‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 256 sur 339 · LES PAYS BARBARESQUES · texte numérisé non relu

LES PAYS BARBARESQUES

FRANCE

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Les montagnes du Sud qui forment sur la côle un grand renflement entre les golfes de Sousse et de Gabès et se prolongent même jusque dans les îles Kerkennah, sont la continuation du massif algérien de l'Aurès.

Ressemblance du Ma.t>oc et de l'Alsérîe. — Dans le Maroc, les

deux Atlas se prolongent puis se rejoignent avant d'atteindre les côtes de l'Océan et forment un massif alpestre considérable dont les cimes neigeuses alimentent les rivières tributaires de l'Atlantique et dominent Maroc et Fez les deux capitales de l'empire.

Au Nord, le long de la Méditerranée, les montagnes du Rif rappellent le Djurjura. Au Sud, les talus de l'Atlas marocain s'a-

baissent, comme ceux du Djebel-Amour sur les plaines sahariennes. Ainsi d'une extrémité à l'autre se maintient l'unité de la grande région que des géographes arabes appelaient expressivement Vile de l'Ouest ou du Maghreb.

Uilîté de climstt et de race.

— Situé au Nord du tropique du Cancer, le massif de l'Atlas échappe à l'action des vents alizés, et, tandis que dans la zone

tropicale, la saison la plus chaude est celle des plus grandes pluies, c'est en hiver qu'il reçoit la plus grande quantité d'eau.

Les vents du Nord-Ouest et de l'Ouest y amènent de l'Océan des pluies intermittentes, mais souvent abondantes de septembre à avril. Tunis, qui reçoit en outr e les pluies d'Est de la Méditerranée, est plus arrosé que le Maroc.

En résumé, tout V Atlas est soumis, comme les pays européens, au régime des pluies d'hiver, tandis que le Sahara est à peu près privé depluie, et que le Soudan reçoit ses pluies en été.

A l'unité de climat se joint l'unité de race. Dans tout l'Atlas, on retrouve les débris d'une population ancienne que les Romains appelaient Mauritaniens: ce sont les Berbères, qui dans le Djurjura portent le nom de Kabyles et ont débordé sous le nom de Touareg jusque dans le Sahara.

Aussi l'Afrique mineure peut-elle se nommer la Berbérie^: les Arabes ne sont que des envahisseurs récents (7" siècle).

Ila.pi>orts étroits avec l'Eiirope. — La Berbérie a toujours été mêlée à toutes les vicissitudes de l'histoire méditerranéenne. Exploitée tour à tour par les Phéniciens et par les Romains dont elle fut un grenier à hlé, au moyen âge elle devint la proie des Arabes et plus tard celle de leurs héritiers politiques les Turcs.

Les Espagnols y avaient fondé plusieurs établissements, et ils exercent encore au Maroc une influence balancée par le voisinage des Anglais à Gibraltar et de la France en Algérie.

L'établissement du protectorat de la France en Tunisie est un nouveau progrès de la civilisation européenne dans la région de l'Atlas. (Pour l'Algérie, V. p. 7'J.)

Diversité des races en Berbérie. — Le:? descendants des anciens lierbères, refoulés par des invasions successives, se trouvent aujourd'iiui cantonnés surtout dans les montagnes et dans les oasis des déserts de la Berbérie. Les Romains distinguaient parmi eux. les Maures ou Maurètaniens, c'est-à-dire les montagnards, et les Numides ou Nomades, habitant la plaine. Il y eut donc aussi des Berbères dans les vallées et les plaines de la Berbérie, ils y ont plus fortement subi le mélange de sang étranger que ceux des régions élevés do l'Atlas. Les premières invasions ayant eu lieu par l'Orient, c'est en Tunisie que le mélange est le plus complet : Phéniciens, Romains, Grecs de Byzance, Arabes du VU" et du XIIi; siècle y ont modilié plus profondément qu'ailleurs la race primitive, elle y est devenue plus douce et plus malléable. En' Algérie et surtout au Maroc, il est plus aisé de retrouver presque intact le rude type Berbère, — par exemple dans le Djurjura, dans rAurés,dan3 le Rif ; les tribus do race arabe à peu près pure y sont également plus nombreuses, — notamment dans le Sud Oranais. Quant à l'importation d'esclaves noirs du Soudan elle est plus sensible dans l'Ouest et le Sud, c'est-Adire au Maroc où la traite existe toujours et dans le» oasis Sahariennes. Dans las temps modernes, c'est par le Nord, c'est-à-dire par le littoral que sont venues les races nouvelles : Turcs, Français, Italiens, Kspagnols.

1. Bnrlinr/'^ritii' signifie d'ailleurs peuplé par dea llerbi-rcii cl non des barharrs.

AFRIQUE

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