LA SIBERIE
KOMENCLATORE PHYSIQUE
Latitude —N. de la France cl de l'Autriche. Longitude. — Dominion du Canada.
Climat. — Très rigoureux. Nuits polaires. Caps. — Taymyr, Tchéiiouskine, Oriental, Lopatiia.
Golfes — De l'Obi, d'Anadyr, de Penjinsk. Iles. — Nouvelle-Sibérie, île de Wrangel, Saklialine.
Montagnes. — I. Massifs septentrionaux du plateau central {voir plateau centra/, p. 1.52);
— II. Oural (voir Russie d'Europe, p.l:i'i) ; — III. Collines entre l'Iénisséï et la Léna (000 m.);
— IV. Montagnes de la Si/jérie orientale (monts Stanovoï 1 270 m.) ; — V. Montagnes de la côte Mauddioiie ; — VI. Montagnes du Kamfc/tatica (volcan Klioutchev 4800 m.).
Fleuves. — 1° Ofji (Olnlorsk), grossi à dr. de la Tom (Tomsk); à g. de l'Irtych (Sémipolatinsk, Omsk, Tobolsk), qui reçoit lui-même richim et lu Tubol ; — 2» /énmr/ï (Krasnoïarsk), grossie à dr. de l'Angara {Irkoiitsk) et des Triungouska; — 3°.lJna (Iakoutsk), grossie à dr.de l'Aldan;— 4" Koti/zna (Nijnii-Kolymsk);
— 5° /lmoi«' (lUagovietcbeiisk, Nicolaïcvsk). Lacs. — Ilaïkal (traversé par l'Angara,
390 m. d'altitude).
NOMENCLATURE POLITIQUE
Superficie. — 12.000000 kil. car. (France: r,2<.)m) kil. car.)
Population. — -1 000000 d'hab. (Fiance:
.'W iiiilli'/us). ((),.') bal), park.c; Fi'ance : 71.)
Divisions politiques. — H (jouvernements.
Villes principales. — Irlioutsk grand commerce avec la Chine; — Tomsk (33) centre
de l'exploitation de l'or; — Omsk (30) marché important.
Produits principaux. — L'or, les bois, les fourrures.
Lia. Sibérie n'est pas tout entière iiii désert de grlacc. — Le
plateau de l'Asie centrale est séparé des mers polaires par la zone épaisse des terres sibériennes sur lesquelles la Russie a étendu sa domination jusqu'à l'océan Pacifique.
Le seul nom de Sibérie éveille l'idée d'un pays désert, couvert de glaces et de niges (fig. 84).
En elFet, la majeure partie de la Sibérie est inhabitable-, et à partir du 6o° degré
Fig. 8 i . — Traîneau sibérien.
de latitude environ, la végétation arborescente cesse; ]n Toundra glacéo ne verdit que pendant (jiiel(|ues semaines d'été.
Mais la Sibériiî rcnfermo de gigantesques forfils tout à fait semblables à, celles de
l'Amérique du Nord et des régions eultivables, fécondes en céréales, qui rappellent la Russie méridionale.
wv Hautes nioiitag-ncs du Su«l.
— Au Sud, une région montagneuse, dépendance de l'Altaï et des monts Jablonoï, borde le plateau de la Mongolie. Là se trouvent les sources qui alimentent les grands fleuves sibériens : \'Obi, Vlénisséi, la Léna, l'Amour. Le plus important des quatre est l'Iénisséï auquel son aftluent VAngara apporte les eaux du lac Baikal, fiO fois grand comme le lac de Genève, et parfois profond de 1 300 mètres.
Moutagrues à l'Est de l'Iéuîsseï. — Au nord de ce talus septentrional de l'Asie centrale et à l'Est de riénisseï jusqu'au détroit de Béring, le pa)'s mal connu d'ailleurs, est très montagneux.
VAngara dans son cours inférieur, la Léna jusqu'au coude d'Iakoutsk occupent, de l'Ouest à l'Est, une grande vallée qui sépare la région des steppes et des toundras de celle des forêts.
Pluïnes eiitre l'Iénisséï et roiiral. — L'Iénisséï est bordé, à l'Ouest, par la grande plaide que parcourent l'Obi et ses aftlnents, le Tobol et Vlrtyrh; il divise en deux parties à peu près égales tout le Nord de l'ancien continent : à l'Est les hautes terres, à l'Ouest les basses.
La plaine sibéiienne est séparée mais non isolée des plaines russe cl allemande, parle soulèvement de l'Oural.
Ces montagnes n'atteignent nulle part 2 000 mètres; dans leur région centrale, 011 les richesses minérales, l'or surlout, abondent, et où les aflluenls du Volga