‹ Génie et métierChapitre 8 sur 64 · AVANT-PROPOS XV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XV

nous rapprocher du réalisme, tantôt pour revenir à l'idéal. Cette fois, on lui adjoint Ibsen, qui est, en effet, un écrivain à idées, sinon à idées toutes neuves. N'importe. Ce recours à l'étranger est l'ordinaire symptôme d'une évolution.

Mais tenez pour certain que l'homme de génie, que nous attendons et qui ne peut tarder à paraître (car le génie parait toujours à l'heure propice), s'il apporte à la scène des vues originales, ne méprisera ni le métier ni la composition dramatiques, qui sont moins des règles tyranniques ou arbitraires que les passavants du succès selon le goût et l'esprit de notre race. On en verra des exemples dans le présent livre.

On y rencontrera aussi, vers la fin, un chapitre de critique dialoguée, qui, sans se rapporter directement au théâtre, m'a paru avoir ici sa place marquée par la forme et pour le fond. Je prie qu'on pardonne cet inofîensif divertissement à un pauvre homme studieux et d'humeur plutôt mélancolique, à qui l'attitude et les écrits de M. Emile Zola ont procuré, depuis un temps, quelques heures plaisantes.

Paris, septembre 1894.

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