‹ Gens de poudre: roman d'histoire et d'aventuresChapitre 52 sur 55 · BURNOUS BLANCS · texte numérisé non relu

BURNOUS BLANCS

Il était alors sept heures et demie du matin. La charge du capitaine de Courtivron avait culbuté le goum des nomades. Et maintenant, les fantassins de Selman étaient à découvert.

Pressé qu'il était de réduire les défenseurs du village de Meggarin à leurs seules forces, le commandant Marmier ordonna au capitaine Vindrios de tourner la moitié de ses tirailleurs vers la plaine et de fusiller Tennemi de flanc, tandis que les spahis le chargeraient. Pendant ce temps le sous-lieutenant Jouanneau tiendrait tête à Meggarin et il répondrait au feu du village avec les hommes qu'on lui laissait.

La manœuvre combinée de l'infanterie et de la cavalerie condamnait fatalement l'infanterie de Selman; aussi le commandant Marmier et son état-major s'attendaient à lui voir tourner le dos.

Elle poussa en avant.

Par centaines, les nomades sortaient de dessous les . La plaine, tout à Theure déblayée par la [es spahis, s'emplissait d'un immense fourmille drapeaux et de burnous blancs. De cette e, se dégageait une rumeur d'abord confuse.

>récisa vite, car les fantassins de Selman couîrs le plateau, au pas de charge. Alors on i le roulement des atabals et des derboukas X fanfares des flûtes, aux lointains cris de X des grondements rauques et gutturaux, [nmandant Marmier observait les mouvements ;mi avec sa lunette.

> arrivent!... murmura-t-il avec un sourire tion.

tissement en courut d'un bout à l'autre du

arrivent ! . . . Ils arrivent I

loureux de la mort ! . . . dit Éric au capitaine

sre lui, quelqu'un poussa un profond soupir.

)urna et vit Ben-Titi qui marmottait :

t-ce toi, dit-il brusquement, ou El-Biod qui es

►oussif?

»hi répondit avec gravité :

regarde venir mes frères et je dis : « Dieu en aide » !

itenant haussa les épaules, sent, la ligne de drapeaux s'ébranlait. On en avant et il semblait que la plaine, tout se fût couverte d'un vol de papillons blancs, ût très vite, tout droit. Soudain, cela n'avança

feu des carabines françaises avait commencé, îux côtés, on lançait la mort, aussi vite qu'on

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pouvait recharger les armes et presser les détentes. Le feu et les clameurs roulaient sur les deux lignes, bleus contre blancs, d'un côté comme de l'autre, on était ivre de tuer. Les tirailleurs avaient la supériorité des armes, les nomades, l'avantage du nombre. La fusillade du capitaine Vindrios les fauchait par compagnies entières; une ligne rigide se formait derrière la ligne entamée. Elle avançait d'un pas, tandis que les tirailleurs rechargeaient. Sous les balles des carabines Ménier, on la voyait s'arrêter, osciller. Elle n'était pas rompue, elle était anéantie. Et les vagues humaines continuaient de déferler après ces lames écroulées, comme si la réserve d'un océan eût été derrière elle. Cela dura une heure. Jamais les nomades ne purent s'approcher des lignes françaises, jamais ils ne se résignèrent à reculer jusqu'à Tougourt. La plaine s'étendait blanche de leurs cadavres étendus. A neuf heures, le champ de bataille était redevenu muet.

Du haut de la dune, Sclman regardait mourir les siens. Il avait fait planter à côté de lui sa bannière verte, face à Meggarin. Les nègres de sa « Deïra » l'entouraient en silence. Il attendit que le dernier rang des nomades fût tombé sur les genoux. Après cela il fallait choisir entre la fuite ou la mort. Il se décida pour la fuite.

L'enlèvement de la bannière du Sultan fut pour ceux de son parti le signal d'une déroute affreuse. Une foule de gens sans armes qui avaient suivi l'armée de Selman dans l'espoir de récolter du butin, se ruèrent à travers la plaine. Le goum du Cheikh-El- Arab rentra en scène pour achever la déroute. Le sabre dans les reins, il les poussa jusqu'au delà de la Sebkha. C'était la débandade d'un troupeau de moutons, les

; de la peur après les prodiges de rhéroïsme. )ugourt, le pont de Bab-El-Khodra était Tunique

qu'on eut ouverte, il s'efifondra sous le poids qui largeait. En un instant, le fossé d*El-Baar fut )lé d'agonisants. Les fuyards passèrent sur eux

rentrer dans la ville.

s habitants de Meggarin avaient assisté à ce itre du haut de leurs terrasses. Soit qu'ils désespént du pardon après leur trahison du matin ou 1 fanatique exaspéré les exaltât jusqu'à la mort, mblaient décidés à épuiser leurs cartouches. Le nandant Marmîer était partagé entre le désir lonner l'assaut et la crainte de faire inutilement acrer ses tirailleurs.

Rappelez-vous Zaatcha I répondait-il aux solliciis du capitaine Vindrios. On n'a vraiment pas le

de demander à ces pauvres gens, d'enlever une lie position de vive force, quand il suffit sans 3 d'un peu de patience pour en venir à bout. Si ment j'avais à ma disposition les deux obusîers îous avons laissés à M'Raier ! Les tirailleurs se raient soutenus et ils risqueraient l'assaut.

Il y a, dit Éric, un autre moyen de surexciter courage. Me permettez vous d'en user, mon comlant?

Essayez tout ce qu'il vous plaira, répondit le comlant Marmier, mais, s'il vous plaît, pas de folies... entrait dans le plan d'Éric de ne pas entendre erniers mots. Il jeta à Ben-Titi la bride de Man-

sauta à bas et courut à la tranchée des tirailleurs, r le remblai derrière lequel il tirait à plat ventre, giment du capitaine Vindrios avait dressé son îau. C'était un carré d'étoffe noire, bordé de

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rouge, avec une « main de Fatma » appliquée au milieu entre quatre croissants également de pourpre. Quelque marabout l'avait béni. Il devait procurer à ceux qui le défendaient le salut et la victoire.

Sans s* émouvoir des coups de feu qui partaient des terrasses. Éric roula ce lambeau d'étofife autour de la hampe. Puis, le balançant une seconde dans sa main comme un javelot :

— Au drapeau ! cria-t-il.

Un hurfcment effroyable lui répondit. Tous les tirailleurs étaient debout. Ils venaient de voir leur drapeau passer par-dessus leurs têtes, tomber dans le fossé de Meggarin.

Le sous-lieutenant Jouanneau accourut, affolé :

— Tu es fou? demanda-t-il.

— Je leur montre le chemin ! répondit Éric.

Et, s'élançant sur le remblai, il cria en arabe :

— Y a-t-il des hommes ici ?

Il ne sauta point si vite dans le fossé que le souslieutenant Jouanneau ne Teût devancé et n'eût relevé le drapeau. Du moins, après le formidable éclat de mousqueterie qui salua cette double prouesse, eut-il la satisfaction de constater qu'il était arrivé bon premier au pied des maisons de Meggarin et que son acte de décision déchaînait l'élan de l'assaut.

La plus grande partie de la fumée qui avait suivi cette décharge était restée suspendue au-dessus du village à la hauteur des palmiers. A travers cette vapeur bleuâtre, il aperçut devant lui la ruelle qui sans doute conduisait à la place Baba-Alali :

— A moi les enfants de la poudre 1 cria-t-il pour rallier les premiers tirailleurs qui venaient de s'arracher à la boue du fossé.

Un fracas épouvantable lui répondit. Dans l'espoir

d'écraser les assaillants sous les ruines, les gens de

Me^garin venaient de faire sauter leur koubba. Après

Is étaient à bout de munitions. Les défenseurs

rrasses descendirent dans les ruelles pour com-

corps à corps. La fumée se déchirait par lam-

EUe démasquait des pans de murs écroulés,

rasses en créneaux, des fenêtres étroites qui étaient

de meurtrières. Derrière chaque crevasse de

il y avait une figure farouche. Dans la ruelle, le

blanc se hérissait de sabres et de piques; des

1 lancées par les enfants et par les femmes grê-

des toits.

capitaine Vindrios fut atteint près de la tempe L de ces projectiles primitifs.

Un peu plusl... dit-il à Éric, en étanchant le ui coulait à flots de sa blessure... Je voulais er ces affolés à cause des enfants et des femmes. . . puisque tout le monde se met de la partie. . . ^este du capitaine coucha les fusils en joue. On idit qu'une explosion suivie de hurlements . Une seconde fois, Meggarin disparaissait dans dre.

tirailleurs n'attendirent point que le nuage fût pour se jeter en avant, baïonnette au canon.

Lssait d'écraser sous ses pieds la moisson qu'on de faucher, d'abattre ce qui se dressait encore, ut la dernière convulsion du village. Au moment tirailleurs débouchaient sur la place, un roulele tambour les arrêta.

Haïd de Meggarin apportait sur un plateau les Tnboliques de son village. Derrière lui, les plus 5 de l'oasis abaissaient un étendard raide de sang.

Et, des quatre coins de la place, une lamentation s'élevait, rythmant les sanglots des vaincus :

— Maîtres ! . . . Suspendez votre colère. . . Nous sommes vos serviteurs très soumis...

Tandis que la déroute des nomades s'achevait du côté de la plaine, on signala au commandant Marmier l'approche d'une troupe pacifique ; précédée de musiciens, encadrée de drapeaux verts, elle contournait l'oasis de Tougourt et s'avançait vers la piste du Sud-Est.

Le chef de la colonne fit appeler Larbi-Mamlouk :

— Je jurerais, dit-il à l'officier indigène, que voici un de tes cUents...

— En efiTet, répondit Mamlouk. Celui-ci est Si- Mohammed-El-Aïd, le successeur de S'Rir, le quatrième grand maître des Khouans Tidjanya, le marabout de la Zaouïa de Témacin.

— Et que pousse-t-il devant lui avec tant de pompe?

— Un (( cheval de gada )) . Il vous apporte, mon commandant, la soumission de sa confrérie.

Le don d'un « cheval de gada » ou « de conduite » est une tradition turque. Elle s'est perpétuée dans le Sud. L'étalon offert aux beys ou à leurs fieutenants, après une expédition contre les nomades, symbolisait aux yeux de tous la fin de la résistance. C'était la peuplade insurgée elle-même que le vainqueur mettait entre ses genoux, quand il montait sur ce cheval. A supposer que Selman conservât l'espoir de rallier les fuyards, de reformer son armée derrière la muraille de Tougourt, l'initiative du chef des Tidjanya ruinait cette chance suprême de salut.

Le commandant Marmier ne douta point qu'il n'y

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eut dans l'empressement du marabout de Témacin le ripsîr de faire pièce à ses concurrents du Nord, les abouts de Tolga. Si-Mohammed-El-Aïd soulignait lute du Cheikh-El-Arab, allié naturel des Khouans manya, et mettait en pleine lumière le bon vouloir siens ; mais il était de bonne politique de profiter ces rivalités, et aussi bien Taction religieuse de lohammed-El-Aïd se faisait-elle sentir dans les es à une distance où les colonnes françaises n'atteiient pas.

e cctfnmandant Marmier ordonna donc à Larbi— nlouk de se porter au-devant du Marabout pour îrtir que sa démarche serait favorablement ac— Uie et que le chef de la colonne le recevrait sur le mp de bataille.

i-Mohammed-El-Aïd était monté sur une mule iche que deux de ses vicaires tenaient par les [es. Un turban d'une hauteur prodigieuse coiffait 3te énorme. La blancheur de son haïck assombrissa figure où circulait une pinte de sang noir. Il t enveloppé dans un burnous bleu pâle, tirant sur lauve. Des galons et des boutons d*or ornaient à la ;e des manches fendues, sa petite veste verte et ette. Un mouchoir de soie aux tons changeants, iait à son côté.

[ descendit de sa mule avec beaucoup de majesté ; rtant l'inquiétude restait peinte sur son visage. Il demandait si le chef des roumis l'obligerait au er de la cuisse. Il se rasséréna en voyant le comidant Marmier sauter à bas de sa monture et faire levant de lui un pas d'accueil.

- Nous sommes Tidjanya, dit-il, en portant ses fts à ses lèvres, après avoir serré la main du com-

mandant, afin de montrer à tous que son cœur était d'accord avec ses paroles. Le jour de ma naissance, mon père m'a fait avaler des dattes qu'il avait mâchées comme en usait le Prophète avec les enfants de Médine. J'ai compris dès le premier jour que Dieu voulait donner aux Français l'Algérie et tous les pays qui en dépendent. J'ai donc ordonné à mes frères de ne point faire parler la poudre. Je leur ai montré qu'en vous appelant. Dieu avait dessein de les délivrer d'oppresseurs qui ne connaissaient d'autre règle que la violence. Continuez de suivre le chemin de la justice et de la sagesse où vous êtes engagés. Le bien de tous fructifiera par vous. Alors nos cœurs vous seront fidèles, car le Droit suit le Droit et tout ce qui vient de Dieu doit être respecté.

Le commandant Marmier répondit d'une voix forte :

— Les paroles que tu viens de prononcer, Si- Mohammed-El-Aïd, honorent ta sagesse. Je les rapporterai à mes chefs qui, sans doute, tiendront à te donner un gage de leur satisfaction. Que puis-je faire, en attendant, pour te prouver ma bienveillance?

— Accepte, répondit le Marabout, l'invitation que je t'apporte. Demain, tu entreras dans Tougourt. Tu feras coucher tes serviteurs à la place où Selman a rêvé ta destruction. Pousse le jour suivant jusqu'à ma Zaouïa de Témacin. Viens-t'en partager avec moi le pain et le sel. Alors, jusqu'au fond du désert, les nomades sauront que tu as voulu nouer amitié avec ceux qui prient au nom de Si-Ahmed-Ben-Salem-et-Tidjani.

Et, levant les yeux vers le ciel, le Marabout murmura la première phrase du « Diker » de son ordre :

(( — mon Dieu, répands tes grâces sur notre Seigneur Mohammed... Il a ouvert ce qui était fermé...

» — ... Il a clos ce qui était commencé... continua ilouk.

Il a fait triompher la vérité par la vérité ! les vicaires qui tenaient la mule en bride. » ;outaient, les yeux baissés, dans un respecce :

ma promesse, dit le commandant Marmier

sa main.

bout la porta à son front, naît que la journée était finie et déjà le nt Marmier avait rédigé son bulletin de iiand on vint l'avertir qu'une cinquantaine

s'était réfugiés avec leur drapeau et leur ans un jadin de Meggarin dit « Berbit ». traient décidés à y vendre leur vie.

Qandant haussa les épaules :

:-il quelqu'un ici, demanda-t-il, à ses oflBle soit pas encore las de tuer ?

répondit Van Boom, en s'avançant d'un itique, la main droite élevée à la hauteur

mandant le considéra avec une nuance

ait, dit-il, où étiez-vous, lieutenant Van

lant qu'on sabrait du nomade ? Je ne vous

}\x de la matinée !

adais répondit en rougissant :

is fait une mauvaise chute, mon comman-

la tête... La faute de mon cheval... Il

s'enterrer vivant !...

le commandant riposta :

^ez-vous donc, lieutenant Van Boom, de 1er ces forcenés. Tout le monde aujour-

d'hui a gagné son petit coin de bataille, excepté vous. Vos camarades ne vous disputeront pas cette fiche de consolation.

Cette fois, Van Boom était pourpre de contentement, n salua encore et se dirigea vers le goum afin de faire monter deux pelotons à cheval. Éric et Auër l'avaient suivi pour le plaisir.

La dernière épave de Tarmée de Selman se composait d'une poignée de Trouds. Ils s'étaient fortifiés dans un carrefour de l'oasis avec des palmiers abattus à la hâte. Au centre de cette redoute improvisée, ils avaient élevé sur une aire la musique nègre qui jadis précédait le Sultan dans ses fantasias.

A la vue des goumiers qui cernaient le carrefour par trois avenues à la fois, les Trouds donnèrent l'éveil à leur musique. Elle attendait le signal. L'orchestre guerrier éclata comme un coup de tonnerre.

Les musiciens, assis au centre de l'aire, étaient superposés en trois cercles. En bas, les batteurs de tarrs, de timbales, de bendaïrs, de dofs et de derboukas. Au second rang, les joueurs de flûte, gosbas en roseaux, khiatas aiguës comme des musettes. Au-dessus de ces deux étages, se dressait le chef d'orchestre. C'était un Soudanais gigantesque, complètement nu; il frappait à tour de bras, avec un os de mouton, ce tambour formidable que l'on nomme « atambor » et que les tribus ne font résonner que dans les jours noirs.

— Parbleu ! dit Éric, en mettant la main sur ses sourcils : c'est notre ami Corail qui bat cette grosse caisse! J'avais toujours dit que lui et moi, nous nous retrouverions!... Je ne le savais pas si musicien.

Tout prêts à se servir de leurs armes, les goumiers

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i avaient arrêté les chevaux. Les Trouds ïnant à belle portée. Ils virent ce qui se Is ils n'interrompirent ni leurs chants ni

Pas un fusil ne s'abaissa derrière la haie ils semblaient aussi tranquilles que dans nent de noces.

était déconcerté par cette indifiPérence.

ident-ils donc ?

i parier, dit Éric, qu'ils ménagent leur ir reste une charge ou deux dans leurs Is prétendent nous fusiller à bout portant, eux pourtant pas les saluer d'ici ! reprit

dit Éric, ils font de la bien mauvaise

able ! dit Van Boom, anda le feu.

imée fut abattue, l'aire parut dépeuplée, aient haché la broussaille et, de leurs miers voyaient les Trouds qui gisaient à figure écrasée sur leurs fusils, étage des musiciens avait été fauché

lit, fit Éric, que la symphonie a baissé

vous ! cria Van Boom.

t plus sur l'aire que le Soudanais et six tes. Ces nègres lâchèrent leurs instruidissant sur l'estrade, ils se mirent à sau- 3erdue. L'un d'eux avait ramassé un fusil il le brandissait dans une mimique terlait de l'épilepsie de cabanon et du rut

31 Tifl^-.i-:n^

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de fauve ; au-dessus de ce délire, le tambour de Corail continuait de ronfler.

— Qîiels cavaliers seuls ! . . . s'écria Éric avec une admiration sincère. On ne fait pas mieux

— Ni même à Biskra ! répondit Auër.

qui se met à danser le ventre... Quell( Quel coup de rein... C'est à dégoûter Nayls !

Van Boom cria encore :

— Vous rendez-vous !... Vous ne pas ! . . . Feu 1

Quand le voile blanc s'efElocha, tout 1 sur Taire. La salve avait produit son effe milieu d'un monceau de cadavres Corail r

Il regarda fixement ses adversaires.

— Rends-toi donc ! dit Éric, en lui me à l'épaule.

Sous les coups automatiques de l'os « l'atambor » résonnait toujours. Mais fini d'entendre et ses yeux se troublaien mèrent. Ses genoux fléchirent, il s'écroula Alors on vit que dans la dernière déchar l'avait traversé de part en part.

Auër repoussa du pied le tambour qi sur l'aire. Il dit avec un éclat de rire :

— Ces négros ! En voilà un qui était cinq minutes... Il continuait de battre sa

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