Lorbeus (Tissot, o. c, t. II, p
3. Victor Vit., De persecut. vandal, ii, y (P. L.. t. LVIII, p. 210). Cf. L'Occident ù l'époque byzantine, pp. 194-195.
4. Tefassed (Stéphane Gsell. Tipasa, ville île la Maurétanie Césarienne : Mélanges de l'École franiaise de Rome. t. XIV, 1894, pp. 291-450 et pi. v- IX : — Tissot, 0. c, t. II, p. 387).
Victor de Vite spécifie que la ville de Tipasa, dont il s'agit, était en Maurétanie. Il y avait en Numidie une autre ville de ce nom (Tifech) dont l'évêque Rusticus figure dans la Notitia Africae [P. L., t. LVIII, p. 271, et Ruinart, /l?i;(o/(;//o?ie* in Notiliani Africae; Ibid., p. 305, n. 6o; — Morcclli, Africa Christiana, t. I, p. 327; — C. I. L., t. VIII, pars, i, p. 487).
la cité se mit en mer et alla chercher un refuge en Espagne, sur la côte la plus prochaine. Il ne resta que très peu de personnes, qui n'avaient point trouvé moyen de s'embarquer. L'évèque arien chercha à les gagner à sa secte, d'abord par des caresses, puis par des menaces. Inébranlablement fidèles au Seigneur, non seulement ils se moquèrent des sollicitations de cet hérétique, mais ils se mirent à s'assembler dans une maison et à y célébrer pubhquement les divins mystères. L'évèque en eut connaissance, et expédia contre eux un rapport secret à Carthage; le roi, très irrité de leur résistance, envoya un comte, avec ordre de rassembler tout ce qu'il restait d'habitants dans cette localité, et de faire couper, en plein forum, à ceux qui avaient enfreint son édit la main droite et la langue jusqu'à la racine; ce qui fut fait. Mais par une intervention du Saint-Esprit, ces confesseurs parlèrent et parlent encore comme avant leur supplice. Que si quelqu'un ne ^'eut point me croire, qu'il aille maintenant à Constantinople, et il y tI■ou^■era l'un d'eux, le sous-diacre Reparatus, qui parle parfaitement bien, sans aucune altération. 11 est tenu en grande ^•énération dans le palais de l'empereur Zenon, et l'impératrice, plus que tout autre, le vénère avec un profond respect ' . »
Cette mer\eille si extraordinaire, suivant l'expression d'un historien ecclésiastique ■, est attestée par le texte d'une constitution de Justinien qui dit en propres termes : « Xous avons vu ces hommes vénérables à qui on a\ait coupé la langue jusqu'à la racine et (|ui, chose mer^•eilleuse, avaient consei'vé la parole \ » Le comte Marcellin affii-me, dans sa chronique, qu'il avait lui-même vu à Byzance quelques-uns de ces saints hommes qui avaient la main droite amputée et la langue
1. Victor Vit., De persecul. vandal, v, 6 ( /'. L., t. LVIII. i). 2i5).
2. Tilleniont, Mémoires, t. XVI. p. 579. Cf. Sti'i)!!. GselK o. c, p. 319.