‹ Gens de poudre: roman d'histoire et d'aventuresChapitre 21 sur 55 · LES DEUX ANGES · texte numérisé non relu

LES DEUX ANGES

En reiAettant à Éric le pli qu'il avait rédigé pour

I le sultan de Tougourt, le « Père la Légion » lui dit :

! — Si le Bureau-Arabe m'interroge sur le but de votre

voyage, j'affirmerai que vous êtes parti en mission topograpbique. Sur quoi, il me reste, mon ami, à vous souhaiter bonne chance. Pour détourner les soupçons, j'ai envoyé à Sidi-Okba les cavaliers du Goum qui seront chargés de vous soutenir jusqu'aux abords du Chott. Ils vous rejoindront vers TOued-

I Djedi. D'ici là, j'espère que votre dégu présence de cette jeune fille dans votre vous protégeront suffisamment contre h

I les entreprises trop hardies. Je ne vouî Il vous faut prendre un peu de repos ai et voici que la nuit s'avance.

Onze heures avaient fini de sonne

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referma la porte de son petit logis. La nuit était chaude. Comme tous les soirs, Tofficier but une longue gorgée d'eau à même la gargoulette installée sur sa fenêtre. Il méditait de boucler sa cantine, — '" au milieu de cette besogne, le sommeil s'emle lui, si impérieusement, qu'il ne résista pas âge à la fatigue. Il se laissa choir sur le tapis rvait de lit de sieste. Et sans qu'il lui fût e de réagir contre l'invasion de cette torpeur, 1 dans un sommeil profond, n'était point le bienfaisant repos auquel l'avaient 3 les fatigues du cheval et de la manœuvre sous de feu. C'était plutôt un anéantissement de tout irps, gisant à plat, sur la terre, tandis qu'aude cette prostration, son esprit, à demi conscient lait de vaciller comme une fumée qui se balance brasier en train de s'éteindre.

s des jours d'accablement moral où pour échapper icas de sa vie désordonnée, il avait eu recours à phine, Eric avait déjà connu cette prodigieuse de l'ouïe qui, dans les ténèbres, supplée à la mce de la vision, et, à des distances où le bruit u'un murmure, perçoit les plus légers môuvede la vie. C'est ainsi qu'à cette heure, un enchaît de sonorités, maintenant connues, se soudait 1 pensée d'Éric au bourdonnement des dernières j du commandant Carbuccia. Et c'étaient sur le Je la route, épais comme un tapis, la marche ée d'un dromadaire approchant de la petite 1, tous les bruits familiers de son agenouillement, i voix basse, le dialogue d'une voie rauque et voix plus grêle ; le grincement léger de la porte ntsur ses gonds, et, sur les pupilles du dormeur.

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à demi voilées par le soulèvement des paupières, la vision d'une femme en noir qu*Éric reconnaissait, dont il n'aurait pu prononcer le nom, mais qui, pour son souvenir en défaillance, représentait un péril.

Cette fenrnie s'efiTaça sur le seuil de la chambre, pour permettre à son compagnon d'avancer la tête. Et, dans le carré lumineux de la porte, Éric, toujours anéanti, distingua un nègre gigantesque dont le visage grimaçait. Il entendit la femme parler à cette brute, mais sans qu'à cette heure il lui ftlt possible de saisir le sens de ses paroles.

Elle disait :

— Tu l'as vu?... Tu le reconnaîtras sous son déguisement?... Ménage-le, et, au besoin, défends sa vie. EUe n'appartient ni à toi ni au Marabout, — h moi seule ! Pour le Sultan de Tougourt, tâche de le frapper avant que celui-ci soit arrivé à son trône, avant qu'ils aient échangé des paroles. Si tu le manques, Corail, tu feras bien de ne jamais rentrer à Biskra... Tu connais les Khouans ? Ils suppriment le frère qui s'était vanté d'accomplir une mission au-dessus de ses forces. Va-t'en veiller sur ton dromadaire et mêle- toi aux gens d'escorte, dès qu'ils paraîtront sur la route.

Quand le nègre se fut retiré, la nocturne visiteuse entra dans la chambre, en jetant sur le dormeur un regard où il y avait encore delà crainte. Dans l'inquiétude qu'il ne se relevât à son approche, elle voulut se ménager une prompte retraite. Elle vint entre-baîller la porte qu'elle avait tout d'abord fermée. Sûre alors d'échapper quand il lui plairait, elle se pencha sur l'homme gisant ; elle le toucha de la main comme pour assurer son triomphe sur cette faiblesse, et elle parla :

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— Tu vois. . . je te tiens ! . . . Sais-tu que je te hais?. . . Je pourrais te tuer, à cette heure... J'aime mieux que tu vives ! . . . Ah ! tu as cru que tu allais me fuir ! . . . miA tu recommencerais ta vie, loin de moi... sans )emain, si je voulais, tu m'aimerais encore !... êve une autre vengeance... J'en veux a ton que tu es en train de refaire ! . . . Il est à Intends-tu?... pour que je le gâche... encore . pour que je le foule... sous mes pieds... si fantaisie, puisque tu n'as pas su m'aimer...

e suis malheureuse et que je te hais !

vait fini par se plaindre à haute voix, si dans son étrange « vocero », que, sur le seuil, it pas entendu un frémissement d'étoCTes, le 3r de la porte écartée, un pas d'enfant qui : le tapis.

e pour reprendre haleine, elle se relevait à les genoux, elle se trouva soudain devant le de femme, blanche, voilée, comme ellequi semblait sortie de terre. Un mouvement r la releva sur ses pieds. Et, séparées l'une ï par Éric endormi, les deux visiteuses nocconsidérèrent, incertaines de la réalité, leurs îs hésitantes sur le seuil des apparitions, mps, elles se toisèrent ainsi sans échanger le qui, entre elles, eût été vaine, car, pas leurs cœurs, leurs esprits ne pouvaient se Ire. Enfin, en vertu de la force de tendresse ntait en soi, la créature de bonté se décida à 3 djinn malfaisant. Vers la porte, maintenant iiverte, elle leva son bras tendu sous le voile, sèment, elle fit le geste qui chasse, t de haine était vaincu. La femme voilée

de noir se baissa encore. Elle fixa avec ses yeux qui poignardaient l'homme étendu sans défense. Puis, heurtant du regard Têtre de lumière à qui elle cédait dans une épouvante montée de ses lâclie*^ desseins, et de la surprise nocturne, elle sortit, sans regarder derrière soi, et se perdit dans l'ombre du chemin.

Ourida ne donna même pas un regard à cette fuite; mais, se penchant à son tour sur Eric assoupi, elle lui souflQa sur les yeux et sur la bouche, ainsi qu'en usent les mères, pour s'assurer du sommeil de leurs nourrissons.

n était trop brutalement terrassé par le narcoti(|uc que le miarchand de beignets avait eu la faiblesse de mêler à l'eau de la gargoulette, pour sentir la douceur de celte caresse et pour en être ranimé. Alors, la fillette jeta autour d'elle un regard inquiet. Elle aperçut la cruche encore placée à la portée du dormeur. Elle la renversa sur la terre dans un mouvement de mépris. Puis, s'agenouillant à son tour sur le tapis, elle souleva délicatement la tête d'Éric, l'appuya sur son bras.

Il dormait toujours de ce sommeil aux yeux entr'ouvertsqui, dans la stupeur des prostrations artificielles, donne au regard la pesanteur de la mort. Mais Ourida ne s'y trompa point. Elle tira de sa poitrine un de ces singuliers bijoux d'argent que les forgerons du Souf fabriquent pour la coquetterie des femmes et où elles enferment comme dans une bonbonnière, de précieuses amulettes. De ce « kébouch », Ourida sortit une petite pierre transparente qui avait l'apparence et l'éclat du camphre. Lentement, elle promena cette pierre mystérieuse sur les tempes et sur les lèvres de l'ofiicier ; puis, confiante dans la vertu de son antidote, elle

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commença d'éventer Tendormi avec un de ces légers drapeaux tissés en paille de palme, dont ceux du Sud ne se séparent point.

L'aurore apparaissait quand les paupières d'Eric se soulevèrent. Il fixa la gracieuse figure avec Tétonnement d'un homme qui croit passer des angoisses d'un cauchemar dans un sommeil plus heureux :

— Petite-Rose, murmura-t-il, c'est toi?... Je ne t'ai pas vue entrer... Mais l'autre... Elle est partie... Quelle autre?... Ah ! si tu savais de quel rêve mauvais je sors pour me retrouver ainsi, sous la fraîcheur de tes mains?...

— Mon ami, dit-elle, cette nuit, comme toutes les nuits de ta vie, tu as été veillé par ton ange blanc et par ton ange noir. Tu le sais, ils accompagnent tout homme, ils le suivent en chaque lieu. L'ange blanc est à droite, et il inscrit les bonnes actions sur son livre ; l'ange noir est à gauche, et il note avec avidité tout ce que tu as pu faire contre le bien*. Mais Dieu l'a permis : son écriture s'efiace d'elle-même si seulement, avant de t'endormir, tu élèves ton âme et si tu dis: « Mon Dieu, pardonnez-moi!... » Prie-tu, mon ami, le soir, avant de fermer les yeux?

— Non, dit Éric.

Elle le regarda avec un mélange d'épouvante et de tendresse qui lui remua l'âme :

— Au moins, dit-elle, tu crois bien que tout est écrit ?

I. En vertu de cette croyance un musulman ne crache jamais à droite de peur d'offenser le bon ange, fnais à gauche pour marquer son mépris au mauvais.

EN BASSOUR

Quelques heures plus tard, des femmes de nomades, remontant du Sud avec leurs enfants, leurs poules, les chiens et les chats de leur douar, entassés pêlemêle sur deux chameaux de bât, aperçurent, à quelques portées de fusil, sur la piste qui venait de Biskra, un dromadaire de course couronné d'un bassour luxueux, escorté d'un parti de cavaliers. Elles donnèrent Téveil à leurs maris qui cheminaient à pied derrière les bêtes de charge. Aussitôt ces guerriers, toujours sur le qui-vive, détachèrent les chiffons de laine qui enveloppaient k batterie de leurs fusils, et ils vérifièrent leurs amorces. Mais déjà, les cris joyeux des femmes les avaient rassurés. Le méhari qui s'en venait, balançant orgueilleusement ses sonailles et son bassour, drapé de ces couvertures à raies rouges et roses, merveilleusement voyantes, que les Sahariens nomment « haoulis », portait à Tabri des regards

indiscrets quelque riche fiancée, en route vers le douar de répoux.

Curieuses de saluer au passage une si belle dame, les pauvres mouquères poussèrent des cris de joie. Alors, le* méhari s'arrêta, et, dans Técartement des (( haoulis », les nomades virent paraître une jeune fille de pure race. Elle était si merveilleusement blanche, que ces femmes de plein air rirent d'étonnement. L'éclair superbe de leurs dents était, dans les figures brunes, aussi éclatant que les bijoux d'argent qui cliquetaient aux bras et sur les poitrines.

— Comment t'appelles-tu, s'écrièrent-elles de loin, toi qui t'achemines vers ton bonheur?

La jeune fille répondit :

— Je me nomme Ourida. Je vais vers l'époux que mon cœur a choisi. Puisse-t-il me donner des fils pareils aux vôtres.

Ces paroles étaient de bon augure et elles flattaient l'orgueil des mères : elles répondirent donc par de retentissants « You ! you ! » lancés d'un seul jet de leurs voix aiguës. Déjà les deux cortèges s'étaient dépassés et le nègre Corail qui courait d'un pas léger à côté du méhari d 'Ourida avait remis la monture à l'amble.

A gauche de la piste, sur les pentes harmonieusement dessinées de cette montagne que les gens du Zab Chergui ont nommé la Joue-Rouge, pour indiquer qu'elle reçoit la première le fard léger de l'aurore, le soleil commençait de se lever. Une clarté orangée illuminait par derrière l'écran lilas de la chaîne rocheuse. Devant la caravane, c'était l'horizon illimité de la mer, tacheté d'ombres légères qui étaient des carrés d'orge ou de blé, des tentes de nomades.

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surgies de terre comme des champignons, avec des silhouettes de chevaux entravés et des aboiements de chiens tout à Fentour.

La piste d'argile, légèrement rosée, se fendillait déjà comme une mosaïque, sous Tardeur des soleils de printemps. Ici et là, une touffe de jujubiers barrait la route au sable, formait une petite dune. Le méhari et les chevaux, une seconde arrêtés, franchissaient d'un saut les séguias qui, ainsi qu'un don de fécondité, roulent les eaux de TOued-Biskra vers les lointaines oasis.

Gomme El-Biod et Mansour avaient tout de suite manifesté l'un pour l'autre une redoutable jalousie, Ben-Titi laissait le lieutenant marcher tout seul près du méhari d'Ourida. Quant à lui, il se tenait à une centaine de pas en arrière, à la tête des douze goumiers qui formaient l'escorte. Le spahi faisait jouer entre les barres d'El-Biod le mors blanc d'écume. 11^ causait avec l'étalon, il s'efforçait de l'amadouer.

— Calme-toi ! lui disait- il. Mansour est un buveur d'air, mais tu demeures le premier pour moi. Ne sais-tu pas que ta sueur, tes poils, ton crottin, entreront, pour moi, dans la balance du bien, au Jour du Jugement ?

En parlant, il flattait l'étalon sur l'encolure, et la bête généreuse répondait par des hennissements.

Cependant, Ourida avait de nouveau écarté les (( haoulis » pour causer avec Éric qui chevauchait le visage levé vers elle. Les femmes du Sud sont profondément sensibles au plaisir de circuler en bassour dans la fraîcheur de l'aurore. D'autre part, le divertissement de voir Éric superbement déguisé dans sa défroque indigène aurait dû distraire la fillette de

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l'inquiétude qui la rongeait. Enfin, il n'y avait pas

apparence que le Cheikh-El-Arab eût connu la présence

de Sultan Abderrhaman à Biskra avant cette minute

rivalité de harem l'avait informé de la tra-

e Tounis. Six ou sept heures de nuit avaient

sultan de Tougourt pour prendre une avance

meilleurs cavaliers du Cheikh-El-Arab n'au-

3u regagner sur lui. Tout de même, Ourida

it. Elle ne s'en fiait pas à ses propres impres-

elle interrogeait Corail sur les traces de la

îsent, à gauche, quelque chose se levait comme lise, qui était Sidi-Okba. A droite, l'oasis d'Ouassombrissait la plaine pâle, comme un reflet ges en mer. De petits monticules de sable, lés de plantes rugueuses, tachetaient le sol ; orescences salines, magnésie et salpêtre, s'accuit dans les rides de la terre ; ils poudraient la )mme une gelée blanche, en frimas, montagnes plus proches entretenaient ici une té plus constante. Les tas de verdure croissaient eur, se rapprochaient. Ils finissaient par former de tamaris. Aujourd'hui détruit par la dent des , il s'élevait alors à quatre ou cinq mètres de ' ; il formait un repaire où pullulaient les sant les larrons ; les passants, qui n'étaient pas sûrs rs fusils, n'osaient se risquer dans ce maquis urs moutons et leurs chameaux, ïntrant dans ces verdures mal famées, Ourida s'empêcher de frissonner.

5i pourtant, dit-elle, Sultan Abderrhaman avait ici son destin? Cette région est fréquentée par j coupeurs de routes. Que deviendra Ourida, si,

tout à l'heure, elle se heurte au corps d'Âbderrhaman abandonné aux bétes? Il me semble que je vois Lala Aichouch se dresser sur la porte de Tougourt. Elle crie : « Où est mon fils ? »

Eric était un peu dépité que ses paroles eussent si peu de vertu pour rassurer la fillette. Il prenait, cependant, assez de plaisir dans ce tête-à-tête pour qu'il lui fût désagréable d'apercevoir le Goum de Biskra, à gauche du bois de tamaris.

Le « Père la Légion » l'avait fait partir dans la nuit. Pu plus loin que les ofiîcierg, qui commandaient à ces cavaliers de tribus, reconnurent leur camarade sous le burnous, ils se portèrent à sa rencontre dans une fantasia, égayée, pour le plaisir de faire parler la poudre, par quelques éclats de mousqueterie.

Les deux troupes réunies mirent pied à terre à Sâada, sur les bords de TOued-Djedi. Afin de tranquilliser Ourida, Éric interrogea les gens du Goum. Eux non plus n'avaient rien rencontré de suspect. On arriva à la chute du jour au pied de ce rocher de Keffeldor, qui domine les mirages des Chotts. De l'aurore au coucher du soleil, les bêtes surmenées avaient fourni tout près de quatre étapes. Éric avait tenu à mettre cette distance entre son premier campement et la poursuite toujours à craindre du Cheikh-El-Arab.

Tandis que les goumiers se disséminaient aux abords du camp pour dire isolément la prière du soir, il s'assit au revers de la dune, auprès d'Ourida. L'un après l'autre, il lui présenta ses compagnons de voyage.

La fillette, si hardie avec lui, reçut les compliments des trois ofiBciers avec une cérémonieuse pudeur. Elle échangea pourtant avec Larbi-Mamlouk un coup

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d'œil rapide qui trahissait d'anciennes intelligences. Elle sourit quand le lieutenant Auër, lui présenta le blond Van Boom, avec ce commentaire « lieutenant au Royal Pomme de Terre hollandais. »

— C'est toi, dit-elle au gros garçon, qui cherches dans le sable une petite bete pour l'envoyer dans ton pays à une femmes que tu aimes ?

— La « Julodis desorticola », de la famille des Buperstes, répondit le Hollandais avec un empressement candide. Mon oncle Van Boom afBrme que je dois la découvrir dans ce pays-ci, sur une plante qu'il appelle « le Limoniastrum ». J'ignore son nom arabe, mais il paraît qu'elle pousse en abondance dans la banlieue de Tougourt.

Ourida essaya vainement de répéter ces mots barbares. Puis, sérieusement, elle affirma :

— On n'a jamais entendu dire qu'un amoureux qui cherchait une fleur pour l'offrir à celle qu'il aimait, n'ait pas fini par la découvrir. Tu trouveras celle-ci sous les palmiers, ou dans la dune, dans le sel brillant du Chott, ou, plus sûrement encore, au bord de la Fontaine-des-Regrels. . .

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