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CANDIDAT HUMAIN

ADOLPHE BERTRON

Français,

Pour constituer un Etat Humain, c'est-à-dire un gouvernement parfait et digne d'être appelé l'Empire du genre Humain : — que faut-il ?... Il faut que la femme ait toujours, d'une année d'avance, un budget Humain, pour elle et ses enfants, seule garantie de leur dignité et de leur inviolabilité!...

Qu'est-ce donc , allez-vous me demander, qu'un budget Humain ?... C'est tout. — C'est l'abolition de toutes les tyrannies de ce monde; — moins la tyrannie de la femme. — Eh bien, quand nt>us n'aurons que la tyrannie de notre mère à subir, — serons-nous loin d'un État de Bonheur Parfait ?

Electeurs,

Ma candidature n'a d'autre but que de tenir de vous, de votre souveraineté toute-puissante, un mandat pour indiquer, comme Législateur, les Voies et Moyens, — qui sont le résul-

M . k D OL P H 1 i OH.

tat de quarante ans d'étude dans les diverses professions <juc j'ai tant aimées et i|uc j'aime encore à exercer.

ADOLPHE il R i RON,

Ancien négociant, ancien manufacturier, ancien magistrat, propriétaire, agronome et cultivateur,

C \Mni) v! Hum wn.

Paris, 5 mai i858L

Il ne sera pas distribué de Bulletins aux sections.

Cette autre circulaire s/adresse aill électeurs de

Maine-et-Loire. Je la tiens pour la plus précieuse. en raison de l'autobiographie qu'on va lire :

ÉLECTEURS El ING1 \

Conçu dans l'une des maisons de négoce de mon père, en

la ville d'Angers, le 9 juin i8o3, jour «.le la fête du Dieu des chrétiens; né à La Flèche, dans le \icu\ château de cette ville, sur le Loir, le 5 mars 1 s. > ( Hc . Mes père, mère, mes lieux paternels et maternels sont originaires du département de Maine-et-Loire, dans lequel j'ai des propriétés. L'un de mes aïeux figure sur l'un des tableaux du Muséum, présentant les

de la ville à Henri IV. et avant été le député de r villc aux États de Bloîs, en i.^;;.

Elève de l'Ecole militaire de La Flèche, des collèges d'An-

du Mans, de Précigné et de plusieurs pensionnats, entre autres.de celui de M. hel.iroche . professeur de rhétorique,

maison du Musée, mes jours de congé, je les ai passes dans la charmante lamille de notre br.i\e camarade Camille Desva rannes, avec les excellentes amies de ma uure. M"*' GaUl et ehe/ nos bons parents Lemasson , que nous aVODI tant Biméea et pie nous aimons tOU JOUIS, etc.

Dès mon enfance et toujours, je n'ai pu suiur, m \

infliger une injustice a mes camarades, s.uis ternir;

aussi .h ic préféré conserver ma dignité intacte, a l'instruction

IJ4 W- ADOLPHE BERTRON.

de professeurs trop souvent inhumains. Voici le seul motif de mes mutations de maisons d'instruction.

« A six ans, je me suis battu en duel pour conserver à une jeune fille, d'un pauvre officier tué sous les drapeaux, sa réputation, qu'un élève artilleur allait compromettre.

« Aujourd'hui , mon expérience, acquise par un travail et une théorie très-variés, et par mes observations dans mes voyages, est grande. Je vous avoue que je ne sais où existe ce que je ne connais pas; je ne pense pas même que rien de ce qui intéresse l'humanité me soit étranger.

« J'ai été et je suis encore producteur, cultivateur, arboriculteur, etc., ex-fabricant, c'est-à-dire transformateur de matières premières, ex-négociant, financier. Ayant été dix ans magistrat, et commissaire expert du gouvernement, en 1846 j'ai refusé la croix de la Légion d'honneur; je ne suis pas étranger à l'administration, votant chaque année le budget de deux communes du département de la Seine, comme l'un des plus imposés, et je possède, en définitif, je dois le dire, pour faire taire les inhumains, des connaissances générales.

<( Je viens au nom de mon expérience, et comme Angevin . vous demander un mandat de confiance, celui de vous représenter au Corps législatif; vous déclarant qu'en vous faisant cette demande, ce n'est que pour devenir et être réellement le législateur du Genre Humain, fonctions que personne n'a encore occupées, et que je saurai remplir dignement, c'est-à-dire comme un véritable et brave Français et Angevin.

«Aucune religion, ni aucun gouvernement n'ont fait ce qu'il aurait fallu faire: unir les nations... abolir les guerres et faire de notre globe un vrai paradis. Avec l'humanité toute entière que ne peut-on pas faire ! Laisser le genre humain divisé, c'est une grave erreur, — c'est mal, — c'est donc ce qu'il ne faut pas; c'est pour cela que je continue à prendre la qualification de candidat humain, voulant unir toutes les nationalités, toutes les sociétés, toutes les familles, tous les individus entre eux : aussi, n'ai-je jamais voulu consentir à m'enchaîner ni religieusement, ni dynastiquement, ni politiquement. Voici peut-être un des motifs pour lesquels je n'ai

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