Office des Morts, ps. cxlv. 4. Ibid., ne leçon
2. Ibid.f ps. xxiv. 5. Ibid., ive leçon. Ibid., i" leçon. G. Ibid., vn« leçon.
Le Chœur. « Mes jours ont décliné comme l'ombre. »
Le Prêtre. « Qu'est-ce que la vie? Une petite vapeur. »
Le Chœur. « Mes jours ont décliné comme l'ombre. »
Le Prêtre. « Les morts sont endormis dans la poudre. »
Le Chœur. « Ils se réveilleront, les uns dans l'éternelle gloire, les autres dans l'opprobre, pour y demeurer à jamais. »
Le Prêtre. « Ils ressusciteront tous, mais non pas tous comme ils étaient. »
Le Chœur. « Ils se réveilleront. »
A la communion de la messe, le prêtre dit :
« Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur: ils se reposent dès à présent de leurs travaux, car leurs bonnes œuvres les suivent. »
Au lever du cercueil, on entonne le psaume des douleurs et des espérances. « Seigneur, je crie vers vous du fond de l'abîme : que mes cris parviennent jusqu'à vous. »
En portant le corps, on recommence le dialogue : Qui dormiunt ; « Ils dorment dans la poudre ; ils se réveilleront. »
Si c'est pour un prêtre, on ajoute : « Une victime a été immolée avec joie dans le tabernacle du Seigneur. »
En descendant le cercueil dans la fosse : « Nous rendons la terre à la terre, la cendre à la cendre, la poudre à la poudre. »
Enfin, au moment où l'on jette la terre sur la bière, le prêtre s'écrie, dans les paroles de l'Apocalypse : Une voix d'en haut fut entendue, qui disoit : Bienheureux sont les morts !
Et cependant ces superbes prières n'étaient pas les seules que l'Église offrît pour les trépassés : de même qu'elle avoit des voiles sans tache et des couronnes de fleurs pour le cercueil de l'enfant, de même elle avoit des oraisons analogues à Tàge et au sexe de la victime. Si quatre vierges, vêtues de lin et parées de feuillages, apportaient la dépouille d'une de leurs compagnes dans une nef tendue de rideaux blancs, le prêtre récitait à haute voix sur cette jeune cendre une hymne à la virginité. Tantôt c'était Y Ave, maris Stella, cantique où il règne une