‹ Généralités sur les sirops et les mellitesChapitre 29 sur 42 · Ecl. Landrin, J. Pli · texte numérisé non relu

Ecl. Landrin, J. Pli

3. Ed. von .Lippmann, Ber. d. d. Chem. Gesells, 1. XIII, p. 122 (1880).

4. Bourquelet, Recherches sur les propriétés physiologiques du maltose, p. 16.

Soubeyran a fait beaucoup d'expériences sur ce sujet, dont il a exposé la bibliographie (I) ; il a reconnu que l’inversion se produit sons l’influence prolongée de l’eau et de la chaleur (3 à 4 jours), mais que les alcalis la retardaient toujours. Plus lard M. Dumas écrivait dans son Traité de chimie :

« L’eau maintenue en ébullition pendant 15 a 20 heures suffit pour modifier le sucre qu’elle lient en dissolution. 11 se convertit en glucose et en sucre incristallisablc. »

En 1854 Maumené reprit la question (2) et affirma que Peau parfaitement pure suffit à opérer la modification importante dont il est question :

« Le sucre candi le plus pur,mis en dissolution dans l’eau pure, se change peu a peu,même à froid, en sucre incrislallisable. » En 1855 M. Réchamp reprit cette étude et aboutit d’abord aux mêmes conclusions. Mais bientôt (1858) (5) il dut modifier sa manière de voir : «L’eau froide, dit-il, ne fait pas passer le sucre de canne à l'état de sucre lévogyre. La modification, lorsqu’elle a lieu, est le résultat d’une véritable fermentation, cardans mes expériences antérieures et dans celles de M. Maumené des moisissures étaient constamment apparues. » Du reste M. Béchamp reconnut que les sels qui préviennent à froid la transformation du sucre de canne sont généralement des sels antiseptiques.

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