‹ Généralités sur les sirops et les mellitesChapitre 19 sur 42 · Procédés de MM. Desaybats, Boureuu, Marchand, etc · texte numérisé non relu

Procédés de MM. Desaybats, Boureuu, Marchand, etc

« Soubeiran et plusieurs autres pharmacologistes préfèrent le sirop du Codex a celui préparé ainsi. Or, cette préférence est motivée pour deux causes : la première est (pie ce sirop jouit d’une saveur plus irritante due il l’excès d’huile essentielle qui se trouve dissous ; ce reproche peut facilement être atténué. Le deuxième grief est que le sirop préparé ainsi est moins sucré que celui du Codex. En effet, après trois heures de digestion à 100° avec le baume de tolu, le sucre est complètement interverti par l’acide cinnamique.» On peut remédier a ce dernier inconvénient en faisant le digcsté avec l'eau seule, pendant trois heures, comme l’indique le Codex. Ensuite on ajoute le sucre il la liqueur chaude, et on fait fondre rapidement. M. Defresne opérant de celle manière a constaté que le sirop obtenu ne contenait que 0,80 ne sucre interverti pour 100, aussitôt après sa préparation, et 1,80 pour 100 après deux mois. Son goût était très agréable cl ne se distinguait de celui du sirop du Codex qu’il cause de son acidité un peu plus grande.

Sirop de quinquina. — M. Defresne a reconnu (1) que la solubilité du rouge cinchonique est proportionnelle à la richesse saccharine des liqueurs. Dans la dissolution des extraits, il suffit d’ajouter du sucre à l’eau pour empêcher la formation de grumeaux résinoïdes de rouge cinchonique insoluble ; ceci permet d’obtenir avec un extrait bien préparé un sirop limpide sans filtration. Du reste, Soubeyran fait la remarque que si le sirop préparé avec le Calysaya est

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