‹ Généralités sur les sirops et les mellitesChapitre 30 sur 42 · J, ph., XXVII · texte numérisé non relu

J, ph., XXVII

La question semblait complètement vidée et la non-inversion du sucre de canne par Veau froide était partout ad- , mise, lorsqu’on 1871 (1) M. Raoull annonça que la lumière peut déterminer celte inversion dans les solutions de sac- , chai’ose, en l’absence de tout ferment et même de l’air. En 5 mois, dans une solution de 12 gr. de sucre dans 50 gr. d’eau, il reconnut que la moitié environ du sucre de canne se trouvait transformée h la lumière, tandis que la transformation était nulle à l’obscurité. La plupart des traités de pharmacie portèrent dès lors celle indication de l’action de la lumière. Mais en 1875 Kreusler reprit les mêmes expériences qui le conduisirent a des résultats absolument négatifs. « Ni les préparations exposées a.la lumière, dit-il, ni celles' qui en furent privées, ne présentèrent la moindre trace de réaction à la liqueur de Fclnvling. » Kreusler opérait avec des solutions a 5, 10 et 20 0/0 de sucre de canne. L’exposition a la lumière dura jusqu’il 11 mois (février 1874 à janvier 1875) et non pas 5 seulement comme dans l’expérience de Raoull. Les résultats obtenus de cette manière semblent donc plus approchés de la vérité ; d’autant plus que l’auteur put montrer la cause probable de l’erreur de Raoull en laissant pénétrer un peu d’air dans les récipients : le liquide resta parfaitement clair comme dans l’expérience de Raoult qui en avait conclu à l’absence de tout ferment. Mais au microscope on y distinguait des flocons formés de champignons microscopiques, cl la liqueur renfermait une quantité notable de sucre interverti.

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