‹ GenséricChapitre 108 sur 266 · Ibid., 305 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., 305 et suiv

3. Marins Aventicensis,C/i?wi., a. 4b6,l(Af. G., A. A., t. XI,p.232):— C/ironica gallica, n» 628 (M. G., A. A.,[- IX, p. 66i). Suivant cette chronique, Majorien était, au moment de la mort d'Avitus, « comes domesticorum ».

4 V( Levatusest imp. d. n. Majorianus Icald. April. in miliario vi in campo ad columellas. » (Fasti vindob.priores,n'' 583, a. 4o7; édit. Mommsen, M. G., A. A., t. IX, p. 303).

La date du l"-- avril paraît inadmissible, car, le 11 janvier 458, Majorien notifie au sénat son avènement à l'Empire comme une chose toute récente « Imperatorem me factum cognoscite » [Majoriani nov., tit. i, « De ortu imperii divi Majoriani A., Dat. m, id. .lan. Ravenna, Majoriano A. I. COS.»: Haenel, pp. 291-294). D'autre part, cette pièce est datée de Ravenne, le III des ides de janvier (11 janv.), Majorien Aug. consul pour la première fois, et il y est dit que Majorien était Auguste avant d'être consul. On sait que les empereurs ne manquaient jamais de prendre le consulat l'année d'après leur avènement, et Sidoine Apollinaire affirme également que Majorien était Auguste avant d'être consul (Carme?i v, 5 et 6). Il est donc certain qu'il fut fait empereur avant le X"' janvier 458. et que le 11 janvier, date de la lettre au Sénat, son avènement était tout récent, de sorte qu'il faut qu'il ait été élevé à l'Empire vers la fin de l'année 457 ('rillemont. Majorien, noie 1 ; Empereurs, t. yi, p. 634).

LA GUliRRE COiNTRE LEMl'lRE ISl

por Fannéo, api'ès avoir été élu par le Sénat \ et Sidoino Apollinaii-e, dans un panég-yi-ique prononcé à Lyon avant la (in de rann(''(' i.j8, le nouvel empereur étant encore consul, dit (|ue l'Empire lui fut donné par le peuple, le Sénat, l'armée et son collègue, l'empereur d'Orient '.

Le consentement unanime de tous les oixlres de l'Etat se trouva justifié par les qualités éminentes du nouvel élu qui, dit Procope, adoi'é de ses sujets, redouté de ses ennemis, a surpassé, dans toutes les vertus, tous les princes qui ont régné avant lui sur les Romains •-. Dès les premiers jours de son règne, il adressa de Ravenne au Sénat, pour lui notifier son avènement \ le rescrit suivant cjui, mieux que tous l(\s éloges de son panégyriste, légitime son élévation.

« Votre choix. Pères Conscrits, et l'acclamation de la tivs vaillante armée m'ont fait Empereur. Puisse la divinité nous èti'c propice et dir-iger les événements de notre règne à votre avantage, à l'avantage du bien public. Quant à moi, je n'ai point sollicité l'Empire, mais je me suis soumis à y être élevé, pour ne pas me refuser par une égoïste ingratitude à cette tâche que m'impose la république, pour laquelle je suis né. Nous avons aussi, au jour fixé, élevé les faisceaux du consulat que nous avons pi-is heureusement, pour que la présente année, pendant laquelle se développera noti'e Empire naissant, soit désignée par notre nom. Aidez le prince que vous avez créé, partagez les devoirs que vous l'obligez à remplir, et puissent nos efforts réunis faire le bonheur d'un Empire que je reçois de vos mains. Soyez assurés que sous noire règne la justice sera en hoimeur; les vertus seront

\. Majoriani nov., tit. i (llaeiicl, [j. iOl).

2. Sid. ApoU., Carwen.v,. 38G (P.L.. t. LVIIf, p. 670 ; — J/. «., yl. .4., t. VIll, p. 197); — Idace, Chron., n» 185; — Marcellinus cornes, Chron., a. 457; — Cassiodore, Chron., n» 1268, a. 457 {M. C, A. A., t. XI, pp. 30, 87, 157).

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