SCENE IX
c'est parce que je vous ai juré reconnaissance et respect... c'est parce que je ne suis pas un ingrat... que je quitte cette maison.* j'aime votre fille... je l'adore..*
CLÉRAMBOURG
Toi?
ADRIEN
A en perdre la raison... il faut donc que je m'en aille... car cet amour dont je ne suis plus maître... est une offense pour vous, mon bienfaiteur... qui ne pouvez jamais l'approuver.
CLÉRAMBOURG
Pourquoi pas ?
ADRIEN
Hein ?
CLÉRAMBOURG
Qu'est-ce que j'étais donc , quand j'ai commencé ma fortune?., un noble ou un grand seigneur? non! un commis comme toi. J'avais pour réussir du courage... du talent... et de la probité... tu as tout cela : nos deux maisons peuvent marcher de pair... et si une telle alliance ne dépendait que de moi...
adrien, poussant un cri.
Est-il possible!
clérambourg, vivement.
Oui, sans cet amour qu'elle a dans le cœur... amour, qui fera son malheur et le mien, je te dirais sur le champ : touche-là, mon gendre.
-ADRIEN
. Ah! Monsieur, quelle reconnaissance ! mais par malheur je ne puis jamais être aimé d'elle.
CLÉRAMBOURG
Je le sais bien ! c'est égal, essaie toujours? c'est ton affaire... ça te regarde!... Tâche de lui faire oublier son colonel...
adrien, avec chaleur.
Et si je pouvais y parvenir... vous consentiriez...
clérambourg, avec embarras.
Certainement... nous verrions!... En attendant... je t'aiderai s'il le faut de mon aveu... de ma protection.
adrien, avec reconnaissance.
Ah! Monsieur!..
CLÉRAMBOURG
Tais-toi ! c'est elle !
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