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I48 LE GÉNÉRAL MAREY-MONGE

il voulait se défaire, lui avait traîtreusement ouvert le ventre d'un coup de sabre , sans que le malheureux ait pu apercevoir le mouvement du bras. Il n'en fallait pas plus pour amener la recherche d'une arme capable de satisfaire à ces conditions. Voici, à peu près, la formule d'a'près laquelle il fit exécuter son desiderata : •

« Lame droite, fourreau en bois complètement ouvert du côté du tranchant de la lame et terminé par une pointe en métal, destinée à loger la pointe en renforçant le fourreau. La poignée en métal a sous son quillon une partie annulaire dans laquelle s'engage le haut du fourreau. »

Voici maintenant quelle était la manière de s'en servir : — « Ayant le sabre à la ceinture, à l'orientale, prendre de la main gauche la barbe de son visà-vis pour lui donner l'accolade , selon le mode de Joas; tirer doucement de la main droite la lame dont le bout se dégage en même temps , allonger vivement le bras et.... ouvrir l'abdomen.... »

Par un contraste frappant , ce grand sabreur cachait sous son extérieur glacial un cœur d'or. Il adorait les enfants. Aussi, grâce à lui, tous les enfants de troupe des cinq ou six régiments en garnison dans sa résidence jouissaient chaque année, pendant quinze jours, de la félicité la plus pure. C'était pendant la première quinzaine de mai, — époque où une foire annuelle faisait affluer les baladins à Metz. Aux approches de ce temps-là , il faisait venir un capitaine , lui remettait une somme

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