Rép.pham
mer la voie principale par ou débute l'altération, c’est-à-dire de rendre la surface -plus ou moins complètement impropre à la vie des ferments et des moisissures C'est de cette manière qu’agit le gaz sulfureux provenant d’une allumette que l’on fait brûler dans le col avant de boucher la bouteille.
M. Lacbambre, de Dieppe, a indiqué (1) un procédé très simple, et, dit-il, très certain, pour conserver les sirops. Il consiste à tenir couchées quelques heures les bouteilles de sirop de manière à bien imprégner les bouchons du liquide sucré et à les redresser ensuite. Deschamps (2) recommande aussi d’agiter les bouteilles contenant les sirops, ■deux fois par mois et prétend que l’on empêche ainsi d’une manière à peu près complète les altérations par les moisissures ou les ferments : « Je puis recommander ce procédé, dit-il, en toute confiance. » Il peut sembler au premier abord qu’une manipulation si simple ne peut avoir aucun effet réel sur la conservation du sirop. .Mais, lorsqu’on réfléchit que c’est par la surface que les altérations commencent toujours, et que l’agitation noie dans la masse du sirop les moisissures qui tendraient à se développer, on est porté a penser que ces procédés si simples ont plus de valeur qu'on ne pourrait croire nu premier abord .‘Car le sucre a par lui-même un rôle conservateur dont nous allons nous occuper maintenant, cl ce rôle spécial constitue l’une des propriétés lesplus précieuses que possèdent les sirops comme médicaments.