‹ GenevièveChapitre 31 sur 44 · CXLV1I · texte numérisé non relu

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Ces mots paraissaient ranimer l'espérance et le courage dans !«• coeur de la pauvre femme. Elle parut s'apercevoir seulement alors qu'elle n'était pas seule dans la chambre avec son enfant et le malade. Elle s'approcha timidement de Geneviève, qu'elle connaissait parfaitement de nom et de caractère par les récits que le père lu Cloche lui avait faits en chemin des services et de la bouté de la servante de leur hospice.

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— Je vous remercie bien , lui dit-elle eu lui prenant la main. Ou dit que vous m'avez remplacée avec tant d'obligeance auprès de mou pauvre .l<';m , que , s'il revieul de

celle maladie, c'est bien à vous que je déviai son salut en ce monde. Qu'est-ce que je pourrai jamais foire pour me reconnaître envers vous, mademoiselle'.' Hélas! je n'ai rien à vous donner.

— Qui sait , ma pauvre femme? répondit Geneviève. Peut-être, si Dieu conserve la vie à votre; mari, aurez-vous à me donner autant que je vous donne!

Elle pensait à l'enfant en parlant ainsi, mais Luce n \ comprenait rien.

— Et vous, monsieur, dit Luce se tournant vers moi, que pourrons-nous jamais faire pour vous rendre la grande complaisance que vous avez eue pour de pauvres gens comme nous ?

— Le cœur est la monnaie de ceux qui n'en ont point d'autre , lui répondis-je avec un sourire attendri , par lequel je voulais lui cacher mon inquiétude sur l'état de sou mari, et c'est la meilleure, comme dit l'Evangile. Je serai assez payé de mes pas en descendant la montagne et de quelques jours perdus à Voiron, si Dieu vous rend votre mari.

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