‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 152 sur 339 · PLAINE DU NORD · texte numérisé non relu

PLAINE DU NORD

NOMENCLATURE

I. Ondulations du Nord {pointf, les plus élevés). — Mecklembourg, 18U in. — Poméranici, 330 m. — Prusse propre, 310 m. — Lithuanie, 350 m. — Viildaï (Russie), 3G0 m.

II. Ondulations du Sud {points les plus élevés). — Hanovre, 170 m. — Brandebourg, aso m. — Pologne, ôfiO m. — Ukraine, 810 m.

III. Grande dépression intermédiaire [altitudes principale.f). — Bruxelles, 15 m. — Berlin, 33 m. — Varsovie, 99 m. — Moscou, 142 m.

Étendue de la. plaine eiiropéemie. — Nous savons que de la mer du Nord à riénisséï, s'élcndune plaine immense, dont la partie la plus basse est occupée parla Caspienne. La partie occidentale en appartient k l'Europe : du Pas de Calais à Y Oural, pas un seul tunnel sur les voies ferrées ; lleuves, lacs, marais sont les seuls obstacles à la circulation.

La Russie tout entière, l'Allemagne du Nord, la Hollande, la Belfrique occidentale, une partie des départements français du Nord et du Pas-de-Calais, sont compris dans cette immense étendue de pays plats on faiblement ondulés.

ASïscDiee de f roiïtîères iiatasrelles. — Là, pas de barrière naturelle entre les peuples, pas de fixité dans les frontières politiques.

Au temps de Cbarlemacne, les Slaves all^iient du "Volpa .jusqu'à l'Elbe; plus tard la création de la marclie allemande de Rrandeboarff, les refoula jusqu'à l'Oder, et les conquêtes des chevaliers teutoniques sur les Pruss/cns (de véritables Slaves), étendirent la Germanie jusqu'à la Vistule et au Niémen.

Au delà se trouvaient la Polopne et l'empire des tzars. Pressée entre la Prusse et la Russie, la Pologne a disparu, victime de ses fautes, mais surtout desservie par l'absence de ïi'onVièves naturelles ; et lorsqu'elle a été déRnitivement démembrée, la Prusse et la Russie se sont trouvées face à face SUT ses ruines : aucun obstacle naturel n'y limite en réalité leurs ambitions contraires.

Du côté de l'Ouest, la Prusse a fini par tout absorber, jusqu'aux marécages de l'Ems, qui protèfrent faiblement contre elle la Hollande, extrémité occidentale de la plaine germanique.

lies côtes de la î»laîne. — Pays plats et faiblement inclinés, la Hollande, l'Allemagne du Nord, le Danemark, ont des côtes hafises et marécageuses. Ce sont d'immenses plages. La mer y a fait en grand le travail qu'elle exécute enpetit sur les plages de nos bains de mer, laissant des flaques d'eau quand eUe se

retire, détachant du rivage des flèches et des bancs de sable qu'elle exhausse par les apports de ses vagues.

Les flaques d'eau, ce sont les marécages du Biesboch (Hollande), (p.l23), de la Frise (Hollande) et du Hanovre (Allemagne), (p.l2d), les lagunes des embouchures de l'Oder, de la Vistule, du Niémen. Les flèches, les bancs de sable, ce sont les îles qui s'allongent devant la côte, depuis le Texel (Hollande) jusqu'au Danemark et sur une partie des côtes de la Baltique (Prusse).

H n'existe aucun pays oîi la limite entre le continent etlamer soit moinscertaine : tous les golfes, le Ziiyderzée, le Bollart, la Jade (p.l23)doivent leur existence à des catastrophes qui ont englouti des milliers d'êtres humains. Aujourd'hui encore, sans les digues, une partie de la Hollande et de l'Allemagne du nord serait totalement submergée. H en serait de même sur une partie des côtes de la Baltique, si cette mer était une mer ouverte, sujette à de fortes marées.

-^-^■^ L<es ondulations de la plaine. — Cette plaine immense a pourtant ses ondulations, qui ne dépassent pas, il est vrai, deux cents mètres audessus du niveau de la mer.

Le Mecklembourg, la Poméranie, la province de Prusse (p. 12:)), la Lithvanie (Russie) (p.l33\ sont de vastes plateaux argileux, semés de lacs et d'étangs, et que traversent dans leur partie basse l'Oder, la Vistule, le Niémen et la Duna. Ils vont rejoindre le plateau russe de Valdaî, qui, par une nouvelle série d'élévations, se rattache lui-même à l'Oural septentrional, en séparant le Volga de la Dvina.

Voilà pour le Nord. 11 en est de même au Sud: une autre série de hauteurs commencent au sud de l'embouchure de l'Elbe, se poursuivent le long du haut Oder et de la haute Vistule, bordent la rive gauche du Dnie.ster, s'élargissent pour former le vaste plateau de l'Ukraine (Russie), où le Dniéper coule en rapides nombreux, enfin vont rejoindre au delà du Don et du Volga, les hauteurs de l'Oural méridional.

Entre cette double série de plateaux qui courent à travers la plaine, de l'Ouest à l'Est, se creuse une région déprimée et marécageuse, où l'Elbe, l'Oder, la Vistule, le Niémen, le Dniéper et le Volga, sont pour ainsi dire en communication constante les uns avec les autres, par leurs affluents. Il a été très facile de les unir par des canaux, et l'on pourait aller aujourd'hui sans changer de bateau, de Hambourg à Nijni-Novgorod (p. 133). C'est dans cette partie centrale que se trouvent les capitales des États de la plaine : Berlin. Varsovie, Moscou, dont l'antagonisme déjà ancien subsiste toujours.

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