Jacques-François de Bideran, dont l’article suit
5 . François de Bideran, dit le chevalier de Bideran , co-seigneur de la Mongie. Né le 8 juillet 1735 à Saussignac, il fut, quoique cadet, avantagé dans le testament de son père 3. Par testament du 11 septembre 1743, retenu Montant, Anne-Marie de Sallefranque, sa parente, lui légua la totalité de sa fortune 4.
D’abord volontaire au régiment du Roi-Dragons (ier avril 1753), il passa le 18 avril 1758 au régiment des Cuirassiers du Roi et fut nommé cornette par brevet du 20 décembre de la même année. En 1762, après avoir fait la campagne d’Allemagne il obtint une commission de lieutenant ; mais, de nombreuses blessures l’ayant
(1) Reg. par. de Saussignac, et Arch. du chât. de Fayolles.
(a) Reg. par. de Saussignac.
(3) Minutes des notaires de Saussignac.
(4) Arch. du chât. de Fayolles.
BRANCHE DE LA MONGIE
contraint de demander son congé, il fut réformé en avril 17 63. Deux mois après, il obtint de reprendre du service en qualité de sous-lieutenant et, en 1765, nous le voyons assister avec le grade de lieutenant à Vendôme, où il était en garnison, au mariage de son frère Jacques.
Devenu successivement lieutenant en premier (juin 1772), capitaine en second (20 février 1788), il passa le 16 mai 1788 aux Chasseurs de Bretagne, et fut nommé lieutenant-colonel de ce régiment le 8 mars 1793.
Ne voulant pas servir plus longtemps la Révolution, François de Bideran, qui comptait 40 années de service, demanda sa retraite. Il y fut admis le 19 juin 1793 1 ; la croix de Saint- Louis lui avait été accordée depuis le 3 avril 1791. Il ne paraît pas s’être marié : nous ignorons le lieu et la date de sa mort.
Peut-être est-ce lui qui, sans prénom, vota en 1789, à Vendôme, dans l’Ordre de la noblesse pour les Etats-Généraux, avec son frère Jacques, parmi les gentilhommes ne possédant pas de fief 2.
6. Jeanne de Bideran. Elle est nommée en 1750 dans le testament de sa tante Marie-Victoire de Bideran ; elle vivait encore en 1765, et n’était pas mariée à cette date-là.
Nous ne savons pas ce qu’elle est devenue.
(1) Arch. admin. du ministère de la Guerre,
(a) Note de M. de La Vallière.
Jacques- François de Bideran, chevalier, seigneur de la Mongie.
Né à Saussignac le 13 janvier 1734, il fut baptisé le lendemain par M. du Rival, curé de cette paroisse \ Nommé cornette au régiment des Cuirassiers du Roi, par brevet du 7 juillet 1758, il prit immédiatement part à la guerre d’Allemagne, et fut nommé lieutenant durant cette campagne, le 20 décembre 1758, puis il démissionna le 6 juin 1772 2 et se fixa à Vendôme.
Etant en garnison dans cette ville, Jacques de Bideran s’y était allié avec Henriette Bodineau, fille unique d’Henry-Jacques Bodineau 3, conseiller du Roi en l’Election de Vendôme et de feue Elisabeth du Vivier. Le contrat fut signé devant Lambert et Lorin, notaires, le 3 juin 1765, par les parties, puis du côté de la future, par son père et son cousin-
(1) Reg. par. de Saussignac et Carrés de d’Hozier, 93, f. 65.
(3) Arch. admin. du ministère de la Guerre.
(9) La famille Bodineau, honorablement connue en Vendômois, portait : de sable à une aigle éployée d,argenti armée et becquée de gueules . Elle possédait la baronnie de Meslay, fut maintenue dans sa noblesse le 21 juin 1707, et a donné un lieutenant-général de l’Artillerie en 1743, en la personne d’Urbain-Pierre-Louis Bodineau, baron de Meslay. (Renseignement de M. Henri de Boisguéret de La Vallière, qui nous a gracieusement fourni des notes extraites de ses importants dossiers généalogiques.)
BRANCHE DE LA MONGIE
germain Jean-Pierre-Etienne-César Bodineau ; de celui de l’époux, par son frère François, lieutenant aux Cuirassiers du Roi, par François-Balthazard comte du Cher, chevalier, lieutenant-colonel de ce régiment, par J.-C. de Vimeur, marquis de Rochambeau, bailli d’épée du duché de Vendôme, gouverneur de la ville, juge du point d’Honneur, etc. 4.
Le lendemain, 4 juin 1765, en l’église Saint- Martin de Vendôme, le mariage était bénit par Pierre Duverdier, prêtre de l’Oratoire. L’acte de ce mariage est signé, outre les personnes ci-dessus, par Jean Morin, médecin, Louis et Martin Tussé et Thérèse Pinel : il y est relaté que M. de l’Aigle, colonel du régiment de Jacques de Bideran, avait donné son consentement à cette union le 15 avril précédent1 * 3 4.
Jacques de Bideran fut appelé, avec un autre Bideran — probablement son frère François — à voter comme gentilhomme non possédant fief en Vendômois, à l’Assemblée de la noblesse de ce duché qui se réunit le 16 mars 1789 3. Il semble ne pas être revenu en Périgord car il décéda à Vendôme, âgé de 82 ans, le 26 juin 1816 4. Nous lui connaissons comme enfants :
(1) Carrés, etc., f. 67.
(a) Nous devons la communication de cet acte à l’obligeance de M. Guignard de Butteville, qui est allé faire pour nous des recherches dans les anciens registres paroissiaux de Vendôme.
(3) Note de MM. de La Vallière et Champeval.
(4) Cette date est donnée, nous fait connaître M.[de La Vallière,
1 . Henriette- Suzanne de Bideran, née à Vendôme. Elle fut baptisée le 27 janvier 1767 en l’église Saint-Martin de cette ville et fit ses preuves de noblesse, le 14 janvier 1778, devant le Juge d’Armes de France pour être admise à Saint- Cyr 4. Elle reçut l’habit de novice, le 7 septembre 1784, au couvent de la Virginité, près de Montoire-sur-le-Loir, et fit profession le 19 mars 1787 dans cette abbaye de Bernardines de l’Ordre de Citeaux, fondée en 1220 pour les filles nobles du Vendômois par Jehan de Montoire, comte de Vendôme, et achevée en 1247 par son fils Pierre de Montoire * 1 2.
2. Elisabeth-Henriette de Bideran. Elle fut tenue sur les fonts baptismaux de la Madeleine à Vendôme, le 25 octobre 1772, par J.-B. Donatien de Vimeur comte de Rochambeau, maréchal de camp, et par Anne-Elisabeth Le Febvre de Caumartin, femme de messire P.-J.-F. de La Porte, seigneur de Meslay, conseiller d’Etat 3 4. Elle vint, dit-on, habiter Saussignac après la Révolution où elle serait décédée vers 1840 4.
3. Emilie-Jeanne de Bideran, baptisée à Vendôme le 28 avril 1774 5.
par le généalogiste Gédéon de Trémault, qui avait connu M. de Bideran et sa fille la religieuse.
(1) Nouveau d’Hozier, 853, f. 17.
(2) Dossiers de M. de La Vallière, ut supra .
(3 et 5) Dossiers de M. de La Vallière d’après les Registres par. de Vendôme déposés au greffe du tribunal civil.
(4) Renseignements de contemporains. — L’Etat-civil de Saussignac ne donne le décès d’aucun Bideran entre 1821 et 1842.