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Et puis j'avais bien un autre poids sur le cœur! c'était comme un reproche qui ne me laissait pas un momcul de repos; comme un remords qui me mordait le cœur, toutes les fois que j'avais envie de dormir à force d'avoir } deuré !
Je médisais : « Que fais-tu là, dans ta maison, pendant m que la pauvre mère Bélan est en prison pour cause de « toi'? As- tu bien le cœur de laisser souffrir une brave « femme et courir des propos sur son honnêteté, pendant « que tu sais son innocence et qu'elle n'est dans la peine ■' que pour n'y pas mettre les autres? »
Au bout de trois jours, je n'y pus plus tenir. Je m'habillai de mes plus beaux habits sans rien dire à personne, j'allai à l'église cl sur la fosse de ma sœur faire ma prière; puis je montai dans une carriole qui menait les pauvres gens à Lyon pour l rente sous. C'était la même dans laquelle les gendarmes avaienl mené la sage-femme en prison. Je m'informai de tout du conducteur, et quand je fus arrivée à Lyon, je me li^ conduire par un petit ramoneur, pour deux sous, à la porlede la prison des Femme ,