‹ Génie du christianisme: et Défense du génie du christianisme: avec notes et éclaircissementsChapitre 16 sur 322 · MORALISTES. — LA BRUYÈRE · texte numérisé non relu

MORALISTES. — LA BRUYÈRE

Les écrivains du même siècle, quelque différents qu'ils soient par le génie, ont cependant quelque chose de commun entre eux. On reconnoît ceux du bel âge de la France à la fermeté de leur style, au peu de recherche de leurs expressions, à la simplicité de leurs tours, et pourtant à une certaine construction de phrase grecque et latine qui, sans nuire au génie de la langue françoise, annonce les modèles dont ces hommes s'étoient nourris.

De plus, les littérateurs se divisent, pour ainsi dire, en partis qui suivent tel ou tel maître, telle ou telle école. Ainsi les écrivains de Port- Royal se distinguent des écrivains de la Société; ainsi Fénelon, Massillon et Fléchier se touchent par

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