Idace, loc. cit
qu'une localité fortifiée, située à treize mille d'Astorga, qui réussit à repousser leurs attaques, en leur infligeant de grandes pertes ^
Il y a lieu de croire que Tiiéoderic, jusqu'alors ennemi de Genséric, fit alliance avec les Vandales contre ]Majorien, car, dans le courant de l'année 458, des ambassadeurs des Goths et des Vandales allèrent vers les Suèves pour les porter à faire la paix avec Théoderic et à s'unir à lui ". Après la mort de Réchiaire, les restes des Suèves avaient élu un nouveau roi, nommé Maldras, qu'une partie d'entre eux avait abandonné bientôt pour suivre un chef du nom de Framtano^. Celui-ci étant mort, entre Pâques et la Pentecôte, en l'année 4o8 % tous les Suèves s'étaient réunis sous les ordres de Maldras, et avaient pillé la partie de la Galice riveraine du Douro^ En 459 probablement, ils pillèrent également la Lusitanie % que Maldras avait déjà ravagée à l'époque où il ne commandait qu'à une partie de sa nation ^
Cependant, fidèle à ses promesses, Majorien s'appliquait à restaurer* l'ordre dans l'Etat, à réparer autant qu'il était en son pouvoir les désastres que Rome et les provinces avaient subis. Toute une série de lois atteste son zèle pour le soulagement des peuples et la prospérité de l'Empire ^ Plusieurs de ces lois ne sont point indifférentes à notre sujet, car elles font voir l'état de l'Occident, qui le rendait incapal^le d'un grand effort et faisait ainsi la sécurité des Vandales. L'ne constitution, datée de Ravenne, le 10 mars 458, est une preuve
1. Idace, Chron., n» 186, a. 457 (M. G., A. A., t. XI, p. 30). ■2. Idace, Chron., n. 192, a. 458 {M. G., A. A., t. XI, p. 31)
3. Idace, Chron., 18i, 188 {M. G.. A. A., t. XI, pp. 29 et 30).