Limousin, Ihrp. pharni
du liquide jaunir et l'altération gagner bientôt de plus en plus profondément. Si ou place le sirop ainsi coloré à la lumière solaire, il redevient incolore. Avant l'insolation, le sirop précipitait abondamment en bleu par le ferro-cyanure de potassium ; après l’insolation, il ne donne plus qu’une coloration bleu-cendrée très faible. La lumière a donc transformé un sel ferrique en sel ferreux. Ceci prouve que l’iodure ferreux qu’on avait mis a l’origine dans le sirop se décompose peu à peu : il donne un sel ferrique et un soussel ferreux. C’est le sesquijiodure ferrique qui colore la liqueur en jaune et non pas de l’iode libre, comme on l’a •cru quelquefois. En même temps, au contact du sel ferrique, le saccharose est interverti.
L’exposition a la lumière a pour résultat de reconstituer le proto-iodurc de fer, d’où résulte la décoloration. Mais si on replace le sirop a la lumière dilluse, il se colore de nouveau par une action inverse de la précédente. Dans tous les cas, l’inversion marche son train, c’est-à-dire que le glucose augmente peu a peu dans le sirop.
Pour empêcher ces altérations, des moyens nombreux ont été proposés. On a recommandé l’emploi de l’hyposullite de soude (I ) ou l’acide hypophosphoreux (2) pour décolorer le sirop altéré ; mais M. Annessens s’est élevé contre ■cette addition qui altère les propriétés du sirop (3). Du reste, la lumière agit tout aussi bien que ces substances,