M. ADOLPHE GUYARD
Liséen, — ne pas confondre avec lycéen, — est ici synonyme de rosier. Nanterre est enfoncé.
Après tant de bienfaits, vous croyez peut-être que leur auteur allait prendre un instant de repos? Ah bien oui ! Vous ne le connaissez guère. Quand il s'agit de Frotey, M. Guyard ne connaît plus de bornes. — Que Vesoul y prenne garde I — Sa dignité de chef-lieu, déjà pauvrement soutenue, me paraît menacée parles projets envahisseurs de la commune modèle qui comportent encore la fondation :
io D'une Académie morale ;
20 D'une banque de prêts sur l'honneur;
3° D'un petit palais, dit Palais de la Fraternité , renfermant à la fois un hôpital , un pavillon de convalescents, un pavillon d'orphelins, une salle d'asile, un pavillon d'invalides du travail et de vieillards,, un pavillon d'hospitalité ;
4° D'un prix de propreté;
5° D'un prix pour la meilleure mère de famille ;
6° D'un prix de respect pour les nids de petits oiseaux.
Si nous ajoutons à cette énumération l'entreprise d'une loterie pour la construction d'une église , d'une maison modèle pour le logement d'une famille de manouvriers, et d'une plantation d'arbres fruitiers sur les terrains de la commune, nous croyons avoir oublié peu de choses.
Et maintenant le lecteur sait aussi bien que nous à quoi s'en tenir sur les embellissements à l'ordre du jour en la commune de Frotey. Quant à ceux
M. A DDI.C II 1. GUYAR l).
que lui réserve encore 1* iniii^i n;i ti< >n féconde de M. (iuvard. Dieu seul eu connaît le nombre.
Pour tout cela, il a fallu de l'argent, et l'argent Ml venu, gfcâce à l'entrain, a l'éloquence et a l'originalité du promoteur de l'entreprise. 11 a employé tous les moyens connus et inconnus pour arriver ,i tins. 11 a tait bénir son œu\ re par l'éveque de Versailles, bien que Krotev ne soit pas précisément dans le ressort du diocèse; -- il a tait taire par NI. de Lamartine le don de ses laineuses (Jùirro
complètes. Appuyé par la plume des journalistes
parisiens, il a recrute extra Krotev des auxiliaires magnifiques. L'Europe, le monde même, sont envahis par ce conquérant de souscriptions, et les bonnes gens de Krotev voient, tout ébahis, venir a leur aide âe&grOJ messieurs tels que Mirza Hussein, consul général de Perse à Kr/croum , et Sandou-
I dayar, propriétaire hindou. L'Angleterre et la
Russie donnent aussi la main à l'émancipation tn>léenne, en les personnes de M"1, 'Thompson , pr<>prietaire a (iarditl, et de M"" la générale Sbokelew . femme du général commandant l'escorte d'honneur de l'empereur de Russie. Enfin, Ahd-el-kadcr s'
busse taire protecteur de i'oSUVfC de T'rotey-le/.- \ esoul.
(le mouvement international amène déjà d'au: projets en la tète de M. (iu\ard. il pensç encore,
l'insatiable, a une salle de concerts. .i un théâtre,
a des promenoirs couverts, >» un éclairage au
l;i/. a un tribunal de prud'l -, .i un pn\