‹ Genève religieuse, en mars 1819Chapitre 8 sur 10 · VIII. Ecrits de Mr l’avocat Grenus · texte numérisé non relu

VIII. Ecrits de Mr l’avocat Grenus

11 y a des individus ou des corps qui ne servent la bonne cause qu'en attaquant la mauyaise. Leur but peut être pur, ou ne l'être pas : je n'entre point dans cet examen.

Personne ne pourroit m’ approuver si je por tois, un jugement trop sévère sur un homme qui vient d’être appelé devant Dieu. Cepen-

(1) Auteur allemand qui a émis à quelques égards. des. principes extraordinaires, mais qui étoit chrétien.

. (2) Pasteur socinien de Zurich, cité par M De Fernex,

(p. 27 de son discours), comme un ami chaud de l'Eglise nationale de Genève.

dant je dirai historiquement, et pour faire comprendre à ceux qui ne l'ont pas connu, à quel point son apparition dans cette cause est sin“ gulière , que sa conduite pendant le cours de sa vie n’a pas été chrétienne, et que ses écrits montrent par leur ton dur et absolument destitué d’onction , qu'il n’a aucunement agi dans l'esprit de l'Evangile. Ceux même qui croient qu'il n'a dit en général que de tristes vérités doivent en en convenir. Je pense que ceci pourra suflire à ses ennemis. Mais céla même aussi prouve, comme je viens de le dire, combien son intervention dans cette cause est singulière. Il a porté un glaive flamboyant jusqu'au centre de la Compagnie, et il a dit des choses qu'un chrétien n’auroit jamais pris sur lui de dire.

Je crois utile d’avertir ici, qu’à ma connoissance il n’a soutenu avec les différents corps dont je viens de parler, ni avec leurs membres, aucune relation qui eût rapport à ses derniers ouvrages ; et qu’en particulier il n'y a pas un seul des membres de la Nouvelle Eglise qui l'ait vu ou qui ait communiqué avec lui d’une manière quelconque depuis plusieurs années.

Je suis si loin d'aimer voir défendre la bonne cause avec les armes dont il s’est servi, que je n'ai lu qu'un seul de ses ouvrages , le dernier

qui à paru sôus.le titre : Correspondance ded’a:

vocat Grenus avec Mr. le prof. Duby. Je n’ai Lt mêmé virlésantres.;:. 1. ,, at

* Mais pourquoi craindrois-je de le, dire si jé Ps abstraction du fiel qu'il, a ri dans toute sa discussion ;. etde plusieurs autres: vices de cet ouvrage, quimontrent le mauvais esprit dans lequel il'écrivoit, son argumentation. considérée en elle-même et dans le fond de la cause , me. paroît. rigoureusement juste; et atterrante pour. ceux qu'il attaque. M Grenus n'y part point des, principes évangéliques : on les lui: auroit

tordus; et né il né s'y.entendoit pas. Il

attaque la Compagnie sur le champ où se trouveut.les Eglises nationales , soumises en dernier. ressort, même pour les matières ecclésiastiques, ‘au gouvernement civil, et il la prend d’après les lois. Voici som raisonnement ::

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