Naz. VU., p. 12. 5. Voyez la note LXIII, p
Elle prit une nouvelle force à la renaissance des lettres : Sannazar écrivit son poëme de Partit Virginis 1, et Vida son poëme de la vie de Jésus-Christ (Christiade)2', Buchanan donna ses tragédies de Jephlé et de Saint Jean-Baptiste. La Jérusalem délivrée, le Paradis perdu, Polyeucte, EstJier, Athalie, sont devenus depuis de véritables apologies en faveur de la beauté de la religion. Enfin Bossuet, dans le second chapitre de sa préface intitulée De Grandiloquentia et suavitate Psalmorum; Fleury, dans son traité Des Poésies sacrées; Rollin, dans son chapitre De l'Éloquence de l'Écriture ; Lowth, dans son excellent livre De sacra Poesi Hebrœorum; tous se sont complu à faire admirer la grâce et la magnificence de la religion. Quel besoin d'ailleurs y a-t-il d'appuyer de tant d'exemples ce que le seul bon sens suffit pour enseigner? Dès lors que l'on a voulu rendre la religion ridicule, il est tout simple de montrer qu'elle est belle. Eh quoi ! Dieu lui-même nous auroit fait annoncer son Église par des poètes inspirés; il se seroit servi pour nous peindre les grâces de Y Épouse des plus beaux accords de la narpe du roi -prophète, et nous, nous ne pourrions dire les charmes de celle qui vient du Liban 3, qui regarde des montagnes de Sanir et d' Hermonk, qui se montre comme l'aurore6, qui est belle comme la lune, et dont la taille est semblable à un palmier 6.' La Jérusalem nouvelle que saint Jean vit s'élever du désert étoit toute brillante de clarté.
Peuples de la terre, chantez, Jérusalem renaît plus charmante et plus belle 7 !
Oui, chantons-la sans crainte, cette religion sublime ; défendons-la contre la dérision, faisons valoir toutes ses beautés,