‹ Génie du dix-neuvième siècle: ou Esquisse des progrès de l'esprit humainChapitre 52 sur 88 · PROGRÈS FUTURS DES SCIENCES ET ARTS · texte numérisé non relu

PROGRÈS FUTURS DES SCIENCES ET ARTS

donnée par les lentilles d'une lunette soient parfaitement incolores.

Les plus ardentes recherches des astronomes se tournent vers les étoiles multiples: il s^agit de faire le catalogue de ces constellations. Les étoiles doubles sont aussi Tobjet d^investigations qui ont commencé tout récemment. Il faudra poursuivre les études relatives au mouvement circulatoire d^une étoile autour de l'autre, déterminer la distance qui sépare les étoiles doubles de la terre y évaluer le volume de ces astres binaires et pénétrer les causes de la différence de couleur qui existe entre les deux étoiles. Une question déjà bien ancienne demande aussi à être étudiée avec persévérance, celle de savoir si les comètes rencontrent quelque résistance dans une substance gazeuse qui remplirait les espaces célestes.

Les sciences physiques n'ont pu encore parvenir à déterminer la vitesse de Télectricité. Sous ce rapport, Fétude de la transmission de ce principe impondérable donnera lieu un jour à quelque intéressante découverte. On ignore encore ce qui assure aux courants électriques dans le sein de la terre une constante direction de l'Est à l'Ouest. Comme cette direction est la cause à laquelle on a rapporté les propriétés de la boussole, il serait d'un haut intérêt de bien connaître la cause de ces courants mobiles et le secret de Timpulsion qu'ils reçoivent d'Orient en Occident. Il reste à compléter les observations qui font soupçonner l'identité entre la chaleur et l'électricité : c'est un des plus beaux résultats qu'il soit réservé à la physique d'atteindre. Puisqu'elle a déjà mis hors de doute l'identité de la lumière et de la cbabur, d'ui^e part, et cçUe de Téleptricité

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et du magnétisme, de Tautre, elle arriverait à démontrer l'identité entre ces quatre fluides^^^està-dire Tuoité d'un seul agent qui, revêtant en apparence quatre formes diverses, produirait tous les phénomènes de la nature.

La mépéorologie est couverte encooe d'incertitudes. 11 faudra chercher la véritable cause de Finfluence de la lune sur notre atmoi^phère. On n est pas bien fixé sur la nature des aérolithes et des étoiles filantes. La science se doit à ellemême de vérifier ou de remplacer les divers systèmes par lesquels on veut expliquer Tapparition et la chute de ces corps atmospbériques. IS hydrologie est encore à Fétudt des modifications que peut produire dans notre atmosphère l'absorption d'un volume dair considérable par la masse des mers. La théorie des courants sous-marins est peu avancée et donnera lieu à des recherches entièrement neuves.

La chimie^ qui s occupe de liquéfier les gaz en les comprimant, s'est aperçue qu'une chaleur très-minime suffisait pour les ramener à leur état naturel. On a donc entrevu la possibilité d'appliquer ces gaz au même usage que la vapeur dan^ les machines locomotives. La difficulté de gouverner la force prodigieuse de ce nouvel agent demande à être écbircie et surmontée.

Lia chimie ne connaît pas encore le principe de la métallisation, et il faudra s'assurer si, comme on le soupçonne, ce principe est l'hydrogène et si les oxides ne se réduiraient pas à des combinaisons des bases avec l'eau. Une source d'im- {sortantes découvertes qui signaleront sans doute es progrés futurs de la chimie est l'étude des substances qui composent Técorce solide de àotre planète et qui soat regardées comme de

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