‹ Geneviève de BrabChapitre 18 sur 24 · GENEVIÈVE KEVOIT SES PARENTS · texte numérisé non relu

GENEVIÈVE KEVOIT SES PARENTS

— Hélas! répliqua le duc en soupirant, c'est dans le ciel que nous re verrons notre fille.

— Vous la reverrez ici-bas, reprit aussitôt l'évêque ; le Seigneur sait encore opérer des miracles. Le Dieu de Jacob et de Joseph vit encore ; lui qui fortifia votre cœur et l'empêcha de se briser sous la douleur, le fortifiera en ce moment pour qu'il ne succombe pas à l'exès de la félicité. Au lieu des hjmmes funèbres, allons chanter un Te Deum, car Geneviève n'est pas morte !

Les nobles vieillards le regardaient avec des yeux étonnés. L'espérance et la crainte agitaient leur cœur. L'évêque ouvrit la porte, et appela Wolf, qui était resté dans l'antichambre.

— Voilà quelqu'un qui vous donnera de plus longs détails.

Wolf entra en s'écriant ;

— Oui, noble duc, la comtesse Geneviève vit encore, je l'ai vue de mes propres yeux, et ma main a serré la sienne.

Cette nouvelle se répandit dans tout le château. Les gens du duc, les dames de la duchesse se précipitèrent dans l'appartement. Pendant que Wolf faisait au duc le récit des événements, les larmes mouillaient ses paupières, ei souvent la voix lui manquait.

Ne pouvant plus douter de la vérité des faits, le duc et la duchesse se réveillèrent comme d'un soDge pénible, et tous deux s'écrièrent :

— Elle existe encore, allons la voir et l'embrasser avant de mourir.

Après avoir rendu à Dieu de solennelles actions de grâces, ils partirent pour Sifroibourg. Le pieux évêque, Wolf, et une brillante suite les accompagnèrent.

Pendant ce temps, Geneviève s'était rétablie, ses joues avaient repris les couleurs de la jeunesse. Le seul désir

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