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VOUS pressez pas trop, le hollandais deviendra bon et énergique.
Sa réputation comme carrossier est ancienne. Lafosse écrivait en 1775 : « Les chevaux de Hollande, surtout ceux de Frise, sont très bons pour le carrosse, ce sont ceux dont on se sert communément en France. Les chevaux flamands leur sont bien inférieurs, ils ont le pied d'une grandeur démesurée. »
Nous avons vu de tels chevaux faisant partie d'écuries importantes ne pas se laisser traîner à la remorque par leurs camarades français ou anglais.
Choisissez votre hollandais avec des lignes se rapprochant le plus possible de celles que nous avons indiquées. Les beaux membres ne sont pas rares, mais bien peu souvent la ligne du dessus présente les qualités que nous préférons en général.
L'encolure sera trop rouée, trop longue ou en cou de paon ; ce défaut sera compensé par une bonne sortie des épaules et une bonne épaisseur dans l'ensemble.
L'exagération de l'encolure et une tête un peu forte ne sont pas très nuisibles à la voiture. Lafosse nous dit que « pour le cheval de harnois, l'avant-main ainsi chargé rétablit l'équilibre ».
Ne croyez pas connaître le hollandais parce qu'on vous en aura montré quelque mauvais; allez, disons-nous, chez un bon marchand spécialiste du genre et vous passerez entre deux rangées de belles croupes, pas trop rondes, et de hanches bien dessinées. Seulement méfiez-vous de l'âge ; si vous achetez un animal marquant quatre ans, il peut en avoir tout juste plus de trois; et si vous le mettez en service, il est irrémédiablement perdu.
Les chevaux allemands eux aussi ont triste réputation en France, et injustement, croyons-nous. Frédéric le Grand avait la plus belle cavalerie de son époque et gagna avec elle ses plus grandes victoires, Kesseldorf, Rossbach, Zorndorf. Il tirait ses chevaux légers de Pologne et sa grosse cavalerie de l'Allemagne du Nord.
En résumé, nous dirons que les danois, les hollandais et les
allemands sont capables de faire un très dur service à la voiture et que vous pouvez vous les procurer à des prix raisonnables.
Il est évident que si, tout à coup, il vous vient à l'idée de transformer, pour un jour, votre carrossier en hunter et que, cent kilos sur le dos, dans un terrain mou, vous l'engagiez derrière les chiens, vous pouvez être certain que le lendemain il sera malade, si même il a pu finir la chasse. Eût-il été normand, anglais, russe ou américain, vous auriez obtenu un résultat analogue.
Nous avons pourtant vu de beaux hollandais, conformés à s*y méprendre comme des irlandais, chasser honorablement; mais ce n'est point leur métier et laissez-les au carrosse.
La Nièvre, l'Anjou et généralement tout le centre de la France fournissent de fort bons et beaux élèves ; seule la taille est difficile à rencontrer.
N'achetez pas pour votre coupé un cheval commun qu'on qualifiera du titre de postier et qui généralement ne sera qu'un limonier de gros trait déguisé. Il ne pourrait soutenir uA service au trot, malgré des actions en apparence faciles.
Ecartez encore le carrossier à croupe double.
Le dos un peu creux n'est qu'un léger défaut chez le cheval de voiture.
Vous pouvez aussi faire traîner votre coupé par deux chevaux de petite taille; la paire ne vous coûtera pas plus cher qu'un seul grand et ne dépensera pas sensiblement plus de nourriture (i). Cette combinaison vous permettra d'atteler un tonneau ou toute autre voiture légère, et de n'être pas complètement démonté si l'un des deux poneys est malade.
Pour les personnes obligées de toujours sortir en coupé, ce
(i) Je cite de M. Baron les lignes suivantes oîi l'auteur, prenant pour base un débit de io6 kilogram mètres, s'exprime ainsi : « Avec un tirage de a6 kilogrammes, deux poneys bien nourris trotteront fort bien, tandis que le gros cheval trottera lourdement. Si l'on regarde le temps du service journalier, dans l'un et Tautre cas, ce sera bien pis. Et si on regarde la carrière complète des deux attelages, c'est le comble ! ! ! »
système ne présente pas grand avantage; au contraire, car les risques sont doubles, puisqu'elles ne peuvent sortir qu'avec deux chevaux ensemble.
Le cheval destiné à traîner une voiture autre que le coupé — nous espérons que vous n'attellerez pas autre chose qu'une paire sur un omnibus ou un landau — est facile à rencontrer. Un animal épais de i",56 à i^jSS fait bonne figure sur une victoria ordinaire.
Le petit cheval étant plus répandu, vous pouvez vous montrer plus difficile dans son choix. Le grand carrossier, grâce à sa taille, à un harnachement luxueux et à une bonne tenue naturelle ou forcée, fait passer sur bien des défauts de conformation ; mais le petit cheval doit s'éloigner de la médiocrité d'autant que sa taille diminue et que par suite il est moins rare.
S'il a les membres légers, les pieds petits, l'épaule droite, l'encolure longue, mince et rouée, s'il a une belle ligne à courbe harmonieuse mais sans garrot, que sa croupe soit plate et ses jarrets coudés, vous n'aurez pas de service et votre attelage sera ridicule. Pourtant, à la montre, vous aurez pu voir une assez jolie silhouette. Le marchand aura fait valoir la longueur et la grâce de l'encolure, l'horizontalité de la croupe, la distinction des membres et vous aurez peut-être pris ce monstre de préférence à un brave homme de cheval typé et musclé, qui eût enlevé votre voiture comme une plume en donnant généreusement dans le collier et dans la main.
Pour vous fixer sur les proportions d'un cheval solide, voyez si la longueur du sommet du garrot au sol est la même que celle de la pointe de l'épaule à la pointe de la fesse. L'ensemble doit vous donner un carré. Cette conformation se rapproche de la normale, indique un corps assez près de terre; et comme le carrossier n'est pas fait pour galoper, il n'a pas besoin d'avoir une longueur exagérée, ses postérieurs ne s'engageant jamais comme s'il devait fournir un galop rapide.
Lafosse nous dit que chez le cheval de selle, la longueur doit
dépasser la hauteur d^un dixième. Dans la description A^ Éclipse, nous trouvons ces proportions même un peu plus exagérées.
Dans toutes les i^^ces et dans tous les pays, il y a de bons chevaux de taille moyenne ayant un bon degré de sang et une bonne conformation.
Attachez une grande importance à Torigine illustre; mais si vous n'êtes pas au courant des qualités que doit présenter un pedigree pour oflFrir certaines garanties de vitesse ou d'endurance, ne vous laissez pas impressionner par un morceau de papier pluç^ ou moins authentique que vous offrira le marchand ou l'éleveur. Toutes les juments doivent avoir une carte de saillie, par conséquent les poulains de la plus médiocre origine peuvent avoir leurs papiers.
L'acheteur peu au courant se laisse assez facilement convaincre que, dès qu'un produit a son nom inscrit sur un carton, il sera forcément bon, et que, malgré un essai déplorable, il deviendra un trotteur. Le marchand dira qu'il a été entraîné, qu'il faisait le kilomètre en une minute quarante, qu'on a abusé de lui, mais qu'avec quelques jours de repos et une bonne nourriture il reprendra santé et actions; et que, du reste, il est presque vendu à un officier qui en fera un cheval d'obstacles. Bien entendu tout cela est faux ; l'animal a toujours été mauvais et, comme le nègre ^ il continuera de l'être.
Si, au contraire, vous avez une notion de ce qu'est une bonne origine, attachez-y une grosse importance. Un fils de bonne race, pur-sang, trotteur ou demi-sang, aura des qualités introuvables ailleurs.
S'il a couru, tâchez de connaître son record officiel; et s'il est bon, achetez, même s'il y a un peu de fatigue sans trop de casse. Nous reviendrons sur ce sujet; nous voulons seulement ajouter qu'un hongre muni du meilleur pedigree, s'il n'a pas le train exigé pour les courses et s'il n'est pas brillant, n'a pas beaucoup plus de valeur qu'un autre d'origine inconnue, mais doué de bons moyens.
Quand vous cherchez un cheval, vous pouvez prétexter, s*il n*a pas de papiers, que vous ne voulez pas d'un animal sans origine ; peut-être obtiendrez-vous une baisse de prix si le vendeur n'est pas un homme du métier.
Il a été écrit récemment un certain nombre de livres qui permettent de se documenter avantageusement au sujet des origines.
Quelques vétérinaires spécialistes se tiennent à la disposition du public et le renseignent consciencieusement et exactement sur tout ce qui a rapport à cette question. L'infusion de tel ou tel sang dans une lignée se calcule d'une façon mathématique et se dose comme une composition chimique.
Quelques races de chevaux, — Nous vous prions, lecteur, de ne pas croire qu'un seul genre de cheval est beau, parce qu'il vous plaît. Si vous êtes vraiment connaisseur, vous devez trouver également beaux un bon pur-sang, un bel anglo-arabe ou un cob bien fait. Ne dites pas : il n'y a que le cob au monde; ou: seul le pur-sang est bon; ou encore : les carrossiers sont des rosses. Votre absolutisme serait vite réduit à néant si vous vouliez faire galoper votre cob à côté d'un pur-sang, ou faire tirer le pur-sang à côté du carrossier.
Ne vous laissez pas impressionner par la qualification d'irlandais et par une épaisseur exagérée du corps et des membres. Les belles lignes doivent se retrouver partout, chez le cheval léger comme chez le plus gros. Rien, à notre avis, n'est plus laid que d'énormes animaux sans garrot, à épaules droites, à encolure mal sortie, à membres aussi épais que larges. Ils peuvent venir d'Irlande, mais en tout cas, on n'en eût pas voulu pour un handsome à Londres et ils seront toujours mauvais partout, leur conformation leur interdisant tout travail autre que celui des champs.
La tendance à admirer le mastodonte mal bâti diminue à la suite d'une campagne entreprise en faveur du cheval plus dégagé
et pourvu d'un gros degré de sang par des écrivains de sport distingués. Si vous pouvez tomber sur un sujet très large, bien proportionné et en même temps près du sang, c'est parfait ; mais n'achetez jamais un animal fait comme un taureau.
Il y a quelques années vous pouviez vous procurer à des prix avantageux des chevaux américains, faits à s'y méprendre comme des normands; un œil exercé pouvait cependant les reconnaître à la tête et aux pieds. Ils étaient vendus aux enchères, quelques jours après avoir été débarqués; mais depuis qu'ils payent 150 francs de droits, les importateurs ont diminué leurs envois dans de notables proportions.
Ces américains canadiens sont les produits de races françaises croisées de sang anglais introduit par les troupes anglaises, les colons, les sociétés hippiques et par des étalons approuvés.
Le voyage les fatigue et il leur faut un certain temps pour s'acclimater ; mais comme ils arrivent en bon âge — cinq ou six ans — vous n'avez pas de perte de temps plus considérable qu'en achetant un cheval français de quatre ans et demi. Nous en avons eu quelques-uns ayant travaillé après quinze jours de repos et de soins. Ils s'attellent assez bien et n'ont pas de grosses défenses ; ils hésitent quelquefois au départ et restent immobiles sous les coups, sans ruer, ni se coucher; ils se font assez rapidement, surtout si vous voulez bien vous donner la peine de les atteler à deux pendant un certain temps.
Il en est encore importé à Bordeaux, à Boulogne et à Dunkerque. Les importations par Anvers, autrefois si importantes, ont à peu près cessé.
De gros éleveurs américains expédient leurs produits directement à Paris où ils les vendent à l'amiable dans de spacieux établissements. Nous les trouvons moins bons et moins forts que ceux que nous avons vu vendre à Bordeaux. Ils arrivent dans un état déplorable, et n'ayant que la peau et les os; peut-être, pour compenser les droits de douane, les fait-on voyager dans de moins bonnes conditions. Vous pouvez
les acheter pour des prix variant de 1,000 francs à 1,200 francs.
Quand vous les voyez à leur arrivée ils paraissent, à cause de leur extrême maigreur, extraordinairement typés et en se remplissant ils perdent un peu de ce premier aspect, pour ressembler au normand de taille et de force moyennes. Leurs actions sont suffisantes ou même bonnes. Ceux qui marchent vraiment fort ont une bonne valeur dans leur pays d'origine et ne pourraient être vendus en France aux prix que nous avons indiqués.
Ils n'ont rien de commun avec le cheval de la Plata, le mustang ou leurs croisements avec les andalous importés jadis par les Espagnols et les Portugais.
Ces dernières races ne doivent pas nous occuper ici où nous recherchons seulement le moyen de nous faire traîner ou porter.
Nous n'avons pas parlé des chevaux anglais de Cleveland, du Yorkshire, de Durham, de Lincoln, 'de Northumberland et de Norfolk. Napoléon III recrutait parmi eux les chevaux destinés à son service et il sortait dans des équipages dignes de l'admiration des connaisseurs les plus autorisés; vous pouvez en faire autant si vous voulez y mettre le prix; mais, à notre modeste avis, vous n'aurez pas un service plus assuré, ni un équipage plus luxueux qu'avec des normands bien choisis et de même valeur.
Le Français est débineur de son naturel; il s'éreinte lui-même plutôt que de ne malmener personne; et à force de répéter une chose, il finit par la croire. Un Marseillais, en se promenant sur la Canebière, avait raconté à tous les gens de connaissance qu'une sardine énorme barrait le port ; il finit par en douter luimême; comme les autres, il se porta vers le quai et fut tout surpris de ne pas trouver la sardine annoncée. Notre race normande, autrefois comme aujourd'hui admirable, fut assurément altérée au dix-huitième siècle et de braves gens, pour avoir entendu parler de cette déchéance passagère, s'en vont, orgueilleux de leur savoir, propager que le normand est une rosse, que l'irlandais seul est bon... et ils finissent par le croire.
Heureusement que les éleveurs étrangers, américains ou
autres, savent estimer à leur juste valeur nos produits nationaux et ne reculent pas devant les plus gros sacrifices pour s'en assurer la propriété.
Le normand, dit-on encore, est prêt très tard. Quels sont les chevaux prêts de bonne heure? Sont-ce les pur-sang : ils courent à deux ans et demi? D*accord, mais le demi-sang trotte à trois ans et cela ne prouve pas que les uns et les autres puissent être mis en travail. Essayez de chasser avec un pur-sang de trois ans et vous m'en direz des nouvelles.
Nous reconnaissons cependant volontiers que le cheval léger et près du sang est plus rapidement prêt qu'un autre; mais les carrossiers, qu'ils soient anglais, français, hollandais ou de toute autre race, ne peuvent pas travailler avant cinq ou six ans pour n'entrer dans leur véritable période de force qu'à sept ou huit ans. Nous ne voulons pas dire que tous les chevaux soient incapables de vous traîner avant cet âge, mais nous affirmons que d'un très grand et très gros cheval quel qu'il soit vous n'aurez aucun travail au trot avant cinq ans, et seulement un service modéré de cinq à six. Si à cet âge il n'est pas usé et s'il a mangé quinze litres d'avoine par jour pendant ses trois dernières années, quelle que soit sa race, il sera capable, sinon de courir des raids, au moins de gagner sa vie par un travail dur et soutenu.
Le cheval de taille moyenne ou petite et près du sang sera toujours meilleur et plus précoce que le carrossier; mais il ne pourra vous rendre les mêmes services. Vous ne pouvez atteler à une grosse voiture un anglo-arabe de i",53 à i",55, ni un autrichien de même taille, pas plus qu'un cheval de Corlay et encore moins un pur-sang ordinaire. Nous disons ordinaire parce que quelques-uns atteignent des proportions invraisemblables. Il est par exemple impossible de reconnaître des spécimens de la race pure dans les sauteurs de piliers de l'école de Saumur. La gymnastique à laquelle ils sont soumis les développe à un tel point, que l'œil le plus expert les prendra pour des normands culottés.
Ne dites donc pas que le normand est une rosse prête très tard, vous vous écarteriez de la vérité; mais vous pouvez dire : le carrossier est en retard sur les chevaux près du sang et petits.
La précocité se rencontre chez toutes les races du midi.
Le poney russe ou poméranien, espèce de petit cob doublé, n'est guère prêt avant un normand, tandis que les petits chevaux de là Camargue ou les poneys espagnols font de l'ouvrage à trois ou quatre ans. Cela tient, croyons-nous, à ce que malgré leur abâtardissement, ces races ont conservé un influx de sang oriental.
Cette trace de sang pur se retrouve dans les races petites ou moyennes du midi et du centre de la France et provient des chevaux orientaux abandonnés par les Arabes quand ils furent chassés de France après la bataille de Poitiers, en 733. Dans la Nièvre, on a utilisé ce sang oriental en le croisant avec des juments irlandaises importées par de gros éleveurs ; et aujourd'hui le Nivernais produit des chevaux de premier ordre, mais rarement capables de faire des carrossiers. Ils sont le type du cheval à deux fins le plus parfait. Vous trouverez à vous documenter sur leur histoire dans plusieurs livres spéciaux et très complets.
A Paris, vous en rencontrerez de beaux spécimens isolés chez les marchands; nous ne croyons pas qu'il y ait de spécialiste du genre. Vous pourrez aussi vous adresser à de bonnes écoles de dressage du centre (i).
Celui qui ne regarde pas trop au prix peut s'offrir le luxe d'acheter pendant le concours hippique de Paris, et en prenant des animaux primés il aura toutes chances d'être bien servi.
N'avez-vous qu'un petit poney et un petit tonneau : tâchez au moins d'avoir quelque chose de joli.
Chez le poney, vous devez surtout rechercher les lignes de son
(i) Ces écoles sont assez connues par les succès qu'elles remportent dans les concours hippiques pour qu'il ne soit pas nécessaire de les nommer ici.
6o GÉNÉRALITÉS HIPPIQUES
congénère plus grand; si, en le voyant, on s'étonne et que l'on dise : « 11 est fait comme un grand cheval », c'est le plus beau compliment qui vous puisse être fait.
Nous ne connaissons pas en France de race de beaux petits poneys. Ceux qui naissent avec de belles lignes sont tellement rares qu'ils atteignent de forts prix, surtout s'ils sont épais en même temps que distingués.
Dans la plaine de Tarbes il en naît quelques-uns ; ce sont des diminutifs de l'anglo-arabe, ils ont du cachet, de l'action et beaucoup de sang.
Le poney espagnol est souvent énergique, mais il manque de type avec ses membres grêles, sa mauvaise épaule, ses mauvaises hanches et- son défaut d'ampleur. Il rachète heureusement tout cela par son bon tempérament.
Le poney poméranien est commun et fait en cochon, avec l'encolure mal sortie d'épaules droites; il est souvent très bon et facile à rencontrer à Paris, où il est importé en très grand nombre par une ou deux maisons spéciales.
Pour découvrir le petit poney au-dessous de i"',35 fait en hunter, en normand ou en trotteur norfolk, il faut chercher très longtemps, même en payant cher.
Le vrai beau poney a toujours eu une grande valeur. Tow Thousand i\it vendu par M. Milward, en 1873, à lord Harting pour 120 guinées — plus de 3,000 francs; — le même marchand en vendit d'autres plus cher encore et il avait, malgré sa spécialité, beaucoup de peine à en rencontrer dix ou quinze par an.
Le poney à belle épaule et étoffé vient généralement d'outre- Manche, des Galles, d'Exmoor, de Dartmoor, de la Nouvelle- Forêt et des îles Shetland. Ne croyez pas qu'il en soit élevé des troupeaux; le poney de classe est partout et toujours l'exception. Avec les voyages et les frais, si vous le voulez à Paris, il vous faudra faire un gros sacrifice.
Au Bois de Boulogne, vous en rencontrerez deux paires au plus et un ou deux autres isolés.
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