‹ Genève litteraire contemporaineChapitre 34 sur 61 · A LA CATHÉDRALE · texte numérisé non relu

A LA CATHÉDRALE

A l'antique clocher des siècles solennels Le temps, le vieux sonneur, chante ce soir son âme : — «L'an défunt se consume aux bûchers éternels Et l'an naissant paraît, s'élevant de la flamme.»

Et ce chant pleure et rit : c'est la messe des morts, C'est le fol carillon que minuit dans l'air sème; Mais c'est le Ciel toujours que le cœur cherche, alors Que minuit sonne en haut le glas et le baptême.

Louis Maystre.

31 Dec. 1893 — I*'' )anv. 1894.

cAu travail.

La lampe brûle auprès de ma fenêtre ouverte; C'est la nuit : c'est la nuit bénie, et bleue et verte, La nuit calme, la nuit folle, la nuit d'été. Il flotte dans l'air tiède un brouillard argenté.

Page 1