STEVEN, GENEVIÈVE
Steven vient avec son fardeau jusque auprès d'un gros «rbre au milieu du théâtre, cl dépose la femme évanoui* sur une pierre qui se trouve-là.
STEVEN
C’est une pauvre mendiante qui meurt de faim peut-être .. Heureusoment que j’ai là ce qu’il faut pour... ( Ecartant ses cheveux.) Ah! mon Dieu !... mais c’csl clic... elle I... madame Geneviève!... Elle n’est pas morte, car sa main n’est pas froide... cl son cœur bat toujours... Vite, un peu de mon vieux vin!... l’autre s’en passera... Lé... lé. .elle respire ... ça remet l'estomac...
Je ne puis donc pas mourir...
STEVEN-
Mourir, vous, madame Geneviève, par exemple! encore un peu de vieux vin, hein! ça réchauffe ?
On a donc eu pitié de moi?... où suis-je? et qui êtes-vous ?
STEVEN
Elle va nie maltraiter, c’est sûr.
Geneviève, regardant autour d'elle.
La forêt... toujours la forêt... Pourquoi vous détournez-vous de moi ? Ah ! tant de gens m’ont fait du mal ! laissez-moi voir l'homme généreux qui a daigné me faire un peu de bien.
steven.
Oh! cet homme généreux est tout simplement un misérable, un égoïste, un poltron.
Je ne vous reconnais pas.
STEVEN
Je suis Steven, co soldat qui a rendu témoignage contre vous, je vous ai fait bien du tour-
MAGASIN THEATRAL
ment; mais je réparerai ça, madame... Encore un peu de vin vieux.
GBREVIÈVE.
Non, je cuis mieux... tu m'as rendu les forces que trois jours d'abstinence avaient éteintes.