‹ Génie et métierChapitre 47 sur 64 · Légataire, IV · texte numérisé non relu

Légataire, IV

Vous, monsieur, s'il vous plait, fermez porte et fenêtre.

Ce jour mal condamné me blesse encore l'œil ; Tirez bien les rideaux, que rien ne nous trahisse.

d'un voyageur intelligent et riche, allégé de toute superstition, et désireux d'égayer sa retraite et de ne pas s'ankyloser. Il y a bien un peu, et même beaucoup d'égoïsme sensuel là-dessous : l'égoïsme d'un Ulysse plus avisé qui, pour chasser l'ennui, inviterait les prétendants, une sensualité de petites fêtes bien ordonnées et bien comprises.

Tout respire chez. Loi la vie et l'allégresse;

Y peut-on manquer de plaisirs?

A-t-on même le temps d'y former des désirs?

Grand'chère, vin délicieux.

Belle maison, liberté tout entière, Bals, concerts, enfin tout ce qui peut satisfaire ■ Le goût, les oreilles, les yeux l.

Celte sensation du home, du home fleuri, accueillant et gai inspire à Regnard des vers savoureux, veloutés. Ses personnages habitent un hùtel meublé, célibataires impénitents, et ils ont l'amour du gîte, je ne dis pas du nid. 11 faut avoir beaucoup voyagé pour goûter pleinement cette sensation-là.

Bon souper, bon gile et le reste,

et surtout liberté tout entière, hospitalité laponne. Je ne sais pourquoi il me semble que, malgré le dire de Weiss, les fraîches alcôves des Visitandines les allèchent moins qu'une demeure plus luxueuse, une table plus grassement servie, où le vin est de bon cru, la compagnie de belle humeur, où des senteurs de

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