PROGRES FUTURS DES SCIENCES ET ARTS
trais oxides métalliques. Les chimistes s'épuisent en effarts pour pénétrer le secret de la compositioti des plantes : quoi qu'il ne soit guère permis d'espérer que ce mystère se laisse jamais deviner, les refcherches de la science curieuse peu- Tent aboutir à d'utiles résultats.
La loi des proportions chimiques, telle qu'elle est établie en ce moment, a été reconnue défectoeuse en quelques points ; il s'agit de corriger la liste des proportions fixes de pesanteur dans lesquelles chaque substance peut s'unir avec une antre. On arrivera peut-être ainsi à réduire le nombre des corps simples. Si, d'une part , les quatre agents impondérables sont reconnus comme n'en faisant qu'un, et si, d'autre part, on trouve des corps jouissant de la propriété de 8B combiner d'une manière permanente avec cet agent universel encore inconnu, une révolution nouvelle s'accomplira dans les sciences chi*^ miques.
L'hypothèse d^un feu central relative à la théorie de la terre n'est pas encore appuyée sur un nombre suffisant d'observations pour être inscrite au rang des vérités acquises. Voilà une direction offerte aux investigations de la géologie^ qui, tout en cherchant à étayer des suppositions un peu hasardées sur l'état primitif du globe, acquerra des notions de plus en plus précieuses sur sa condition actuelle. La théorie des volcans est encore imparfaite. L'étude des divers terrains entre lesquels on a divisé Fécorce du globe offre aux géologues un sujet d'observations inépuisables. La collection des restes fossiles trouvés dans les différentes couches de la terre se complétera de jour en jour II faudra vérifier si Fopt- Uion de quelques savants sur Forigine végétale
a4o LIVRE CINQUIÈME.
des charbons de terre est fondée. C'est surtout la théorie sur la formation des montagnes et sur leur ancienneté relative qui demande à être soumise au sévère contrôle de la géologie.
Enfin, l'exploration de TAfrique et de l'Asie centrales, Tétude de Tintérieur de la Chine, et la reconnaissance des régions qui se rapprochent de Tun et de Fautre pôle du globe, sont les points sur lesquels peuvent porter à l'avenir les découvertes géographiques les plus importantes.
Concluons: la philosophie religieuse^ le draine historique^ \ éloquence politique et la philosophie de r histoire, dans la science de Thomme; la législo" tion et Yéconomie politique, dans la science de la société; la çhimiey la géologie et la mécanique, dans la science de la nature : telles sont les plus fécondes directiousque doive prendre le xix» siècle, et dans lesquelles il pourra déployer désormais le plus d'invention et de génie.