Cod. Theod. XVI, vi, ii ; Ilaenel, p
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\(i(|urr (le iioiiN elles el lerrihles r(''\(iliil iuiis, aw les doiiiitislos ('liiienl, (liiiis letii- paxs, plus iioinbi'eiix (|iie les catholi(|iios. La loi (le Gratieii (''taiî iiii j^'a^'e el une pr'omcssc (l(iini(''s aux calhuliciueSj nue menace conlre les héi'étiqiics, |)lul('tl (|u"un (ii'dre innn(''(lial de pers('MMiti(in ' . Si les seliisuia(i(|ues u eurent jxtinl à ei'aindre diMre innn(''(lialeni('nt j)()ui'suivis el expulsi's de l(iu>> ('«^lises et des lieux où ils s'assemblaient, ils ne jouirent |)lus (|ue dtuie lolérance iu(»nientan(''e et d'inie possession j)r(''('aire, sans droit jxiur se défendi-e en justice coiiti-e les revendications de leurs adversaires. L'appi-éhension d'une persécution prochaine devait donc au<j,iiientei' leui* désir do soustraire leur pays à lautoi-ité de renipereiu'. Les événements leui- de\iiu-enl l)ientôt laNorables.
Vers la fin de 387 ou en 388, au moment d'enti-ei- en lutte avec Théodose, ])roclamé empereui- en 37'.), Maxime, qui a\ait nsui'pé l'Empire en Occident, préoccupé de tirer aide et secours des barbares ■', poussa l'imprudence juscju'à li\rer l'Afi'ique à Gildon, le frère de Firmus. Quand plus tard, après le meurtre de Valentinien II, Arbogast éleva Eugène au ti'ùne en Occident, Théodose maria une fille de Gildon, jiommée Salvina. à .\él)ride, ne^•eu de l'impératrice. Il comp-
1. La nécessité d'agir avec ménagements, dans un pays à peine pacifié, suffit à faire comprendre pourquoi Flavianus agit contre les donatistes avec si peu de zèle que saint Augustin pouvait le représenter comme ayant été l'homme de leur parti. « Vos Flaviano quondam vicario, partis vestrse homini, quia legibus serviens, nocentes quos invenerat occidebat, non communicastis. » [Ep. lxxxvii ; Migne, P. L., t. XXXIII, p. 300). Saint Augustin n'entend point dire qu'il y avait eu autrefois un vicaire nommé Flavien qui était donatiste, comme le croit Tillemont (notes sur Gratien. n. xii : Empereurs, t. Y, pp. 714-715), il dit uniquement qu'il avait été l'homme desdonatistes. tant il les avait ménagés. Virius Nichoniachus Flavianus était païen (Fallu de Lessert, Fastes des prov. afric, t. II, p. 202; — Edouard Cuq, addition à Borghesi, Prœfecti Praelorio, Œuvres, t. X, pp. 4.o8 460, oo3. 567). Mais point n'est besoin d'expliquer par ce fait une modération que les circonstances imposaient à un fonctionnaire prudent.
•2. Socrate. Hist. écoles., \, 14 (Migne, P. (i., t. LXVII, p. 600).
tait, pai' cello alliance, inoltiv Gildon dans ses intéi'éts et l(> décider à coniiiattre Eimène. Mais Gildon demenra neuti'e, attendant r(n"(''nenient de la guerre pour se dé(d;trer du parti du ^■ain(|ueur '.
La bataille livrée près d'Aquilée, dans la vallée du l'Vigidus, fît de Théodose le seul maître du monde romain. Mais il eut à peine le tem|3S d'établi i' son autorité dans les provinces occidentales. Atteint d'liv(ir(>pisie, il mourut le 17 jan\ier3Uo, moins de cin([ mois après sa victoire ". 11 partagea 1 Empire entre ses deux fils; il domia l'Orient à Arcadius, l'Occident à Honorius. Arcadius a\ait di.\-luiit ans; Honorîus, né le '.) septemjjre 384, n'avait pas encore di.\ ans et demi, mais d''puis l'année 393, il avait ét<'' créé Auguste. Théodose, en mourant, le confia à Stilicon, l'un de ses généi'aux. Stilicon gouverna donc l'Occident, tandis (\uo prévalaient en Orient les volontés des ministres d'Ai'cadius, Mutin d'alxjrd, Eutro[)e ensuite, Cjuand Rufin eut été massacré à Gonstantinople, dès le mois de novembre 3*.);).
Gildon, \'oyant l'Empire^ de nou\'eau partagé, conçut Tespoir de se maintenir parles ruses (jui lui a^'aient réussi jus- (pi'aloi's, 11 fit dabord sémillant d(^ i-econnaître l'autorité d'Honorius, mais ne cessa point d'intriguer à Gonstantinople ' ; il excita lambition d'Arcadius, lui oilî-ant de le reconnaître pour sou\'erain de l'Afrique. Son but était de créer une cause de discorde entre les deux frères et de conserver, grâce à leur rivalité, le pouvoir et l'indépendance que les guei-res civiles lui avaient permis de s'arroger '. Voyant la cour de Gonstantinople faA'orable à ses projets, il n'hésita plus et se
\. Glaudifii, De bello r/ildonico, vers :24(j et suiv. (édit. Birt, M. (1., A. .1 , I. X. p. 63).
1'. Socratc, Ilist. eccles., v, 2o, 2G (Migne, l'. G., l. LXVII. pp. G.jO-Co5) ; — Sozomène, Hisf. eccles., vu, 29 (Mignc, P. (i.. \. LXVIL p. liieT).
3. Claudien, De bello gildon ico, vers 2o6(édil. birt. M. G., A. A., t. X, p. 63i.
4. Claudien, De bello gildonico, vers 283 et suiv., {M. G., A. A., t. X, p. 64.
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révoltii (liiiis 1 iUituiiiiic (le l'iDiiKM' 'V.)7'. I)("'S les |)cciiiiccs mois (le 1 iiiiiK'c siii\iiiil(', il lïil \;iiii(Mi |)iir un cucps de Ir'ôiipos (le ciiH] mille lioinnios, iij)]);in'iiim('iit liivs de la Gaule et placés sous les oi-dres de sou |)ro[)i'e frère Maseezel '. Gildou ])ai'\iiit à échapper à la jjoiicsuitc de ses euueuiis, à afteiudi'c la inci' et à sVinhar(|ii('r. Il coinplail sans doute tfouNCi'un rcfngv daus les Etats dArcadiiis. Le \cnl cdntr-air'e le rejeta sur la côte (["Afrique à Tliabraca (Tabarca . Il y fut pris et s"étraugla ])Our échap[)('r au supplice ''. La prospérité enfla Maseezel et le i-endit insolent, sni\aut l'expression d'Orose V II ni(''ditait sans doute de reprendre à son tour le rôle que ses deux frères a\ aient essayé de jouer. Slilicon se débarrassa de lui. Il ra\ait rappelé en Italie ; lui joui- qu ils s'en allaient ensenil)le liors de la \\\\v, de Milan pi-obahlement ■\. il oi'doiuia à son escorte de le jeter dans la ri\ière au passa g'e dini pont '^.
Pendant dix ans Gild<»n était demeuré maître en Afrique'.
1. Pallu de Lessert, Fastes des provinces africaines, t. II, p. 2a9.
2. Pour la révolte de Gildon et sa défaite, voir Revue des quest. lùst.. (Janv. 1903) t. LXXVII, pp. 21-27.
3. Orose, llisl.. vu. 36 (Migne, P. L., t. XXXI, p. 1157); — Zcsime, v. 11 [G. S. H. B., ]). 261); — Marcellinus cornes, Chron., ann. 398 (édit. Mommsen. M. (i., A. A., t. XI, pp. 65-66).