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puis un buste du prince Henri Frédéric d'Orange. Le Palazzo Rosso possède aussi deux tableaux de Van Dyck. où l'influence du Titien a laissé sa trace, le Denier de César et un Christ portant sa croix ; on en trouve d'analogues au Palais Royal, au palais Ferdinando Spinola, au palais Balbi, qui garde une jolie Madone à la grenade et trois portraits de la famille Balbi, dont deux équestres :

on prétend que Yelasquez qui, pendant son second voyage d'Italie, passa en 1649 et en 1651 à C-fènes, où il débarqua et où il s'embarqua, transforma le visage de l'un des deux portraits celui d'un Balbi exilé' , en celui de Philippe IV ; il est permis de douter de l'anecdote :

<Tênes ne possède aucun Velasquez authentique et nous ne savons même ]5as combien de temps Velasquez s'3- arrêta.

Au palais Durazzo- Pallavicini on compte quatre beaux Van Dyck:

Tobie conduit par l'ange, d'une grâce, d'une délicatesse, d'une nuance délicieuses : l'ange accourt du ciel qui est nuageux et crépusculaire ; l'enfant marche d'un pas ferme, le visage limpide et les yeux clairs, et il semble que de lui émane dans cette ombre un rayonnement mystérieux. Les autres Van Dyck sont des portraits : trois enfants debout en costume d'apparat, — une femme assise dans un large fauteuil velue d'une magnifique robe d'or qui éblouit le tableau et dont l'éclat semble rejeter dans l'ombre ses deux enfants tournés vers elle, — enfin le célèbre enfant vêtu de satin blanc (/7 Piitto bianco), debout accoudé sur le dossier d'une chaise d'un rouge superbe, chef-d'œuvre de délicatesse, de distinction et de beauté vivante.

Van Dyck. Tobie (galerie Durazzo-Pallavicini).

C'est à Gênes aussi que Van Dyck commença sa fameuse série de portraits d'artistes à l'eau-forte , par ceux d'Orazio Gentileschi , de G.-B. Paggi, de B. Castelli, et de Castellino Castello, peintres génois qui l'avaient accueilli avec amitié. A ses hôtes, les frères de Waël, il laissa un Bacthus enfant, chevauchant une panthère, qui passa depuis au palais (ientile : il peignit aussi leur portrait, aujourd'hui à Rome, au musée du Capitole, et le portrait de leurs parents (à la Pinacothèque de Munich:.

L'influence de Van Dyck sur la peinture génoise fut profonde. Presque

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Imitateur de Van D\-ck. Portrait d'une lamille génoise (galerie Durazzo-P.tllavicini).

tous les portraitistes la subirent, et notamment le meilleur d'entre eux, Giovanni Bernardo Carbone, dont les portraits ont de la gravité et une belle tenue, mais jamais cette flamme, cette grâce et cette vie qui animent ceux que son maître peignait à vingt-cinq ans. Valerio Castello, autre peintre génois (1625-1659), né l'année du départ de Van Dyck, se forma par l'étude de ses œuvres : une jolie Vierge du Palazzo Bianco attribuée tantôt à Murillo et tantôt à Valerio Castello, a la délicatesse rêveuse d'un Van Dyck. D'autres, comme Giovanni Benedetto Castiglione, ce célèbre peintre fantaisiste et parfois fougueux, imitèrent plutôt Rubens. Le souvenir des deux flamands fut assez fort pour vivifier longtemps l'art

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