‹ Genèse des composés terpéniques dans les végétauxChapitre 22 sur 33 · CH3 — C = CH — CH? — CH?2— C — CH — CH20H | | CH CH · texte numérisé non relu

CH3 — C = CH — CH? — CH?2— C — CH — CH20H | | CH CH

découvert par M. Jacobsen (!}) dans l'essence de palma rosa.

Plus tard, MM. Bertram et Gildemeister démontrèrent que cet alcool existait dans les essences de géranium, non seulement à l'état libre, mais encore à l’état d’éthers composés parmi lesquels domine l’éther tiglique.

MM. Barbier et Bouveault (2?) firent une étude approfondie de l'essence de géranium Bourbon et signalèrent dans celte essence : 1° une substance douée d’une odeur désagréable; 2° un alcool C'°H'80 qu'ils envisagèrent comme! identique avec le linalol: 3° un mélange de deux cétones C'0H160 et C'0H'80; 4° un produit bouillant à 119°-116° sous 10", auquel, croyant à son individualité chimique, ils donnèrent le nom de rhodinol; 5° une autre fraction qui était constituée par des éthers des acides acétique, isobutyrique, valérianique, tiglique, et d’un acide bouillant à 250°; 6° enfin un éther oxyde et un produit cristallisé comparable au stéaroptère de l'essence de rose.

Peu de temps après, M. Monnet prit un brevet pour l'extraction du rhodinol et y indiqua que la fraction distillant entre 90° et 100° sous 10°" de pression renfermait une cétone identique à celle de l'essence de menthe indigène et possédant une odeur très pénétrante de menthe poivrée.

Pendant longtemps, l’existence d’un alcool répondant à la formule C!°H220 au nombre des constituants de l'essence de rose fut controversée; mais, depuis quelques années, les divers savants qui se sont occupés de la question

({) JAcoBseN, Ann. Chem., t. CLVIT, p. D92E 1 (2) BarBier et BouveauLT, Comptes rendus de l’Académie des

Sciences, t. CXVIII et CXIX.

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admettent la présence de ce composé dans les essences de géranium et de rose.

Tiemann et Schmidt (!) considèrent cet alcool {appelé aujourd’hui rhodinol par MM. Barbier et Bouveault, réuniol par M. Hesse) comme identique avec le citronellol (alcool C!° H2°O obtenu par hydrogénation du citronellal, aldéhyde contenue dans l'essence de citronelle), mais existant, dans l'essence de rose sous la modification gauche, et dans l’essence de géranium à l’état de mélange des deux isomères droit et gauche, ce dernier en quantité prédominante.

Les deux savants allemands ont été conduits à lui attri-

buer la constitution suivante :

CRC CRE CR CH CH CCR OS | | MM. Barbier et Bouveault (?) voient, au contraire, une différence chimique entre le rhodinol et le citronellol. Ils assignent au rhodinol la formule CH3 — C — CH CÉPEROCHECH CH2— CH20H.

adoptée d’ailleurs par MM, Tiemann et Schmidt, mais ils admettent pour le citronellol une formule de structure différente qui serait, d’après MM. Barbier et Leser (3), CH2= C — CH2— CH2— CH2— CH — CH2— CH?20H.

Enfin, M. Naschold (*) pense se trouver en présence

(1) TIEMANN et SCHMIDT, D. chem. G., t. XXIX et XXX.

(?) BARBIER el BouvEAULT, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CXXIT, p. 674, 795.

(*) BARBIER et LESER, Comptes rendus de l'Academie des Sciences, t. CXXIV, p. 1308.

(*) NascnoLD, Znaug. Dissert., Gœttingen, 1808.

Fi . oO * ñ é d'un alcool secondaire ou tertiaire et s’arrète provisoirement à la constitution

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