SCENE IX
LE COMTE, rejetant son capuce.
Geneviève ne pardonne pas! Dans ton cœur, comme dans le mien, il n’y a donc plus que de la haine, mais ce gage que tu m’as si fièrement refusé, je te l’eulèverai par la ruse ou par la force; car il me faut une preuve A jeter A ton époux, il faut que je puisse lui dire : Ta femme te trompe! il faut que je me venge enfiu. Geneviève, notre lutte touche A son terme, tu dois succomber; car le comte de Hainault, vaincu, proscrit, dépouillé doses états, donnera, sans hésiter, Ba vie pour sa vengeance; Geneviève, je t’arracherai du front ta couronne de duchesso, je flétrirai la renommée de chaste épouse, et je tomberai sans regret dans l’abimc,car je l’y entraînerai avec moi. Je ne quitterai plus ce château, jo trouverai facilement A me cacher A tous les regards jusqu’A la nuit; quand elle sera venue, lu me reverras, duchesse de Brabant; mon poignard m’ouvrira, s’il lo faut, un passage jusqu’A ton appariement : A ton tour, tu me demanderas grâce, et le comte de Hainault te pourra dire alors : Je ne pardonne pasl On vient; no nous éloignons pas de cette terrasse...
Une chapelle! do là je pourrai tout voir, tout entendre; avec l’habit quo je porte, cette retraite me met A l’abri do tout danger. Allons.
Il entre dans la chapelle.