Durin, G. H.. 1870. J. pli., 1879, XXIX
celte question que les solutions de saccharose ne s’altèrent sous llinflucnee d’une ébullition prolongée que d’une manière indirecte, et seulement par l’action d’acides nouvellement formés, L’eau elle-même n'aurait aucune action directe. Dans la pratique de la pharmacie, toutes les fois qu’on agit sur des liqueurs a peu près neutres, il est donc inutile de se préoccuper de l’action dé la chaleur sur le saccharose des sirops. Au contraire, lorsqu’on agit sur des liqueurs acides (sucs de fruits) ou contenant du glucose (miel et mcllites) il faut éviter l’action d’une chaleur longtemps prolongée. Car celle chaleur altère le sucre soit en l’interverlisssant si c’est du saccharose, soit en le transformant profondément si c’est du glucose.
Je ne puis abandonner cette question sans signaler ici nn fait qui pourrait induire en erreur si l’on n’était prévenu. Le sucre de canne raffiné du commerce contient toujours une petite quantité de glucose. Cette légère impureté qui n’a aucun inconvénient pour l’emploi pharmaceutique, pourrait être regardée à tort comme une altération. C’est peut-être à cause d’elle qu’on a dit parfois que le saccharose pouvait réduire la liqueur de Fehwlingi 1 ). Cette assertion paraît erronée, car si l’on prépare du sucre chimiquement pur par une série de lavages a l’aclool, la solution de ce sucre dans l’eau distillée laisse la liqueur de Fehwling ■intacte à l'ébullition (2).