avantageux: 1à à vu daus

deux cas ces pois produise des effets contraires,

M, Ménar siunibigge qu'on os présenter à l'Académie une composition aussi monsirucuse,

M. Cnevarcrén sccorde qu'elle est monstrueuse: mais qu'importe, si elle pro dait de bons éfleis? Le munisire demaude à l'Académie la vérité; refuser de la dire surail un déni de jusl.ce.

M. Lomesr est d'avis de dire la vérité ; mais iL faut la dire tout, entière. LE

faut dire au ministre que c'est une formule digne du moyen âge, ve composition à serbe empruntée à Msrcellus Empiricus. Déjà M. Frigério à cherché à faire u brut avec des fumigations de chlore camphré, qui n'étaient pes même en rap- : avec les progrès de La chimie, Que l'Académie réponde que c'est un n élruge insignifiant sous le rapport de La science , un farrago efMiosable, inhigne de son

approba ion. !

w. Rosiquer. Dites du moins que ces pois n'agissent que par leur surface, ct qu'on obtieadri le même effet en isaut de vernis un jrois d'iris.

M. Han ne croit pas que la surface seule agisse. Qu'importe que Li formule soit monstrueuse ? Toutes les formules pharmaceutiques le sont. L'orateur s'elère avec force contre cette fareur de simplilier qui a ruiné Li thérapeutique.

ML Pelletier, Moreau, EH. Cioquet appuient les conclusions de la consmission M. le rapporteur les défend lui-même avec force.

M. Dezoxccnawps demande qu'au lieu de dire qu'ilsse sont emplayés stéfemene on dre seulement sans inconvérient; cl c'est cocoro trop pour ui par.il fatras phermareatique. MI, en oo se refuse à ce changement.

M. Looinent. Faites; bien attention; c'est un précédent que vous allez dia. Lis; demain d vous pleuvra un tas de receltes aussi ridiculss, mais aussi innocentes; vous ne pourrez refuser de reconnaitre aus.i leur utilité, Le n'attique pas leur utilité, mais leur composition. Que demain on vous fasse des pois avec des nids d'hirondelles et de l'emplôtre diapalme, ils seront tout aussi utiles que cux-ci.

M. Chevalier défie l'orateur de faire des pois avec des nids d'hirondelles, M. le rapporteur déclare que la commission a vu ce qu'elle a vu; si l'icadémie a confianee dans sa comaiss'on, elle adoptera ses conclus"ons; sinon, «lle les rejetiera ; mais il n'y a pas d'amendement passible,

M. Bouillaud déclare qu'il n'est poiat convaincu par les faits de 1 comm sion, et demande l'ajournement.

La discussion s'anime de plus en plus ; nous avons rarement vu l'Académie aus: agitée par des débats scientifiques. M. le président s'appeëte à mettre 204 voix les conclusions de la commission ; on dessande la priorilé pour les anenlemens, mais SANS SUCCÈS,

M. Lonmenr, avet force, Je fais alors une proposition formelle, Je demande

s“ices conclusions sont adoptées , l'Académie imprime le rapport tout eutier Las fascieules avec les furmubrs dans toute leur étendue, {Appuyé!1

M. Docrce, Et avec Les noms des membres du La commission.

M. le président parvient à grand'pcine à mettec les conclusiuns du rapport aux voix, On suit Le résultat avec une vire atiention, C pendant, un cv laju gorubre de membres s'abstiennent de voter.

Pour les conclusions, IA vois.

Contre, 24

Les conclusions sont rejetées, M. le président veut mettre aux voix les amendenvens. Voix nombreuses : Non! non: ils sont retirés, Tout le monde se lève , et l'assemblre se sépare au mileeo d'une vive fgitation.

Iku'y aura pas de séance samedi prochain à moins de TE

CORRESPONDANCE MEDICALE

CAS DE RHUMATISME AIGU, TERMINÉ PAR SUPPURATION ; communiqué par M. Décarnix, médecin à Mau-

Ons. — M. À. Dousseau , forgeron , d'une taille movenne, d'une constitution atscz forte, n'avait jamais été malade, quand le 9 wovembre dernier il se pla gnit d’une céyhalalgie violente occupant le côté droit de la tête; elle persisia malgré les pédilures sinapisés et une appcation de sangsues derrière l'orvalle ; il ne vou. lut point qu'on eût recours à la saignce générale, Au bout de cinq jours, elle dis-

parut , mais Liissant après elle napoint doulunreux ao cèté gauche; il refusa encore opinidtrément la saigace g'aérale, J'apyil quai à deux reprises $9 sangsues , &t le voit de côté arat disparu Le 20 novrwbre , Bou-sau. éprouva une légère doueur et de la gêoe dans l'articulation Uihjo-tarsienne dro te; il x avail peu de gon- Sement, Le lendemain , ces symptômes avaient ansmenté d intcosité ; la douleur | s'étendait kr long de La jambe gauche; le genou , la jambe et le coude-pitd droits étaient douloureux ; le gontment était pes considérable. On appliqua plu sivurs fuis des sangsues; les codroits douloureux furent recouverts de linges irempés daus des décactions émollientes ; le malade prit quelques bains, Grpeudant Le rhusmatisme n'était pas resté stalionnuire ; LL occupait à la fois les deux épaules , là cuisse droite dans sa continuité , kes jambes et les picds des deux vtés. Le malade gorda le bit jusqu'au 6 décembre; H o'y cut d'agtre changement dans son ctat que L'apparition d'un érysipèle à la jambe gauche, qu'avait détorwiné up ongurul conscaillé à mon insu par upé personne étrangère à noire at, Des lotions émollientes Le Greut disparaitre en quarante-huit heures,

Le matin du jour précité, il sccusa une douleur vive à la partie spéricure et ixterne de la cursse gauche, qui présentait une tumeur oblongue, dure, cireonsenite , el offrant quatre, pouces à peu près à son plus grand diamètr-; la pou n'avait presque point changé de couleur; La pression était très-douloureuse; elle

|fut recouverte de cataylasmes. Trois jou s après, une tumeur toute semblable

ovcupait Le pértie supérieure de là jambe druite, et le 45 décembre, ces drux atvis, ouverts per le Bastouri, dunoèrent #ne sopparation abondante. Au coude-

| pied. et à la jambe ganchies , je 6s aussi deux incisions, d'où 1l s'écouls plus de Ideux Litres de pus élabont ct de sérosité roussâtre,

Durant ce Lemps, la tuméfaction dos deux épaules avait toujours été cn mentant : lu doular étnit vive et rasounait en arrière jusqu'à l'angle inféricar de l'omoplate, en avant jusqu'a l'enmwvinte deltoidienne ; on couvrit ces parties de cataplasrocs émollens, 4 la lin de dérembee, la fuctuation étant devenus manifcste , jo ls Louis incious dans l'épaisseur des musvirs deltoïles qui donnèrent

ge à ua pus blanc épais trés-abondant ; les bras et les mains, qui prudant la ormalion de ces lumeurs s'élaicut œdématits, seprirept en quelques jours leu: volume ordinaire, et ne furent Le siége d'au une douleur un peu considérable, Au bout de trois saines, les plaies étaient cicatrisées, Eofin, Le premier jour de février, Rousseau ne se plaiguait que d'us peu dé gêne dans l'épaule droite , et commençait à se promener en ville,

Le traitement employé dans le cours de Ja maladie fut antiphlogistique dans Je principe; mais ton que lorsque agparurent La suppuration et quelques ssmptômes du cortége effrayant de La fièvre hectique.

La terminaison du rhumatisge par suppuration n'est certainement pas commune: on voit même dacs là GazrrTre mÉDicarr, année 1831, page 225, que M. Louis n'en connaissait pas d'exemple bien constaté, Cesa MN. Guersent et Dance ea ont rencontré un assez gran 1 nombre

e cas : le premier à l'hôpital des Enfans, le secoxd chez les founmes en couches. L'observation qu'on vient de lire est plus complite, à mon avis, que celle extraite de la clinique de l'hôpital des Enlans et publiée dans le n° 39 de la Gazerre mévicase , annce 1831.

NOTE SUR LA MANNITE EXTRAITE DU CÉLERI-RAVE ; par M. Pavex.

Dans un travail entrepris il y a quelques années et que je m'occupe de continuer maintenant, je me suis proposé de rechercher dans les vétaux les principes immédiats dont l'abondance, la facile extraction ou e prix commercial pourraient donver licu à des exploitations agricoles ct industrielles.

Déjà j'ai fait voir que, dans les tubereules des topinambours et des dalhias, le principe immédiat le plus abondant est l'inuline , substance one ae eu sucre par divévs acides , mais sur laquelle la diastase cst sans action.

Que le sucre des melons est cristallisable ct identique avec celui des betteraves et de la canne à sucre.

Eafin, M. Henri et moi nous avons constaté que la batate douce contient à la fois le même sucre-cristallisable et de la fécule d'une saveur aussi agréable que les fécules exotiques les plus estimées.

M. Tollard ayant Lien voulu me remettre dernièrement une racine

de céleri-rave pour l'examiner sous ce point de vue, je reconnus qu'el.

le ne contenait pas d'aides ni d'inuline , mais que la mannite y existait en grande proportion, accom e d'une substance ax téc coagulable, de quelques sels et de traces d'huile essentielle.

Ce fut non-seulement la proportion de mannite qui me parut remarquable ; mais encore la fachité de son extraction. Voici le procédé auquel j me suis arrêté, cl qui pourrait être suivi en grand.

A l'aide d'une râpe la racine est réduite ea pulpe ; on soumet celle-ci à l'action graduée d'une forte e, Le suc exprimé est très-visqueux ; on le porte à l'ébullition , une écume abondante se sépare et la viscosité disparait.

La substance ainsi coagulée par la chaleur , recueillie sur un filtre lavé et séché , dune à la calcination les produits des matières azotées ;

[le formait les 0,04 du sucre employé.

Le liquide séparé de l’écume passe sur un filtre de charl on d'os en

rains, est alors rapidement rapproché en consistance sirupeuse , puis Le an dans nn sodrale fait ut

Il se prend par le refroidissement en une masse de cristaux irradiés d'une foule de centres espacés assez régulièrement. |

Cette masse , soumise à une pression lentement accrue, donne directement la maomite en cristaux blancs aiguillés , qu'une seule épuration faite en l'humectant et pressant de nouveau, rendrait assez purs pour tous les usages économiques.

Dissoute dans l'alcool à chaud , elle s'en sépare en refroidissant , et donne des cristaux allongés réunis par groupes furmant des aigrettes brillantes.

La mannite formait environ les 0,07 du sue exprimé ; cette proportion peut varier suivant le sol , les soins de culture, la saison, etc. Je m'occupe de noter ces circonstances afin de savoir sur quelle quantité de mannite on pourrait compter relativement à des superficies connues de terre ealivée convenablement.

Quoi qu'il en soit, il me parait désormais certain que La mannite est le principe immédiat le plus abondant dans la racine du céleri-rave, et

u'il en serait beaucoup plus économiquement cbteou et plus pur que à traitement de la manne.

La saveur doucc et agréable de cette espèce de sucre , ses qualités

ctorales ohservées par plusieurs habiles praticiens, semblent devoir

ui assurer unc consommalion importante , si l'on parvient à l'obtenir aussi économiquement que ces premiers essais peuvent le faire présager.

ACTION DU SUCRE SUR LE SANG HUMAIN ; expériences COmmuniquées par M. le professeur Hecewviscn , de Kiel.

M. le docteur Kapeler vient de nous communiquer l'extrait d’une lettre du professeur Hegewisch , de Kiel, relative à l'action du sucre sur le sang humain, Voici comment M. Hegewvisch rapporte ses expériences , qui nous ont paru mériter l'ait: ntion des médecins,

« J'ai mis du sang coagulé noir davs une solution aqueuse de sucre , et j'ai vu le sang devenir rouge comme du sang artériel, semblable au sang noir qui est mis dans une solution de natrum muriaticum ; mais l'effet du sucre est plus lent que celui des sels neutres, La surface du sang qui était en bas, et qui touchait le fond de la tasse, est deve- Due rouge avant que la surface tournée en bant fût rougic.

» Nous sommes redevables au docteur Steevens de la connaissance de ce fait , que le sang noir devient rouge dans les solutions de sels neutres. Pour la théorie du docteur Strevens , le fait énoncé ci-dessus semnble devoir être d'un grand poids ; mais laissons les théories. Je vis dans un pays où l'art du Éiage est porté au plus heut degré. Nos cultivateurs savenl très-bien que le sucre empêche la séparation du beurre d'avec les autres parties du lait. C'est d'après l'analogie du lait avec le sing que j'ai été conduit à faire des expériences pour savoir si le sucre empêcherait la séparation des parties constituantes du sang. »

es expériences et des considérations qui précèdent , M. le professer Hegewisch croit que le sucre en solution serait un aussi bon reméde pour prévenir et traiter Le choléra que les solutions salines , qui ont été employées avec succès surtout par les médecins anglais.

NOTE SUR L'EMPLOI DU NITBATE D'ARGENT DANS LE TRAITEMENT DES OPHTHALMIES; pur M. Muxaner,

D.-M. à Châullon-de-Michailles.

J'ai lu dans votre n° 78 que M. Gutbrie , médecin anglais, traitait heureusement plusieurs affections de l'œil à l'aide d'onc pommade noire. Depuis le mois de septembre 1831, je savais que M. Velprau avait tenté avec nn égal succès l'effet du nitrate d'argent, suivant Les têmes circonstances , à la clinique de la Pitié, Depuis cette époque , j'ai fait mes essais aussi, je vous en adresse le résultat.

J'ai soumis 16 malades à l'action du nitrate d'argent , savoir :

7 ophthalmies chroniques. 6 guérisons. 4 insucrès. 4 2

scrophulruses, — L'irailemeus suspendus.

4 LL catarrh, dont 2 hoto. n phohiques. OR

saite d'une aménorrhée. 4 — , Total. 43 guérisons, { iusuccès, ? traïtemens suspendus.

Durée du traitement, 11 à 12 jours,

Nous voilà bien d'accord tous trois sur l'efficacité de la substance, mais j'aborde le point litigieux, c'est le mode de son emploi.

Nitrate d'argent 10 grains.

grade Axonge récente 4 gros.

£ * À Solution d'acétate de plomb 415 gouttes. ! Nitrate d'argent 2 grains et plus.

Forsmile de | Eau distillee 2 ooces, M. Velpeau. | AUTRE. | 181. Nitrete d'argent 40 grains.

Axonge lavée 4 once.

Une première formule fut celle-ci :

Solution de nitrate d'argent (réactif) 4 à 6 gouttes, Eau distillée { once.

Deux malades , au mépris de mes recommandations , se hassinerent sans façon les yeux avec cette solution , au lieu de l'instiller sous les paupières. Ces lotions imprudentes leur causérent des douleurs trèsvives , noircirent horriblement le pourtour des yeux, et découragèrent les malades au point de suspendre leur traitement (1). Pour | sn une nouvelle iodocilité , j'eus recours à la pommade de M. Velpeau. Les guérisens conlinuérent, mais les malades se plaignaient encore d'un traitement trop douloureux. Avec la double pensée que l'axunge la plus fraiche et La mieux lavée pourrait bien être un excipient trop grossier pour communiquer avec les membranes délicates de l'œil , déjà plas susceptibles sous une influence pathologique , et qu'ensuite le nitrate DT CT exigeait un correctif, je revins à ma première formule ainsi

Solution de nitrate d'argent 4 gouttes.

Fau distillée { once.

Laudanam 2 à 3 gouttes.

Quatre autres guérisons. — Douleur légère, bien supportable.

De tous ces faits, Monsieur le Rédacteur , je crois pouvoir déduire les conclusions pratiques qui suivent :

1° Le nitrate d'argent jouit évidemment d'une propriété spécifique dans la plupart des phlegmasies aiguës et surtout chroniques qui affectent le globe de l'œi ï:

2° Cette À ae er spécifique pourrait agir sur le système sanguin capillaire, dont l'injection détermine la rougeur inflammatoire ; ‘

3° On doit favoriser l'artion spéciale E «< nitrate d'argent par des purgatifs, des dérivatifs et des émissions sanguines , suivant les indications ;

4° L'addition du laudaoum réussit pour modérer la douleur qui accompagne son mode d'administration, d'après les formules de MM. Fe. peau et Guthrie;

5° Le nitrate d'argent en solution, d'après les proportions du réactif, me semble préférable au nitrate d'argent à l'état solide, parce que la manipulation est plus prompte , et surtout le mélange plus facile, plus homogène. Ces deux avantages justifient ma préférence ; car, pour me servir des expessions du médecin anglais, si le caustique n'était pas réduit en poudre très-fine et pour ainsi dire impalpable, la pommade ou La solution produirait nne combustion de la conjonctive ;

6° Ce traitement encore peu connu mérite l'attention de tous les praticiens , puisqu'il offre aux malades économie et ahsence de douleurs, qu'il se recommande an médecin par la simplirité de son application , par la promptitude et surtout par la constance de ses succès.

Agréez, et,

Muwaner, D.-M.

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