‹ Genèse et nature de l'hystérie (volume 2)Chapitre 14 sur 23 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'anesthésie et les troubles de la sensibilité. — Les points douloureux. — Les centres cérébraux : mise en évidence et détermination topographique des centres viscéraux. — Les centres médullaires. — Les stigmates moteurs. — Les stigmates psychiques : amnésies, aboulies, caractère.

Nous venons de voir comment tous les accidents hystériques se rattachent à des troubles de la sensibilité et correspondent à des degrés déterminés de l'anesthésie. On peut les diviser en deux grandes catégories : les accidents paroxystiques, passagers, et les accidents permanents. Les accidents passagers tiennent à des variations de la sensibilité : les accidents permanents correspondent à un état de sensibilité stable, que cet état survienne ou non d'ailleurs à la suite d'un paroxysme quelconque. Les stigmates se rapprochent beaucoup sous ce rapport des accidents permanents. Ils constituent le fond même sur lequel peuvent se développer les troubles permanents, lorsqu'ils s'exagèrent, lorsqu'ils dépassent un certain degré. C'est ainsi que l'anesthésie qui est le stigmate fondamental de l'hystérie peut aboutir à la paralysie. Le stigmate s'est transformé en accident permanent. Il n'y a donc là qu'une différence de degré.

Après avoir fait l'analyse des phénomènes, il faut en faire la synthèse ; après les avoir considérés isolément, il faut rechercher sur quel fond commun ils se développent, et c'est alors que nous pourrons seulement remonter à la source même de tous les troubles, à la genèse et à la nature de l'hystérie. En procédant ainsi, nous avons suivi, on le voit, l'ordre rationnel, expérimental et scientifique, non l'ordre clinique et nosographique.

Gomme pour l'étude des accidents on peutdistinguer les stigmates en somatiques et psychiques.

l'hystérie. — i. 23

Page 1