LXXXVI
11 y avait dans l'étable, avec le cheval que je pansais, deux ou trois brebis qui tondaient le pré pendant le jour quand les toiles étaient repliées. Le maître et la dame ne voulaient pas perdre le peu d'herbe qui poussait, à moitié pourrie, sous le chanvre humide. On les vendait avec leurs petits, à l'entrée de l'hiver, au boucher, après les avoir tondues pour la laine et pour n'avoir pas la dépense de le> nourrir dans la morte saison.
Lue de ces brebis mit bas à la Saint-Martin , qui est le
H novembre, et la mère ayant été vendue huit jours après pour être tuée, on ne put pas vendre son fruit avec elle, et le
petit nie resta. Je lui donnai du lait de la vache dans le creux de ma main, et je Félevai comme on élève un enfant dont la nourrice a tari. Ce pauvre petit animal s'attacha à moi, monsieur, comme une personne. Quand il n'était pas autour de moi, à l'établc, dans la cour ou dans le jardin, il hélait toujours; tellement que, pour le faire taire, j'étais obligée de le laisser entrer avec moi à la cuisine, où il se couchait à côté du chien, entre ses jambes, au coin du feu ; il n'avait de paix qu'auprès de moi et du chien. Le chien s'y était aussi tellement attaché, qu'il aboyait dans sa loge jusqu'à ce que je lui eusse mené l'agneau. Il lui faisait place sur la paille dans sa niche en pierre, et ces deux animaux jouaient ou dormaient ensemble que ça faisait plaisir et compassion à voir.
Faut-il vous l'avouer, monsieur, quand mon feu était recouvert sous la cendre, et que les maîtres étaient dehors, j'y allais souvent aussi moi-même, dans la niche, assise sur le bord, les pieds au soleil, et je tricotais mon bas on bien j'ourlais mes serviettes, là, avec eux deux. L'homme est si bète, monsieur, que je me sentais pour ainsi dire heureuse de me sentir là auprès de deux animaux qui m'aimaient. J'écoutais leur souille et je sentais leurs tètes chaudes sur mon cou. Enfin, monsieur, j'en demande bien pardon à Dieu, parce qu'on dit qu'il faut croire que les animaux n'ont pas d'âme (et je crois que ce sont les bouchers et les charretiers qui ont dit ça); mais, en vérité, quand je regardais bien dans leurs veux. j\ croyais voir derrière une pensée à la fenêtre, fout comme dans les miens lorsque je me rayais au miroir. Enfin, c'esl égal, le
Jiou Dieu sait ce qui en est, ça ne me regarde |»as. Toujours est-il que ce chien et cet agneau, c'était ma société, ma famille, ma consolation à moi. Que voulez-vous? ou
prend son bien là où on le trouve.
— Ah ! mais, dit Geneviève en se reprenant, je ne vous ai pas dit comment était le chien .
— C'est vrai, répondis-je, dites-le-moi un peu; vous savez combien je les aime.
— Eli bien , ce n'était pas un chien bourgeois, comme le vôtre, car vous savez bien qu'il y a des chiens de tous les états , ainsi que des hommes : des chiens mendiants , des chiens ouvriers, des chiens bourgeois, des chiens seigneurs; ça se connaît au poil, chez eux, comme chez nous à l'habit; pourquoi? je ne vous le dirai pas, c'est un mystère, mais c'est comme cela.
— Cela me prouve, Geneviève, que vous avez bien observé les animaux. Dieu en a fait pour toutes les professions. La nourriture et l'habitation n'y changent rien ; ils sont ce qu'ils sont. Vous voyez un chien noble chez un paysan, et un chien paysan chez un noble. Ils ne s\ trompent pas entre eux , allez , ils se reconnaissent bien i .nur ce qu'ils sont, d'autant mieux qu'ils n'ont pas d'habits pour se déguiser. Ils sont iiers ou humbles selon le rang ; ils se portent envie ou respect tout comme entre nous. Toute la nature est faite de la même pâte. Mais ditesmoi donc comment était le votre.
— C'était un chien ni grand ni petit, ni mas m maigre, dont le nom était Loulou, parce qu'il Tenait de cette espèce qu'on appelle 1rs chiens-loups; il avait le museau mi peu pointu, l'œil gris et vif, dr± dents courtes el blanches, les lèvres souriantes, la voix douce et un peu plaintive quand il était à la chaîne, deux petites oreilles droites aiguës, toujours dressées, et qu'il tournait de droite et de gauche, comme les ailes d'un moulin à vent, pour prendre le bruit. Sa queue, fourrée comme celle d'un renard, était droite et relevée à l'extrémité, mais le poids de sa ><>ic longue et épaisse la courbait vers le milieu. Son poil était long, doux à toucher comme des étoupes bien peignées par le peigneur de chanvre. Ce poil était si touffu, que, quand je le caressais, ma main y entrait tout entière, et que, quand je la retirais, la place de mes doigts \ restait marquée, comme les pieds restent marqués dans le pré quand l'herbe est haute. Je vous ai dit un chien paysan, mais tirant sur le bourgeois, à peu près comme celui de M. le curé, que vous voyez là, sur sa chaise.
Quoique la maison lut bien dure, monsieur, la dame bien parcimonieuse, le monsieur bien brutal, le gage i'aible et le travail dur, le chien et l'agneau me tenaient compagnie le jour dans l'étable ou dans la cour, le soir, à la veillée, dans la cuisine. Cette société m'attachait aui murs. Il me semblait que nous étions parents, eux et moi, «i que, si je venais à quitter mes maîtres, ces animaux res-
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Leraienl sans personne <|ni les comprît, et que moi je resterais sans conversation el sans amitié sur la terre. Ils me paraissaient [n'appartenir, à moi, par droit d'habitude et d'attachement ensemble, bien plus qu'aux maîtres; je
n'aurais pas voulu les voler, pourtant, car ils ne mangeaient pas mon pain, niais celui de la maison. Aussi, quoique je ne fusse pas heureuse là, je ne songeais pas à en sortir. L'idée de dire adieu pour jamais à l'agneau el au chien ne me venait tant seulement pas dans l'esprit. Ça m'aurait paru un désert.
L'agneau couchait avec le chien sur le pied démon lit. Ça me faisait tant de gaieté, monsieur, de voir le malin, en me réveillant, ces quatre yeux qui me regardaient amicalement! Et puis, quand j'étais levée, le chien allait à son devoir, à la porte de la cour ou dans sa niche, et l'agneau, me suivant de la cuisine à l'étable, de l'établc au bûcher, du bûcher au grenier, moulait et descendait derrière moi les escaliers et ne me quittait [tas [dus que mes sabots.
On ne disputait pas trop sa vie au chien, parce qu'il gardait les toiles et qu'il mangeait les os et les restes ; mais l'agneau faisait de la peine à madame et à monsieur, parce qu'il mangeait du foin, du pain et des herbes. J'avais souvent îles raisons à cause de lui : tantôt il avait brouté une salade, tantôt il avait grignoté le sel, tantôt il avait rongé un reste de pain. Madame disait : « Il faut le tondre et le
Vendre ta la Sainl-M;irlin ; nous ne pouvons pas nourrir « pour rien une béte qui s'engraisse de nous sans nous « rien rapporter. » Ah! c'est que, savez-vous, l'économie chez ces gens-là, ça n'avait ni égards, ni pitié, ni veux, ni oreilles, ni si, ni mais; il (allait que tout rendît quelque
chose. Une ibis qu'il avait donné sa laine, la pauvre bète n'avait plus rien à donner que sa tendresse et son plaisir à moi; ça n'était pas dans mes conditions.
« Eh bien, que je dis un jour à madame, puisque l'a- « gneau vous fait de la peine pour le pain, je le nourrirai, i\ si vous le permettez, sur mes gages. Rabattez douze « francs sur les trente-six francs que vous me donnez par a an, et n'en parlons pins. Vous aurez la laine et moi « l'amitié; nous serons tous contents. » Monsieur et madame calculèrent sur leurs doigts, se mirent à rire et dirent : « Xous voulons bien. » Je n'eus plus que vingtquatre francs, et l'agneau eut sa nourriture avec moi, au pied du banc, à côté du chien. Tout alla bien jusqu'aux approches de l'autre Saint-Martin.
Mais voilà qu'un soir, que j'étais sorlie pour traire la vache et que j'avais laissé le seau de lait à la polie de l'étable pour faire la litière, ce gourmand d'agneau, monsieur, voit le lait (ont écumant devant lui, trempe la tête dans le seau et se met à le boire. Il n'en but pas pour un liard, peut-être, monsieur, il le lliiir.nl plutôt ; mais voilà (pic la fenêtre de madame s'ouvre en l'ace et qu'elle jette d< « cri- comme si on lui avait lui l'or dans sa bourse. J'accours, je chasse l'agneau, je demande excuse à mes maîtres pour la bète, je dis que c'est ma faute d'avoir laissé le lait par terre; rien n'y fait. Le mauvais œil recommence contre l'animal et contre moi. On nou- êpiail
comme deux voleurs, on mesurait le pain, on demandait rompir des épluchures : on disait que je donnais à l'agneau les tronçons de salade <|ui étaient pour la vache; phis de paix pour moi. enfin! J'en pleurais quelquefois en caressant la pauvre bête, qui semblait comprendre et qui me regardait toute triste, sa tète sur mou tablier et ses beaux veux si doux sur les miens.
Nous touchions à la Saint-Martin. Madame et monsieur ne cessaient pas de marmotter que je négligeais les intérêts des maîtres pour les intérêts des bêtes; que j'avais le cœur trop bon; que je me laissais conduire par le chien et par l'agneau; qu'il fallait tenir l'un à la chaîne tout le jour et vendre l'autre avant que la saison des foires fût passée, après quoi on n'en trouverait rien, ou l'on perdrait dessus. Je proposai de l'acheter pour moi, et de laisser tout mon gage de l'année pour mon pauvre ami. Mais on dit que ce serait encore un mauvais marché, parce que je lui laissais faire du dégât dans le jardin et dans la cuisine. Alors ils firent une conspiration. Ça me fait encore un frisson de vous le dire.
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Lu samedi soir, monsieur, que j'étais tranquillement, après mon ménage fait, occupée à raccommoder mes bas dans ma chambre haute et que j'avais laissé l'agneau et
le chien couchés ensemble dans la niche, au soleil, ne se doutant de rien, voilà que j'entends un grand bruit sous ma fenêtre, des pas qui courent, l'agneau qui bêle, le chien qui aboie et grince des dénis. Je laisse tomber mon ouvrage, j'ouvre la fenêtre; qu'est-ce que je vois?... Je vois un homme, les bras nus, avec un tablier retroussé à sa ceinture et un grand couteau dans la main droite, tirant de la main gauche l'agneau par le cou pour l'arracher de la loge du chien, qui défendait de la voix et des dents son ami! Je pousse un cri pour arrêter le garçon boucher; mais il ne m'écoule seulement pas, et, furieux d'avoir élé mordu par le chien, il plonge son couteau dans le cou de L'agneau, sous mes yeux et malgré mes gestes et mes cris. Ali ! monsieur, ça me fit l'effet d'un crime, et je crus voir immoler un chrétien.
Cependant l'homme ayant été jeté à la renverse et ayant laissé le couteau dans le cou du pauvre animal, le chien et l'agneau lui avaient passé par-dessus le corps et s'étaient précipités par instinct dans la cuisine, dont la porte était toute grande ouverte, pour venir se réfugier naturellement près de moi. Ils montèrent tous deux, l'un jappant, l'autre râlant, l'escalier de bois, et se jetèrent sous le lit, à mes pieds, comme pour se sauver de leur assassin. Pauvres bêtes! il fallait voir comme ils me regardaient et connue ils semblaient implorer ma protection! Je me jetai sous le lit moi-même pour arracher le couteau du cou de l'agneau; il me tendit la tête i\r lui-même et me laissa faire, comme s'il avait compris que je voulais le soulager et non le perdre. Riais à peine eus-je arraché la lame, que le sang
coula à gros I Liions sur mes mains et qu'il expira dans
mes bras 1 Le chien tremblait \U- douleur comme s'il avait
GEMRV1ÈVE M6
frémi de voir égorger sou compagnon ei comme s'il ;i\.iii m li même horreur que moi de h morl el du sang! Je pleurais moi-même comme lui, l'agneau mort sur mes genoux, le chien huilant à mes pieds, mélanl mes hurlements aux siens ei mes larmes au sang de l'agneau. Ali ! monsieur, je n'avais jamais vu de crime, mais celui-là me lil comprendre les autres et ne put jamais s'effacer de moi. Je no lis pas de reproches aux maître. Je me di^ : Us ni les maîtres de ce qui leur appartient; le cadavre « de l'animal esl bien à eux, mais enfin son amitié était « à moi! Pourquoi me l'enlever en trahison? Allons-nousen. i J'embrassai le chien: je le plaignis de rester, lui, dans une condition m dure, mais je ne pouvais plus y rester, moi, d'abord parée que j'aurais toujours eu cette scène d'horreur, ce meurtre et ce sang dans les feux, dans ma chambre, ensuite parce que l'assassinat de mon pauvre compagnon de lit et de jardin m'avait tellement bouleversée, que je n'aurais pas pu de longtemps Êûn la cuisine et toucher un morceau de viande crue sans m'évanouir. De ce coup, j'avais perdu mon état. Je prismes gages de trois ans, mon paquet sous le bras, et je partis de Tarare sans trop savoir où j'irais reposer ma tête. Je ne pouvais plus me présenter dans aucune maison bourgeoise pour servira tout, puisque la cuisine me répugnait jusqu'à me Élire évanouir. Je me dis : a Je vais revenir en Dau- « pliiné et tâcher de gagner ma vie comme ouvrière ici l ou là. dans les alentours de Voiron. Peut-être que la « tante qu'on y a mise sur moi sera oubliée, que de « braves g( os me prendront pour soigner les entants, pour « soigner les cocons de vers à soie, ou pour étirer et '< blanchir les toiles,
âpres mon entretien payé, il ne me restait plus de mes gages de irois ;ms qu'une bourse de douze t'eus dans un bas i'l quelques nippes. Une voiture de coquetier qui men.iil des châtaignes de Lyon, et dont je connaissais le maître, nie ramassa sur la roule et me permit de monter et de m' asseoir sur ses sacs pour une pièce de vingt-quatre sous que je lui donnai. La neige me mouilla, le froid me saisit, et, arrivant à Lyon, il fallut me descendre à la porte de l'hôpital. Les sœurs m'y reçurent; elles eurent bien soin de moi. Je fis amitié avec deux d'entre elles qui servaient dans la salle des femmes. Cela me paraissait si beau et si bon, monsieur, de servir ainsi tout le monde, connu, inconnu, propre ou répugnant, sans leur rien demander, en leur obéissant au contraire et pour un gage qu'on ne recevait que du maître de tous dans le paradis! Dieu, que je les enviais! Je leur demandai si je ne pourrais pas faire comme elles, puisque j'étais servante aussi. Elles me dirent que oui, mais qu'il fallait avoir de bons renseignements, avec une petite dot, et entrer dans un couvent, d'où on m'enverrait ensuite comme elles dans un hôpital. Des renseignements'.' Ils n'auraient pas élé bons. Un couvent? On m'aurait dit : D'où venez-vous 1 el qu'apportez-vous î Une dot? Je n'avais que mes livnlc-trois francs el mon tablier où étaient roulées mes chemises.
Mais je me trompe, monsieur, je croyais les avoir: je ne les avais plus. Une mauvaise femme qui était en cou-
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valescence de la maladie des prisons, dans k lii à côté du mien, voyanl que je regardais souvent mon paquet sur ma chaise, m'avait dit : i Défiez-vous; on ne Bail pas à côté
« de qui on couche dans t'es auberges du bon Dieu. Je ne I sais pas si vous avez une bourse; mais, si vous en avez « une, caches-la bien. » Je croyais, monsieur, qu'elle parlait par intérêt pour moi, mais c'était à mauvaise intention, elle voulait savoir si j'avais de L'argent. Je retirai de mon paquet If bas dans lequel j'avais mis mes trentetrois francs, et je le cachai devant elle. >ous mon traversin ; mai- l,i fièvre me prit si tort, que je ne pensai plus à mon pauvre butin.
Cette femme quitta l'bospice pendant ma maladie, et, quand je sortis moi-même, je n'avais plus rien! Elle m'avail volée pendant ma lièvre, .le n'avais pins que deux pièces de douze sous dans la poebe de mon tablier ! Quel désespoir de rentrer ainsi dans mon pays, après une absence de plusieurs années, et de faire un tel affront à ma famille! Je ne pus pas m'y résoudre, et j'achetai du pain; je demandai ma route aux passants et je m'acheminai lentement, par les villages, vers Crémieux, Bourgoing, la Tour-du-Pin. Partout j'offris mes services, et partout je fus refusée. Je vécus environ quinze jours sur les grands chemins, vendant tous mes pauvres effets un par un pour payer mon lit et mon pain dans les auberges des faubourgs ou des paroisses: mais c'était la morte saison : il n'y avait ni cocon- à soigner, ni foin à faner, ni soie à dévider, ni blé à sarcler pour une pauvre fille comme moi dans la contrée. J'avais beau rôder de porte en porte, autour du pays de mon père, on disait : « Nous n'avons pas d'oud vrage, » ou bien : « Cette fille n'a pas de papiers, » ou
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bien : « Elle a l'air maladif, clic nous resterait sur les bras; u ne la prenons pas. nous avons bien assez de nos enfants
« et de nos vieux. » La neige et la glace courraient les
chemins.
A la (in, monsieur, il ne me resta rien que les habits que j'avais sur le corps et qui tombaient déjà de fatigue el de reprises. Mes souliers ne me tenaient plus aux pieds, mes bas laissaient voir mes talons; j'avais l'apparence d'une de ces vagabondes qui sont entrées dans les prisons ou dans les hospices dans leurs habits d'été, et qui en sortent au mois de décembre avec une robe d'indienne, un cl lapcaude paille contre le soleil, et des souliers lins, noués par des rubans, pour marcher sur l'herbe ou sur la poussière. Quand je me voyais en passant devant les vitro des fenêtres basses des maisons, je me faisais peur et pitié à moi-même, .le nie disais : « Qu'est-ce qui voudra jamais « l'aire asseoir à son feu une pareille mendiante? »
Hélas! monsieur, il a bien fallu le devenir, mendiante. Oui, monsieur, je ne rougis pas de le dire, j'ai tepdu la main; pas pour longtemps, par exemple; mais j'ai tendu la main.
— Pauvre Geneviève! m'écriai-jc, comment! vous avez élé réduite ."< frapper aux portes el à demander du pain cl un abri pour la nuit, par charité 1 Ah! vous l'avez bien rendue depuis !