‹ Général et TrappisteChapitre 23 sur 44 · II · texte numérisé non relu

II

(22) Les Fiorcttl de saint François d'Assise rapportent des choses exquises sur ses relations avec les animaux. L'affection du fondateur de l'Oratoire pour sa vieille chatte est moins connue. (JOLly, ops. cit., 62.)

On verra plus loin comme 11 devait s'attacher au chameau qui fut sa monture dans le désert du Sinaï.

(23) Voir sur l'âne d'Orient une jolie page des Tharaut (dans Rabat, p. 118).

licite d'un pèlerin qui a visité en chrétien l'étable de Bethléem et les rues par lesquelles passa Jésus lors de son entrée solennelle à Jérusalem, que l'âne m'inspire plus que de l'intérêt, qu'il m'apparaît avec une sorte de gloire, quand je me rappelle qu'il réchauffa de son haleine le Créateur du ciel et de la terre, le Sauveur du monde gisant dans sa crèche, et qu'il lui servit de monture le jour où les enfants des Hébreux, des palmes à la main, accompagnaient sa marche triomphale (24). »

Mais laissons ces disgressions, comme dit luimême le P. de Géramb, pour l'accompagner en Egypte et au Sinaï.

(24) IMd., 369. — Ces sentiments du P. de Géramb à l'égard d'un des animaux les plus dédaignés, et en certains endroits les plus malmenés de la Création, se trouvent être, cinquante ans auparavant, les mêmes que ceux du saint frère Gabriel Mossier, avec qui le P. de Géramb a plus d'un trait de ressemblance. Cf. dans sa vie, p. 222, une jolie page sur ses sentiments d'amitié et d'estime — ce sont ses propres expressions — pour l'âne de la Trappe de Chambarand.

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