‹ Généralités sur les sirops et les mellitesChapitre 22 sur 42 · L'Union pharmaceutique., IV, p · texte numérisé non relu

L'Union pharmaceutique., IV, p

environ de l'extrémité de la douille, un second entonnoir également renversé, mais beaucoup plus petit que le précédent. Cet entonnoir est suspendu a l’aide d’une ficelle passée sur une corde qui traverse la cheminée du fourneau, et a celte ficelle est attaché un contrepoids qui permet de faire descendre ou monter l'entonnoir à Volonté, suivant la force de projection du liquide.

On met le liquide dans la bassine, en ayant soin de ne remplir que jusqu'à dix centimètres du bord, et toujours de manière que l’extrémité de la douille ne soit pas couverte.

On chauffe. Quand le liquide va bouillir, on le voit monter par la douille, puis peu à peu, à mesure que la masse s’échauffe, et qu’il arrive à l’ébullition, le liquide s’élance avec force par la douille, vient frapper l’entonnoir suspendu au-dessus d’elle, et retombe le long des parois de cet entonnoir, en gouteleltcs multipliées, si l’ébullition n'est pas très forte ; sous la forme de nappe, si au contraire le liquide est en grande ébullition.

Ces goutelcltes et cette nappe répandent en même temps des torrents de vapeur ; puis en retombant a la surface du liquide, elles le refroidissent de manière à l’empêcher de monter. La compression qu’éprouve le liquide qui est sous l’entonnoir, fait bien gonfler le liquide qui le surnage et l’entoure ; mais comme ce liquide est obligé de venir par les échancrures de l’entonnoir remplacer celui qui sort par la douille, celui qui est en dehors redescend rapidement, de sorte que le liquide ne monte jamais par dessus les bords, si l’on a soin de ne jamais mettre assez de liquide

pour que, même en montant, il recouvre l’ouverture de la douille.

Les sirops s’évaporent et se cuisent très rapidement k l’aide de cet appareil ; ceux même qui exigent un degré de cuite élevé et qui contiennent du miel, n’ont besoin d’aucune agitation et même d’aucune surveillance, car ils ne montent jamais, quel que soit leur degré de concentration.

Page 1