‹ Geneviève de BrabChapitre 10 sur 24 · VI. — 31 faut mourir · texte numérisé non relu

VI. — 31 faut mourir

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INTJIT venait de sonner. Geneviève entendit frapper doucement à l'étroite fenêtre de son cachot.

— Dormez-vous, chère maîtresse? dit à travers les barreaux une voix douce et triste. Hélas! quelle nouvelle je dois vous apprendre! Ah ! que le Ciel daigne bientôt punir le misérable qui vous persécute ! . . .

— Qui êtes- vous ? demanda Geneviève, en s'approchant de la fenêtre.

— Je suis la fille du geôlier, répondit la voix ; auriezvous oublié Berthe, qui fut si longtemps malade, et pour qui vous avez-eu tant de bontés? Que ne puis-je vous témoigner efficacement toute ma gratitude, et reconnaître dignement vos bienfaits! Mais, hélas! je n'ai que de tristes nouvelles à vous apprendre. Celte nuit même, vous devez mourir. Le comte a ordonné votre mort. Il vous croit coupable du crime dont Golo vous accuse, et il lui a écrit d'exécuter cette cruelle sentence. Les meurtriers sont déjà commandés... Ils vont venir... J'ai entendu Golo leur donner cet ordre épouvantable... et votre fils, hélas! doit périr avec vous, car le comte refuse de le reconnaître pour son enfant... Cette affreuse révélation m'a tenue éveillée, et, quand j'ai vu que tout le monde dormait, je me suis levée de mon lit de dou-

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