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SOINS NÉCESSAIRES AUX JEUNES CHEVAUX

Pour le premier essai, contentez- vous de deux ou trois kilomètres à une allure lente, et rentrez.

Dix fois, toutes ces précautions, en somme faciles à prendre, seront inutiles ; mais si vous faites un long et fréquent usage des chevaux, vous vous louerez sûrement de ne les avoir pas négligées et vous reconnaîtrez qu'en agissant autrement vous eussiez eu des accidents.

Soins nécessaires aux jeunes chevaux, — Pour ce qui est de Talimentatibn, — nous nous étendrons, d'ailleurs, plus loin sur ce sujet, — donnez-la sans mesurer et en abondance.

Si votre cheval est bien portant, il doit manger avec appétit, surtout n'ayant pour ainsi dire pas travaillé. S'il broie avec peine son avoine et qu'il préfère le foin, c'est qu'il a un mal de gorge, affection très fréquente chez les animaux sortant de chez les marchands, où, malgré de grands soins, la contamination est toujours à redouter.

Regardez les naseaux; s'ils jettent un tant soit peu, faites une fumigation.

Si le malade n'est pas trop susceptible, placez-lui sous le nez un seau, où vous aurez préalablement mis du foin, de l'eau bouillante et un peu d'essence de térébenthine. Pour éviter la perte de la vapeur aromatisée, recouvrez la tête et le récipient d'une grande couverture de laine,

Certains sujets nerveux . supportent mal ces soins et nous en ayons vu se renverser.

Il y a un autre moyen moins efficace, mais beaucoup plus simple. Mettez du goudron et de l'essence de térébenthine dans un vase et versez de l'eau bouillante ; fermez rapidement et hermétiquement le box.

Donnez, trois fois par jour, du miel mélangé de poudre de kermès; entourez un bâton d'un morceau de linge, enduisez-le de la mixture et introduisez-le avec beaucoup de douceur dans la bouche du cheval. Celui-ci, d'un naturel gourmand, le mâchera

de lui-même et avec plaisir, s'il a compris que vous ne vouliez pas lui faire de mal. Les hommes qui se suspendent à la langue du malade et lui enfoncent une spatule dans le fond de la gorge sont des ignorants et des maladroits.

Cependant, si en plus de son manque d^appétit, l'animal vous paraît triste, s'il se tient à bout de longe et la tête basse, s'il regarde son flanc ou gratte le sol, s'il tousse et mouche avec abondance, n'hésitez pas à faire venir votre vétérinaire.

Servez-vous du nouvel arrivant avec la plus grande modération et, si, malgré de très petites courses, vous constatez de la chaleur aux jambes, ne vous désolez pas et soignez-les.

Donnez des douches de préférence chaudes, sans jamais dépasser les genoux et les jarrets; en mouillant le corps, surtout s'il est en transpiration, vous risqueriez de déterminer une fluxion de poitrine.

Si les douches ne suffisent pas, faites faire du massage à sec ou des frictions à l'alcool camphré ou avec de l'embrocation.

Employez aussi des compresses d'ouate imbibée d'eau blanche et recouvertes de bandes de flanelle.

Mettez encore des applications de craie délayée dans du vinaigre ou enduisez les membres de terre glaise.

Le liniment suivant appliqué en compresses nous a souvent réussi :

Alcool 90® 500 gr. J

Teinture d'opium 30 — f

Chloroforme 15 — l

Eau Q. S. I

Des compresses d'éther sont aussi employées avec succès; l'évaporation amenant un fort refroidissement.

La glace, paratt-il, produit de bons effets; mais nous ne l'avons jamais employée.

Il y a beaucoup d'autres formules; mais celles-ci peuvent vous suffire dans les cas peu graves.

Des soins du début dépend l'avenir des membres.

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